La Fédération internationale
des ligues des droits de l'Homme et ses organisations membres de la RDC, à
savoir, l’Association Africaine des Droits de l'Homme(ASADHO), Ligue des
électeurs(LE),le Groupe Lotus et son partenaire
de la
Solidarité des femmes pour la paix et le développement intégral (SOFEPADI) vont
présenter ce jeudi 4 décembre 2013, un rapport de leur mission en RDC sur les
violences sexuelles dont le pays de Joseph Kabila est considéré comme capitale
mondiale de viol.
« RDC : Les victimes de
crimes sexuels obtiennent rarement justice et jamais réparation ».Tel est
le thème du rapport qui sera publié ce jeudi dans la salle - salle
'Yvonne Compere' à l'hôtel Sultani, à Gombe par Dismas Kitenge, Vice-président de la
FIDH et président du Groupe lotus ,Me
Sylvain Lumu
Avocat et secrétaire exécutif de la Ligue des Électeurs, Julienne Lusenge, Présidente de
SOFEPADI ,Me Jean Keba,
Avocat, directeur en charge de la protection des victimes à l'ASADHO et Karine Bonneau, Responsable du bureau
justice internationale de la FIDH.
Qualifiée de "capitale mondiale du viol", la République démocratique
du Congo est le terrain d'un conflit qui dure depuis 20 ans, marqué par la
perpétration massive et systématique de violences sexuelles et de violences
basées sur le genre, constitutives de crimes de guerres et de crimes contre
l'humanité.
Aux nombreuses difficultés vécues par les victimes des violences sexuelles
(stigmatisation, abandon des familles, rejet de la société...), s'ajoutent
d'importants obstacles à l'accès à la justice.
Le système judiciaire congolais s'avérer hostile et les procédures peu
transparentes et extrêmement coûteuses empêchent souvent les affaires des violences sexuelles d'arriver à leur
terme.
De ce fait, les victimes de violences sexuelles obtiennent rarement justice et jamais
réparation.
Pour renforcer l’accès à la
justice des victimes des violences sexuelles, les efforts des autorités
congolaises et de la communauté internationale doivent se focalisés sur le
renforcement des juridictions, notamment militaires, et sur le soutien à l’ouverture
d’enquêtes et des poursuites.
A ce jour, d’importants procès,
même si encore trop peu nombreux, se tiennent à l’encontre des auteurs présumés
des crimes sexuels. Mais ces jugements restent très peu exécutés du fait que
les auteurs condamnés trouvent très souvent la fuite.
Au regard des constats faits
sur terrain, en RDC, aucun jugement des auteurs de crimes des violences
sexuelles condamnés, en solidarité avec l’Etat congolais, n’a été mis en œuvre en
matière d’indemnisation aux victimes des
violences sexuelles.
Par Godé Kalonji Mukendi