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samedi 31 janvier 2015

Tribunal de Commerce de Kinshasa/Gombe :l’exécution de l’arrêt du dossier RCA 30.311 traine


Dans son prononcé du 26 décembre dernier, la Cour d'Appel de Kinshasa /Gombe siégeant au second degré a rendu un arrêt condamnant la société de télécommunications Vodacom Congo Sprl  de payer le dommage et intérêt à l'artiste congolais, Charly Kadima dans l'affaire qui l'opposait à cette firme sud africaine au sujet de projet Miss Vodacom dont Kadima est l'auteur de cette œuvre littéraire et artistique.  
Puisque la Cour d'Appel de Kinshasa /Gombe  n'a pas le greffe d'exécution, présentement, le dossier se trouve au greffe s'exécution du Tribunal de commerce depuis le 14 janvier 2015 pour l'exécution de l'arrêt RCA 30.311.
Statuant à nouveau et faisant ce qu'aurait du faire le premier juge, la Cour d'Appel de Kinshasa/Gombe a tout en condamnant Vodacom Congo de payer le dommage et Intérêt a reconnu également l'artiste congolais, Charly Kadima comme  l'auteur de l'œuvre littéraire et artistique « vodamiss sous titrée »élection miss vodacom genre d'exploitation élection miss via sms ».
Depuis que la Cour d'Appel de Kinshasa/Gombe a rendu son arrêt suivie  de signification de payer de greffe d'exécution du tribunal de commerce de Kinshasa/Gombe RH190/138 du 14 janvier 2015 signifié à Vodacom, le délai de Huit jours a largement dépassé.
C'est ainsi que des réactions sortent de partout pour exiger le greffe d'exécution du Tribunal de Commerce de Kinshasa/Gombe de procéder dans l'immédiat à l'exécution de l'arrêt de la Cour d'Appel de Kinshasa /Gombe sur ce dossier.
« Le président du Tribunal de Commerce de Kinshasa/Gombe a du pain sur la planche afin de veillez à ce que le greffe d'exécution de sa juridiction fasse son travail car, la force de la justice ne réside pas seulement dans le rendu des jugements et arrêts, mais c'est dans  ces exécutions »,a dit un avocat proche du dossier.
 
Contexte particulier
Dans ce contexte, certains observateurs pensent déjà à une certaine manœuvre entretenue au niveau de la Justice, pour tirer les choses en longueur en vue d'empêcher l'exécution de l'arrêt de la Cour d'Appel.
Devant les instances judiciaires au premier, tout comme au second degré, Charly Kadima réclame toujours ses droits car le projet Miss Vodacom, dont il affirme être le concepteur, est une œuvre littéraire et artistique.
Les juges Bolingo, Luvangu et Nsimba, qui dans leur arrêt définitif prononcé le 26 décembre dernier ont confirmé que Charly Kadima est bel et bien l'auteur du projet Miss Vodacom.
Au terme d'un entretien avec la presse le samedi dernier, Charly Kadima reste confiant en la justice congolaise et invite les hommes des médias à prendre patience car, la justice fera son travail. Bien qu'il soit confiant, Kadima Charly appelle la presse à faire son travail, pour apporter la lumière à l'opinion.
Ce feuilleton judiciaire est connu de tous, même le premier président de la Cour Suprême de Justice (CSJ) qui est aussi le président du Conseil Supérieur de la Magistrature(CSM) a été plusieurs fois saisi sur cette affaire par Charly Kadima.
Cette affaire est un dossier qui concerne le droit d'auteur d'un artiste congolais opposé à une société de télécommunications sud-africaine.
 
Godé Kalonji 
 
  

Un sujet nigérian traduit son ancien avocat en justice pour imputations dommageables


Le feuilleton judiciaire opposant l'avocat Idrissa Shabani wa Shabid à son ancien client Ernest Ifeanyi devant le Tribunal de Paix de Pont Kasa-Vubu est loin de se clôturer.
Les propos tenus  par Me Idrissa Shabani wa Shabid au cours d'une audience accusant son ancien client d'avoir l'habitude « d'acheter la conscience des Magistrats ».  Propos qui, selon Me Didier Dimina, avocat d'Ernest Ifeanyi ont énervé énervent la déontologie des avocats et ont souillé l'image et l'honneur de son client.
« Madame la présidente, pourquoi de changement des chambres et de composition à tout moment dans cette affaire. Le comportement du président de la juridiction nous pousse à suspecter le tribunal, Ernest, sujet nigérian a l'habitude d'acheter la conscience de Magistrats », a déclaré Me Idrissa Shabani au cours d'une audience publique.
Emmanuel Cole Adu, président de FBCP et membre du Collectif des ONGDH de la RDC se dit choquer par les propos de Me Idrissa. Ces propos selon lui, discréditent toute la communauté nigériane en RDC alors que tel n'est pas le cas.
Pire, Me Idrissa Shabani a, au cours de cette audience publique, demandé aux juges siégeant dans cette affaire d'être vigilants.
A l'époque ,l'opinion se posait la question de savoir s'il est vraiment permis un tel écart des langages de la part d'un avocat qui ne manque pas de prester selon la déontologie du métier ?
C'est ainsi qu'Ernest Ifeanyi Muadjaku a porté plainte contre son ancien avocat pour imputation dommageable suite à ces déclarations faites au cours d'une audience publique au tribunal de Paix du Pont Kasa vubu. Ce dossier est inscrit au RP .11.092/5.
Au cours de l'audience publique du vendredi 30 janvier 2015, les avocats du sujet nigérian Ernest Ifeanyi ont montré devant les juges, les motivations qui les ont poussés à porter plainte contre cet avocat.
Ces déclarations tonitruantes risquent de le desservir surtout qu'il a défendu plusieurs fois ce sujet nigérian dans plusieurs affaires.
En mettant en exergue les moyens de son ancien client, il méconnait son apport dans ce qu'il soutient avoir fait gagner pour le compte de M. Ernest Ifeanyi.
Me Idrissa Shabani a lui-même soutenu haut et fort devant le Tripaix de pont Kasa-Vubu au cours de l'audience publique du jeudi 10 avril 2014 que c'est l'argent de son ancien client qui lui a fait gagner le procès .
Si tel est le cas, il se pose un problème sur les honoraires de plus de 16.8OO dollars qu'il exige à son ancien client alors que lui-même en sait quelque chose sur la performance de ce dernier.
L'un des avocats d'Ernest Ifeanyi, Me Charlène Yangazo Bukasa a traité de très dangereux les propos tenus par son confrère, Me Idrissa Shabani .D'après  Charlène Yangazo, la déontologie de leur profession oblige à un avocat de garder les secrets de son client quel que soit le problème ; il en est de même des médecins vis-à-vis de leurs malades et même des magistrats pour ne citer que ceux-ci, vis-à-vis de leurs justiciables.
 
Manœuvre
Se basant sur la décision N°010/BRKG/CO/2015 du 10 janvier 2015 portant réglementation de l'exercice de la profession d'avocat dans le ressort du Barreau près de la Cour d'Appel de Kinshasa/Gombe par les avocats provenant des autres Barreaux, Me Idrissa Shabani a sollicité une remise de trois semaines ,pour permettre à ses avocats de se conformer à cette décision du Conseil de l'ordre des Avocats de la RDC. Surtout que ses avocats sont du Barreau de Bandundu.
L'article 1er de cette décision stipule que «  sans préjudice du respect et de la réaffirmation du principe de la libre circulation, de la liberté d'exercice de la profession d'avocat à travers le territoire national en particulier et à travers tout le pays en général, il est dorénavant exigé à tout avocat d'un Barreau autre que ceux de Kinshasa, avant de poser tout acte professionnel dans le ressort du Barreau près de la Cour d'Appel de Kinshasa/Gombe, de se faire délivrer l'attestation de visite du Bâtonnier moyennant certaines conditions. »
Il s'agit entre autres, la présentation de la carte nationale d'avocat en cours de validité ou la carte de son Barreau d'origine, accompagnée d'une attestation professionnelle récente, indication des coordonnées du Cabinet d'appartenance dans son ressort d'origine, indication  des coordonnées du cabinet de domiciliation dans le ressort de Kinshasa, indication des renseignements spécifiques sur l'affaire qui justifie son séjour professionnel dans le ressort du Barreau de Kinshasa/Gombe.
 
 
Pour rappel, Me Idrissa Shabani Wa Shabid avait initié une citation directe contre son ancien client, Ernest Ifeanyi pour menaces de mort, imputations dommageables, faux en écriture et et usage de faux. Menaces qui seraient proférées soit par téléphone, soit par personnes interposées sans en apporter nullement de preuves.
En effet, Me Shabani soutient que son ancien client lui est redevable d'une somme de 8.500 dollars américains représentant le solde restant dû à des honoraires définitifs lui demandés dans les affaires enrôlées sous RPE 081 et RPE 11988 devant le tribunal de Commerce et la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe.
 
Godé Kalonji
 

jeudi 29 janvier 2015

RDC : peu de progrès dans l’application de l’Accord Cadre


Depuis la défaite du M23, très peu de progrès ont été accomplis dans la mise en œuvre de l'« Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région » (également connu sous le nom d'« Accord-cadre »), signé par 11 pays africains en février 2013, sous les auspices du Secrétaire général de l'ONU, note Human Rights Watch(HRW) dans un rapport.
Le gouvernement congolais a adopté une loi d'amnistie en février pour les faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques commis entre 2006 et 2013. L'amnistie ne s'applique pas aux crimes internationaux et atteintes aux droits humains graves, note HRW.
Au mois de juillet, le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a nommé un diplomate algérien, Saïd Djinnit, au poste d'Envoyé spécial des Nations Unies pour la région des Grands Lacs. Il succède ainsi à l'ancienne Présidente irlandaise, Mary Robinson. L'Envoyé spécial américain Russ Feingold continue de jouer un rôle important en exhortant les pays de la région à tenir leurs engagements en vertu de l'Accord-cadre.
Beaucoup reste à faire
Fin 2013 soufflait un vent d'optimisme en République démocratique du Congo, où l'on espérait que la violence armée et les attaques contre les civils diminueraient dans l'Est du pays suite à la défaite du groupe armé du M23, responsable d'abus, et à la reddition de combattants d'autres groupes armés qui s'en était suivie. Mais en 2014, le gouvernement n'a guère tiré parti des opportunités qui s'offraient à lui pour améliorer la sécurité des civils dans l'Est du pays, note Human Rights Watch (HRW) dans son rapport mondial sur la situation des droits de l'homme. Au chapitre de la RDC, l'Ongdh américaine estime que beaucoup reste à faire en matière des droits de l'homme. Dans son rapport mondial rendu public le jeudi, l'Ongdh américaine a dressée un tableau sombre des différentes violations des droits de l'homme en RDC durant 2014 du coté de Kinshasa, groupes armés come M23 , Adf Nalu….

En effet, le M23, dont les combattants ont perpétré des crimes de guerre à grande échelle pendant les 19 mois de rébellion, ont été vaincus en novembre 2013 suite aux pressions internationales exercées sur les sources rwandaises de soutien à ce groupe armé, ainsi qu'au déploiement d'une « brigade d'intervention » onusienne chargée de mener des offensives contre les groupes armés et de renforcer la MONUSCO, la mission de maintien de la paix en RD Congo. Plusieurs milliers de combattants d'autres groupes armés se sont rendus dans les semaines qui ont suivi. Mais le gouvernement n'a pas poursuivi sa mise en œuvre d'un nouveau programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) destiné aux anciens combattants, et peu de mesures ont été prises pour traduire en justice les dirigeants du M23 et d'autres groupes armés impliqués dans les exactions, signale HRW.

HRW s'inquiète  par le fait que les groupes armés restant actifs, leurs combattants continuant d'assujettir les civils à une grande brutalité. Les forces de sécurité gouvernementales ont elles aussi font subir de graves exactions aux populations civiles, signale l'Ongdh.

Les anciens combattants délaissés par l'État

Dans son rapport mondial , chapitre RDC, HRW revient sur plus d'une centaine d'anciens combattants issus de différents groupes armés de l'Est de la RD Congo, leurs épouses et leurs enfants sont morts de faim et de maladie à Kotakoli, un camp militaire situé dans une région reculée de la province de l'Équateur, les agents du gouvernement ne leur ayant pas fourni une nourriture et des soins sanitaires adaptés.
Les conditions ont également été difficiles pour les anciens combattants dans l'Est du pays. Après la défaite du M23, plusieurs milliers de combattants issus de plus d'une vingtaine de groupes armés se sont rendus
Les plans relatifs au nouveau programme « DDR III » du gouvernement ont été finalisés en juin, mais sa mise en œuvre a été retardée alors que les discussions se poursuivent entre membres du gouvernement, bailleurs de fonds et la MONUSCO concernant le mode de financement du programme.

St/Exactions commises par les forces de sécurité

HRW est revenu sur l'« Opération Likofi »  lancée en novembre 2013 afin d'éliminer les membres de gangs connus sous le nom de « kuluna » des rues de la ville.
Lors de cette opération, souligne HRW, la police a exécuté de manière extrajudiciaire au moins 51 jeunes hommes et garçons et provoqué la disparition forcée de 33 autres. Pendant la nuit, la police a extirpé certaines des victimes de leur domicile et les a tuées par balles avant d'emmener leurs dépouilles.
En octobre et novembre 2013, alors que l'armée gagnait des territoires de l'Est de la RD Congo précédemment contrôlés par le M23, des militaires ont violé au moins 41 femmes et fillettes. Dans le territoire de Rutshuru, des soldats et des agents du renseignement ont arrêté plusieurs personnes de manière arbitraire, les accusant de soutenir le M23 et les contraignant à verser de l'argent pour leur libération, signale HRW dans son rapport.
Intolérance politique
Les tensions d'ordre politique se sont accrues alors que s'élevaient dans tout le pays des protestations contre une proposition d'amendement de la constitution congolaise devant permettre au Président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat. À plusieurs reprises, les autorités ont bloqué les activités de Vital Kamerhe, président de l'un des principaux partis d'opposition congolais, l'Union pour la Nation congolaise (UNC).
Lors d'un rassemblement de l'opposition à Bukavu en février, au moins 25 civils ont été blessés alors que la police passait à tabac des manifestants et lançait des bombes lacrymogènes et des balles réelles en direction de la foule. En septembre, lors d'une manifestation à Goma, six manifestants et plusieurs étudiants qui assistaient à la scène ont été blessés lorsque la police a tiré des bombes lacrymogènes et tabassé des partisans de l'opposition.
Justice et obligation de rendre des comptes
Un avant-projet de loi congolais visant l'instauration de chambres spécialisées mixtes pour entendre les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis en RD Congo depuis les années 1990 a été adopté par le Conseil des ministres le 22 avril et présenté à l'Assemblée nationale le 2 mai. Ces chambres bénéficieraient dans un premier temps de la présence de personnels non congolais. Invoquant des erreurs techniques, les députés ont déclaré le texte non recevable le 8 mai. Des agents du gouvernement ont affirmé qu'ils rectifieraient les erreurs techniques avant de représenter l'avant-projet devant le parlement.
Un an après les viols massifs d'au moins 76 femmes et fillettes par des soldats dans la ville de Minova et les environs, un procès s'est ouvert le 20 novembre 2013 devant une Cour opérationnelle militaire congolaise pour juger 39 soldats, dont cinq officiers haut gradés, accusés de crimes de guerre et d'autres délits. Le verdict a été rendu le 5 mai : seuls deux soldats de bas échelon ont été condamnés pour viol.
Peu après la tenue à Londres, en juin 2014, du Sommet mondial pour mettre fin aux violences sexuelles dans les conflits, le Président Kabila a nommé Jeannine Mabunda Lioko au poste de conseillère du chef de l'État en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement des enfants en RD Congo. En août, le gouvernement congolais a lancé un plan d'action exhaustif pour lutter contre les violences sexuelles commises par les soldats.
Godé Kalonji
 

Kasai Oriental : CTB octroie 19 motos aux PRODAKOR


Dans le cadre de la coopération belgo-congolaise, les programmes de développement agricole et de désenclavement au Kasai Oriental (PRODAKOR-PRODEKOR) ont remis 19 motos au ministère provincial de l'Agriculture et du Développement rural.
En effet, les PRODAKOR et PRODEKOR sont deux programmes de la Coopération belge mis en œuvre par la CTB (Agence belge de développement).
La cérémonie de remise officielle de ces engins a eu lieu jeudi 22 janvier 2015 au gouvernorat de province en présence du gouverneur Alphonse Ngoy Kasanji qui a présidée personnellement  la manifestation.
Entouré de quelques membres du gouvernement provincial dont le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, le gouverneur de province a reçu les clés des motos de la main du coordonnateur provincial intérimaire des programmes CTB, Stanis Matia.
Le don de la Coopération belge est destiné à six inspecteurs territoriaux de l'Agriculture, huit inspecteurs territoriaux du Développement rural et cinq ONG chargées de la vulgarisation agricole auprès des exploitants familiaux et œuvrant dans les six territoires ciblés par le PRODAKOR et le PRODEKOR. Il s'agit de Kamiji, Lupatapata, Lwilu, Miabi, Ngandajika et Tshilenge.
D'une valeur globale de 76 000 Euros (soit plus de 86 000 Dollars américains), cette dotation s'inscrit dans le cadre de l'accompagnement et du renforcement des capacités des services publics impliqués dans la mise en œuvre des programmes de la Coopération belge exécutés par la CTB.
L'objectif poursuivi est de faciliter la mobilité aux acteurs étatiques et non étatiques ayant la charge d'encadrer les opérateurs du secteur agricole et du développement rural. Cela a pour finalité la réduction de la pauvreté notamment par l'augmentation de la production agricole.
Dans son discours de circonstance, le Gouverneur de province a recommandé l'appropriation des actions de la CTB par les institutions publiques locales, différents acteurs de la société civile et la population en général afin d'en pérenniser les acquis. L'autorité provinciale a réitéré son engagement personnel à accompagner les activités de la CTB pour qu'elles produisent des résultats durables au bénéfice de la population est-kasaïenne.
Godé Kalonji
 
 

Manifestations à Kinshasa et en provinces :Ottawa déplore les pertes en vies humaines


L'Ambassade du Canada à Kinshasa regrette les violences survenues en République démocratique du Congo en date du 19 au 23 janvier 2015 lors de l'examen de la loi électorale au Parlement. Ottawa déplore les pertes en vie humaine et exprime ses sincères condoléances aux familles des victimes.
Dans un communiqué, l'Ambassade du Canada à Kinshasa se réjouit de l'issue et salue la sagesse de la décision du Parlement congolais d'adopter une loi qui répond aux aspirations de la population et permet ainsi de renforcer la confiance publique dans le processus démocratique.
Ottawa rappelle sa disponibilité à soutenir un processus électoral crédible, transparent et pacifique en République démocratique du Congo et appelle les parties à collaborer à cette fin dans le respect des institutions et de la Constitution.
Godé Kalonji
 

mercredi 28 janvier 2015

La Monusco dément le départ précipité du général Abdallah Wafy et de Moustapha Soumaré


Le premier occupera une fonction prestigieuse à New York au siège de l'Onu et le second est nommé il y a un mois au poste du Représentant spécial adjoint de Ban Ki Moon au Sud Soudan
 
Depuis Goma, chef lieu de la province du Nord Kivu où il se trouve, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Martin Kobler a démenti carrément les informations faisant état de départ précipité de la Mission du général Abdallah Wafy et de Moustapha Soumaré, pour les propos peu diplomatiques tenus par rapport aux événements qui ont secoué le pays du 19 au 23 janvier courant.
Le chef de la Monusco a qualifié ses informations mensongères de la salade, mais il a précisé que le général Abdallah wafy qui, après avoir travaillé pendant six ans au sein de la Monusco est appelé à occuper d'autres fonctions à New York, siège des Nations Unies.
S'agissant du malien, Moustapha Soumaré, Martin Kobler a indiqué que le coordonateur humanitaire des Nations Unies en RDC a été nommé il y a un mois comme le Représentant spécial adjoint du SG des Nations Unies au Sud Soudan en charge des questions politiques.
Selon un communiqué de presse rendu public par le Bureau du porte-parole de Ban Ki Moon, Moustapha Soumaré succèdera à Raisedon Zenenga, du Zimbabwe, qui sera quant à lui nommé Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour la Mission d'assistance des Nations Unies en Somalie (ONUSOM).
Fort d'une grande expérience en matière de paix, de développement et de leadership, Moustapha Soumaré, actuellement le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) quitte la RDC après avoir accompli sa mission avec professionnalisme. Il quitte Kinshasa en février prochain.
Il était également Coordonnateur résident, Coordonnateur de l'action humanitaire et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), un poste qu'il occupe depuis octobre de 2012.
 
Affaire Francis Kalombo : non de la Monusco
Profitant de répondre aux questions posées par un confrère de CCTV sur la probable assistance de la Monusco à Francis Kalombo, pour lui permettre de quitter le pays. Le général Abdallah Wafy a dit non. La Monusco n'a pas transporté qui que soit dans ses avions », a-t-il tancé.
Proche de Moïse Katumbi, gouverneur du Katanga, le député élu de la Funa est  depuis, victime des insultes et quolibets de la part des communicateurs de la Majorité présidentielle qui l'identifient comme un  » traître ».
A Kinshasa, les rumeurs circulent que l'ex homme  de confiance de JKK se serait refugié aux installations de la Monusco quelques heures après la rencontre de l'Opposition la semaine dernière, avant de prendre un avion onusien pour l'Ouganda, destination Europe. D'où le démenti catégorique d'Abdallah Wafy hier depuis Goma, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco.
Godé Kalonji
 
 
 

Près de 59 enfants séparés des groupes armés dans l’Est de la RDC


Pendant la période  du 19 au 27 janvier, 59 enfants ont été victimes de conflits dans les provinces du Katanga, Orientale, Nord et du Sud-Kivu. Six filles ont été violées par les parties au conflit, à savoir Mayi-Mayi Morgan, PNC et FARDC.
 
Trois de ces auteurs ont été arrêtés. Cinquante-trois enfants ont été séparés des groupes armés, y compris des Mayi-Mayi Rahiya Mutomboki, Mayi-Mayi Morgan, Mayi-Mayi UPCP (Union des Patriotes Congolais pour la Paix) et des FDLR.
 
La MONUSCO à travers sa division de protection de l'enfant a dialogué avec plusieurs groupes armés, y compris le FRPI, pour les encourager à remettre les enfants dans leurs rangs.
 
Dans le cadre de la campagne nationale "Plus Jamais de Kadogo" sur le territoire de la RDC, la Section Protection de l'Enfant de MONUSCO exhorte les groupes armés à libérer leurs enfants, afin qu'ils puissent commencer une vie normale, aller à l'école, apprendre un métier et laisser derrière eux, la brousse et les crimes commis au nom de commandants de groupes armés. Ce sont des enfants, pas des soldats.
 
Six enfants précédemment associés aux groupes armés, ont été libérés de la détention des FARDC à Beni.
 
La Section Protection de l'Enfant de la MONUSCO tient à rappeler aux services de sécurité de respecter la "Loi
Portant Protection de l'Enfant" de 2009, qui stipule clairement que les enfants associés aux groupes armés sont victimes de leurs recruteurs en premier lieu, et avoir droit à la réadaptation, au regroupement familial et à la réinsertion dans la vie normale.
 
Le 21 janvier dernier, des séances de sensibilisation ont été menées avec les leaders communautaires à Mambasa, en Province Orientale, pour les engager à aider à mettre fin au phénomène des enfants utilisés dans les mines.
 
La tendance générale est que les enfants vont aux sites miniers pour vendre des articles et sont recrutés par le groupe Mayi-Mayi Morgan, qui effectue fréquemment des attaques contre ces sites. Les filles sont souvent enlevées et utilisées comme esclaves sexuelles et les garçons sont obligés de transporter des objets pillés.
La Section Protection de l'Enfant de la MONUSCO exhorte les groupes armés à cesser immédiatement l'utilisation d'enfants pour ces pratique
 
Godé Kalonji

Le PNUD appui la tenue de la deuxième édition du Festival Amani


Dans le cadre de l'appui à la consolidation de la paix et de la cohabitation pacifique entre les peuples de la région de Grands Lacs, le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), apporte son appui à la deuxième édition du Festival Amani qui sera organisé à de Goma du 13 au 15 février 2015.
 
En effet, l'appui du PNUD consiste à faciliter le déplacement des artistes musiciens et autres acteurs vers Goma, pour leur participation à cet évènement régional, a explique la responsable de communication de cette agence Onusienne.
 
Au cours du Festival « Amani », poursuit elle, le PNUD et ses partenaires sur le terrain auront l'occasion de renforcer leur visibilité en mettant en valeur leurs activités orientées vers la formation professionnelle des femmes et des jeunes ; les activités d'autonomisation des femmes vulnérables, les projets d'appui à un environnement durable, ainsi que les activités de soutien à l'accès à la justice.
 
Le Festival Amani (« paix » en Swahili) est un évènement culturel, de musique et de danse qui vise à la  promotion de la paix et la réconciliation dans la région des Grands Lacs.
 
Il a été initié en 2014 par le Foyer Culturel de Goma, avec son promoteur Eric Lamotte. L'objectif était de rassembler les peuples et les artistes de la région afin de « danser pour changer » et de « chanter pour la paix » pendant trois jours.
 
La première édition du festival a eu lieu les 14, 15 et 16 février 2014 à Goma, dans l'Est de la RDC. Avec 25.000 festivaliers, 500 volontaires et 21 artistes ou groupes d'artistes, l'évènement a été un très grand succès.
 
Le PNUD tient à soutenir cette deuxième édition qui aura autant de succès, surtout en cette période où la RDC a vraiment besoin de cette paix.
 
Godé Kalonji
 

Le dialogue est inévitable


Les participants  se sont décidés de se mettre d'accord pour aller aux élections transparentes et apaisées en 2016 conformément à la Résolution 2098 et l'Accord Cadre d'Addis Abebas
Les lampions du Forum national sur  les droits de l'homme, la gouvernance, paix, sécurité et élections  organisé par les organisations de la société civile de la RDC œuvrant dans les thématiques Droits de l'homme,  élections, gouvernance et la sécurité en partenariat avec The National Endowment for Democracy (Ned), Eci, Osisa, Ndi, Easter Congo Initaitive, Iri se sont éteints hier mercredi 28 janvier 2015 à l'hôtel Venus, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.
Au terme de ces assises de deux jours, les participants venant des institutions politiques et des organisations de la société civile ont fait un état de lieux de la situation politique du pays. Ils ont tous conclu que le contexte politique actuel exige un dialogue franc entre les acteurs clés en vue de dégager un consensus pour débattre sur les élections à venir.
Pour eux, il faut rendre le processus électoral crédible, juste, transparent, apaisé et participatif en RDC ;ce qui amènera la stabilité en RDC et dans les pays des Grands lacs.
Ainsi, un appel pressant a été lancé au président Joseph Kabila à veillez au respect de la constitution. Il a été demandé au Parlement d'avoir une vision commune sur l'avenir du peuple congolais.  L'Assemblée nationale et Sénat sont priés d'instruire au gouvernement de doter la commission électorale nationale Indépendance (CENI) des moyens financiers afin de permettre à cette institution citoyenne d'organiser le cycle électoral 2013 et 2016 dans le respect du délai constitution en vigueur.
Dans une série de recommandations, les participants à ce forum national  sur  les droits de l'homme, la gouvernance, paix, sécurité et élections  en RDC  qui était  un espace de rapprochement, d'échange , de réflexion et d'ouverture réciproque des acteurs clés impliqués dans la gouvernance , paix ,la sécurisation et l'organisation des élections  ont appelé le gouvernement à libérer sans condition l'activiste des droits de l'homme , Christopher Ngoy Mutamba ainsi que d'autres prisonniers d'opinion.
Touchés par les événements malheureux qui ont secoué Kinshasa et d'autres provinces du pays entre le 19, 20,21 ,22,23 janvier 2015, les participants au forum national sur  les droits de l'homme, la gouvernance, paix, sécurité et élections  organisé par les organisations de la société civile de la RDC œuvrant dans les thématiques Droits de l'homme,  élections, gouvernance et la sécurité ont appelé à la mise sur pied d'une commission d'enquête indépendante pour faire la lumière sur ces événements en vue d'établir les responsabilités.
Kinshasa est prié de rétablir les signaux des médias dont CKTV, Rtce, RFI …. Et les réseaux sociaux. Ainsi, il doit veillez au respect de l'indépendance de la magistrature, pour faire avancer la démocratie et l'Etat de droit en RDC.
Pression sur la CENI
Les élections à venir constitueront une des pièces maitresse du dialogue national entre les acteurs clés en vue de sortir le pays de la crise née des scrutins de triste mémoire du 28 novembre 2011 qui, selon les participants ont contribué graduellement non seulement à rompre le consensus politique établi à Sun City entre les acteurs politiques, mais surtout à briser l'élan du dialogue et fissurer le fragile tissu de cohésion nationale. C'est pourquoi, les participants à ce rencontre d'une importance capitale ont appelé la Ceni à publier dans un bref temps le calendrier global des élections en tenant compte du respect du délai constitutionnel.
Comme acteur important de la société, les acteurs de la société civile sont priés de mettre sur pied un cadre permanant du dialogue entre les dirigeants et la population.
S'agissant du dialogue national tant souhaité, la Société civile compte jouer un rôle de premier plan en vue de contacter toutes les parties, pour la tenue effective du dialogue.
L'objectif de cette rencontre dont les participants proviennent des composantes de la société civile en majorité, les opérateurs économiques tant de la majorité que de l'opposition, les représentants des institutions dont les assemblées provinciales, gouvernements provinciaux, Ceni, Csac … les représentants de la police, de l'armée et des services de sécurité sans oublier les partenaires techniques et financiers est de réfléchir ensemble pour voir comment mener à ce que le processus électoral de 2016 soit apaisé contrairement aux troubles et tensions enregistrées pendant et après les élections de 2006 et de 2011.
Impressions
D'après les termes de référence de ce forum qui s'est clôturé hier, celui-ci était un cadre ,pour discuter avec lucidité les défis et enjeux majeurs du processus électoral en les mettant en lien avec les questions de droits de l'homme, gouvernance, paix et sécurité en vue de se concerter autour d'un agenda réaliste et des actions stratégiques à engager pour les élections consensuelles, crédibles, démocratiques et apaisées.
 
Ainsi, six grandes présentations faites durant les deux jours de ce forum national ont suscité les débats en mettant sur la table les différentes questions pratiques de discussion avec des pistes de solution qui vont  servir un caneva ,pour la tenue imminente d'un dialogue national inclusif entre les acteurs clés en vue de sortir le pays du chao né des scrutins de 2011.  Ce dialogue national tant souhaité pourra éventuellement servir de squelettes à la construction d'alternatives acceptables par tous pour un processus électoral apaisé en 2016.
D'après Médard Mulangala Lwakabuanga, ce forum national était une continuité du sommet USA Afrique tenu en Aout dernier à Washington grâce à Ned, les délégués de la RDC  s'étaient mises d'accord pour aller aux élections apaisées, crédibles, transparentes en tenant compte des recommandations de la Résolution 2098 des Nations Unies et de l'Accord Cadre d'Addis Abebas.
« L »alternance politique au pouvoir reste un atout majeur pour la culture de la démocratie en RDC », a déclaré Me Baupol Mupemba à l'issue de ce forum. Pour Mme Marie Lukusa, une des participantes à ce forum national, ces assises est d'une importance capitale parce qu'il a permis à réunir les forces politiques et les acteurs de la société civile en vue d'un atterrissage en douceur par le dialogue national entre les acteurs clés , pour faire baisser la tension.
« Il est important de reconnaitre que le problème démocratique, plus particulièrement électoral en RDC se pose en termes de celui d'une part de l'alternance politique et du respect du délai constitutionnel quant à l'organisation des différentes élections, d'autre part », a déclaré Gérard Bisambu, secrétaire exécutif de AETA dans son discours d'orientation.
Pour les participants, l'impératif de la tenue des élections apaisées, transparentes et crédibles en 2016 est conditionné par la tenue d'un dialogue national pour trouver un consensus sur les scrutins.
Godé Kalonji
 
 

mardi 27 janvier 2015

Coupure des signaux des médias : JED dénonce la « prise en otage » de la liberté de l’information par L. Mende


Journaliste en danger (JED) condamne avec véhémence la furie des autorités de la République Démocratique du Congo, responsables des multiples restrictions imposées aux médias nationaux et internationaux depuis plusieurs jours, et ayant culminé par la coupure méchante des signaux d'émission de Canal Kin Télévision (CKTV), de Radio Télévision Catholique Elikya (RTCE), le brouillage du signal de Radio France Internationale, la coupure de la connexion Internet ainsi que la suspension du service de messagerie téléphonique (SMS) à Kinshasa, capitale de la RDC, et dans les provinces, privant ainsi des milliers des personnes de leur droit à l'information et à la communication.
Pour JED, cette escalade de la répression contre les droits fondamentaux des journalistes et des citoyens, et en dépit de la dénonciation internationale de ces violations, ressemble, ni plus ni moins, à une prise en otage de la liberté de l'information, et témoigne d'un grave mépris du pouvoir en place pour les textes nationaux et internationaux qui garantissent la liberté d'expression.  
Pour JED, la raison avancée par le gouvernement « de préserver l'ordre public » à la suite des manifestations populaires dans le pays contre l'adoption par le parlement d'un projet de loi électorale controversé, n'est qu'un alibi qui place la RDC au banc des Nations civilisées alors qu'on observe un élan mondial en faveur de la liberté d'expression suite aux attaques terroristes contre le journal français « Charlie Hebdo ».
Alors que tout le monde sent monter de plusieurs crans la tension préélectorale en RDC, et qui fait peser des graves menaces sur la sécurité des journalistes, JED demande instamment au gouvernement de :
1.    Desserrer l'étau autour des médias proches de l'opposition afin de garantir la libre expression de tous les courants d'opinion ;
2.    Lever sans plus attendre la mesure inique et honteuse de suspension des émissions des chaînes de télévisions privées CKTV, RTCE de Kinshasa et de la Radiotélévision JUA de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga (Sud-est de la RDC) ;
3.    Garantir aux médias, dans la capitale et dans les provinces du pays, leurs droits de diffuser et de commenter, selon leurs lignes éditoriales, l'actualité politique;
4.    D'assurer la protection physique des journalistes dans la couverture de toutes les activités et manifestations organisées par l'opposition ou la société civile congolaise.
JED rappelle que les signaux d'émission de CKTV et RTCE ont été coupés, sans aucun avis, vendredi 16 janvier 2015 dans la soirée, par les autorités de la RDC pour avoir diffusé le message de l'opposition appelant la population à manifester contre un projet de la loi électorale susceptible de prolonger le mandat du Président Joseph Kabila.
Dans la foulée, la connexion internet mobile et le service de messagerie téléphonique (SMS) ont été interrompus, lundi 19 janvier 2015.
Lors de ces manifestations, Shoming Kasiama et Eliezer Tambwe, respectivement cameraman à Canal Kin Télévision (CKTV) et journaliste indépendant, ont été agressés en plein exercice de leur métier, dimanche 11 janvier 2015 et lundi 12 janvier 2015, par des éléments de la police nationale congolaise déployés à travers certaines avenues de Kinshasa pour disperser les manifestants. La caméra du journaliste Eliezer Tambwe contenant la cassette d'enregistrement de la manifestation a été confisquée. 
 

Forum national sur les droits de l'homme, sécurité, paix , élections :les participants dégagent les pistes pour les élections transparentes et apaisées en 2016


C'est ce mardi  27 janvier 2015 que Kinshasa, la capitale politique de la RDC abrite  le Forum national sur  les droits de l'homme, la gouvernance, paix, sécurité et élections  organisé par les organisations de la société civile de la RDC œuvrant dans les thématiques Droits de l'homme,  élections, gouvernance et la sécurité en partenariat avec The National Endowment for Democracy (Ned), Eci, Osisa, Ndi, Iri.
L'objectif de cette rencontre dont les participants proviennent des composantes de la société civile en majorité, les opérateurs économiques tant de la majorité que de l'opposition, les représentants des institutions dont les assemblées provinciales, gouvernements provinciaux, Ceni, Csac … les représentants de la police, de l'armée et des services de sécurité sans oublier les partenaires techniques et financiers est de réfléchir ensemble pour voir comment mener à ce que le processus électoral de 2016 soit apaisé contrairement aux troubles et tensions enregistrées pendant et après les élections de 2006 et de 2011. Mais le ministre de la Justice et Droits Humains, Me Alexis Thambwe Muamba qui devrait prononcer son mot donnant le coup d'envoi de cette rencontre a été absent. Pourtant sa présence était souhaitée ; mais il a été représenté par son conseiller en charge du genre et violences sexuelles. Ce dernier était comme une fleur qui n'est pas dans son jardin. Après le mot d'orientation technique prononcé par Gérard  Bisambu, secrétaire exécutif de l'Agir Ensemble pour les élections Transparentes et apaisées(AETA) et membre du comité préparatoire de ce forum, Mme Grace Lula, présidente de LIFDED a dans son mot circonscrit le cadre de cet événement qui, selon elle est un espace de rapprochement, d'échange , de réflexion et d'ouverture réciproque des acteurs clés impliqués dans la gouvernance , paix ,la sécurisation et l'organisation des élections en RDC.
D'après les termes de référence de ce forum, celui-ci est un cadre ,pour discuter avec lucidité les défis et enjeux majeurs du processus électoral en les mettant en lien avec les questions de droits de l'homme, gouvernance, paix et sécurité en vue de se concerter autour d'un agenda réaliste et des actions stratégiques à engager pour les élections consensuelles, crédibles, démocratiques et apaisées.
Ainsi, six grandes présentations lanceront les débats en mettant sur la table les différentes questions pratiques que soulèvera chaque axe de discussion avec des pistes de solution qui serviront de point de départ des discussions dans les ateliers. Ce qui pourra éventuellement servir de squelettes à la construction d'alternatives acceptables par tous pour un processus électoral apaisé en 2016.
 
Le temps fort
En effet, les interventions ont été développées ont donné des informations essentielles et mises en évidence les enjeux majeurs et défis liés au contexte politique du pays sur le plan des droits de l'homme, de la gouvernance socio politique, la paix et sécurité et de la démocratie.
Pour la journée d'hier, d'éminentes personnalités dont Vital Kamerhe, président de l'UNC, Bruno Tshibala , secrétaire général adjoint de l'UDPS,  Jérôme Bonso, coordonnateur de l'AETA, Hamuli Kabaruzi, coordonnateur national de la conférence sur les grands lacs, Professeur Philippe Biyoya , analyste politique ont fait des brillantes interventions. Ce qui a fait d'elles vedettes de ce forum.
De son coté, le professeur Philippe Biyoya a parlé sur les enjeux de la pacification, sécurisation et stabilisation de la RDC et la sous région africaine dans la perceptive des élections à venir. L'orateur du jour a mis un accent particulier sur l'Accord Cadre d'Addis Abebas et ses axes prioritaires qui stipulent entre autres que « pas d'état en RDC tant que les voisins s'unissent dans les affaires intérieures. Professeur Philippe Biyoya pense que les congolais doivent travailler pour construire l'Etat. Il a monté ses craintes sur le processus électoral dans certains pays africains où les élections sont devenues un facteur de crise et des guerres de tous contre tous. Il craint de voir en 2016 avec les élections la RDC sombrer dans l'impasse. C'est ainsi qu'il a lancé un appel à tous les participants à réfléchir pour voir comment on peut sortir la RDC de l'impasse en marge des élections de 2016.
Abondant dans le même sens, Hamuli Kabaruzi, coordonnateur national de la conférence sur les grands lacs a axé son intervention sur les conflits, guerres et élections dans la région des Grands Lacs. Faisant une analyse critique, Baudouin Hamuli estime que dans beaucoup de pays de Grands Lacs, les élections se sont déroulées sur fond de tension, mais pas pour répondre au problème auxquels la population fait face.
Produit de la société civile, Baudouin Hamuli estime qu'il n'a pas une leçon de morale à donner aux acteurs de la Société civile, mais il a appelé les leaders des forces vives de la nation a joué pleinement leur rôle, à savoir, alerte, monitoring et prévention, éducation civique et électorale mais surtout de travailler pour qu'il ait un dialogue permenant entre les dirigeants et la population.
De l'autre coté, l'ancien président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, Bruno Tshibala de l'UDPS ont parlé de la gouvernance socio politique des deux premières mandatures.
En effet, la débâcle électorale de 2011 a contribué grandement non seulement à rompre le consensus politique établi à Sun City entre les acteurs politiques, mais surtout à briser l'élan de dialogue et à fissurer le fragile tissu de cohésion nationale. D'où l'organisation de ce forum national par les organisations de la société civile de la RDC œuvrant dans les thématiques Droits de l'homme,  élections, gouvernance et la sécurité pour cimenter un consensus en vue d'un processus électoral apaisé en 2016.
Pour ce mercredi, les travaux  se dérouleront en ateliers et la clôture interdirait le soir avec une série de recommandations.