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mercredi 22 avril 2015

Trois membres de Filimbi s’exilent en Belgique


Malmenés par le régime de Kinshasa depuis le 15 Mars 2015 lors de leurs activités à Masina à Kinshasa, trois des fondateurs du mouvement citoyen congolais Filimbi (RDC) viennent de s'exiler en Europe, plus précisément en Belgique après s'être cachés pendant plusieurs semaines à Kinshasa pour fuir la répression organisée par Kinshasa.
Il s'agit entre autres de Floribert Anzuluni, Yangu Kiakwama  et Dr Franck Otete, ancien cadre chez Nestlé Congo SA.
Tout a commencé le 15 Mars à Kinshasa quand le  mouvement Filimbi (sifflet en Swahili) s'apprête à tenir sa première conférence de presse lorsque les forces de l'ordre débarquent et arrêtent tout le monde : journalistes, diplomates, militants sénégalais et burkinabè venus soutenir cette initiative, et, donc, militants congolais.
 "Nous lançons un appel à M. Floribert Anzuluni, tonne, quelques jours plus tard, le ministre de la Communication, Lambert Mende, en conférence de presse. Où qu'il se trouve, il y a intérêt, pour lui et pour la recherche de la vérité, qu'il se présente devant les enquêteurs." Ce qui a poussé ces trois membres de Filimbi à prendre au  sérieux les menaces en exilant en Europe, pour échapper  à la répression de Kinshasa. Pourtant pendant plusieurs semaines, Anzuluni et ses compères ont vécu dans la crainte d'une arrestation surtout que leurs compagnons de lutte,  Fred Bauma, Sylvain Saluseke et Yves Makwambala, arrêtés lors de la première descente de police, sont toujours en détention, à l'Anr.
Des sources proches du dossier ont indiqué que l'un des trois membres de Filimbi détenu à l'Anr, Sylvain Saluseke a été libéré le mardi dernier dans la nuit.
Un autre membre influent de ce mouvement Orly Ndjoli continue à vivre en clandestinité craignant de vivre le sort de Fred Bauma et Yves Makwambala. Sa famille se trouve en danger à cause de la visite effectuée chaque fois par les prétendus agents des services de sécurités minus des documents signés au plus haut sommet de l'Etat.
La pression s'accentue sur Kinshasa
Après la libération de Sylvain Saluseke, deux membres de Filimbi restent en détention à l'ANR.
En vue de réclamer leur relâchement, le jeudi 30 avril 2015, une grande mobilisation aura lieu à Dakar, au Sénégal devant l'Ambassade de la RDC dans ce pays d'Afrique de l'Ouest. Cette manifestation serait l'œuvre du Mouvement Y en a marre et d'autres organisations de la société civile sénégalaise de défense et de promotion des droits de l'Homme.
En effet, depuis l'arrestation avec brutalité des leaders pro démocratie de Filimbi, Lucha, Y a en marre et Balai citoyen, des pressions se sont accentuées sur Kinshasa, pour exiger la libération de ces braves jeunes. Des manifestations ont été organisées à Goma, chef lieu de la province du Nord Kivu, pour réclamer la libération des leaders pro démocratie parmi lesquels  le plus populaire Fred Bauma de Lucha.
Godé Kalonji
 



Atteinte à l’intégrité physique du journaliste Soleil Balanga Eale à Monkoto : OLPA saisit le VPM Evariste Boshab


Dans une lettre adressée au Vice Premier ministre, ministre de l'Intérieur et Sécurité , réceptionnée par son cabinet le mercredi 22 avril courant, l'observatoire de la liberté de la presse en Afrique(OLPA),organisation indépendante de défense et de promotion  de la liberté de la presse , demande à Evariste Boshab Mabud d'instruire tous les services de l'Etat, afin que les commanditaires et l'auteur de l'assassinat de notre confrère Soleil Balanga Eale , journaliste à la Radio Monkoto  soso Aleli ne restent pas impunis.
Ce journaliste est tombé dans une embuscade des gens qui lui reproche d'avoir informé la population, à l'aide de son mégaphone, de la nomination du nouveau médecin chef de zone de santé de Monkoto où deux camps se sont opposés.
A en croire Olpa, Moussa  Eoma Oscar, fils d'un superviseur de l'hôpital et membre d'un des camps, avait promis des actes de représailles au journaliste Soleil Balanga Eale.
Pour rappel, en date du 15 avril 2015 vers 6 heures du matin, Soleil Balanga Eale a été brutalement attaqué par ce Moussa Eoma Oscar alors qu'il se livrait à son exercice quotidien d'informer la population à l'aide d'un Mégaphone sur les questions d'actualité dans le territoire de Monkoto.
C'est pourquoi, Olpa exhorte le VPM Evariste Boshab à s'impliquer pour que la vérité soit faite sur l'assassinat ignoble de notre confrère Soleil Balanga Eale.
Godé Kalonji

Hervé Ladsous en visite de 5 jours en RDC


Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des Operations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, est arrivé à Kinshasa  depuis le mardi 21 avril 2015.
Au cours de sa visite de cinq jours, Ladsous se rendra à Goma et à Bukavu.
A Kinshasa, il rencontrera les membres du gouvernement congolais et le Président de la République. Son agenda prévoit également des rencontres avec les responsables des agences du système des Nations Unies, les membres du corps diplomatique et le personnel des Nations Unies.
 
A en croire Felix Prospère Basse, porte parole de la Monusco, S
sa visite fait suite à l'adoption de la Résolution 2211 par le Conseil de sécurité des Nations Unies et vise à renforcer la coopération entre la MONUSCO et le gouvernement congolais, à travers la conduite du dialogue stratégique en cours.
 
St/Monusco : David Gressly prend ses fonctions
 
Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies pour les opérations à l'Est et l'Etat de droit, David Gressly, est arrivé le 18 avril 2015 à la MONUSCO et a pris immédiatement ses fonctions.
 
David Gressly nous arrive avec une vaste expérience de plus de 20 ans au sein du système des Nations Unies.
 
Il a travaillé comme Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, et Coordonnateur résident/ Coordonnateur humanitaire des Nations Unies dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et a également exercé la fonction de Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Mali.
 
Il a été Coordonnateur régional pour la Mission des Nations Unies pour la région du Sahel au Sénégal.
Godé Kalonji

L’audience Procès Bosco Ntaganda fixée au mois de Juillet 2015


Au cours d'une conférence de mise en état organisée le mercredi 22 avril courant, la Chambre de première instance VI de la Cour pénale internationale (CPI) a rendu une décision orale reprogrammant l'ouverture du procès dans l'affaire Le Procureur contre Bosco Ntaganda à la deuxième ou la troisième semaine de juillet 2015. Une date précise pour le début du procès, initialement prévu pour le 2 juin 2015, sera annoncée en temps voulu, note un communiqué de la CPI.
La Chambre de  première instance VI a examiné une requête de la Défense demandant le report de l'ouverture du procès au 2 novembre 2015, qui avait été contestée par l'Accusation et les Représentants légaux des victimes.
Elle a également examiné les observations récentes du Greffe indiquant qu'un délai supplémentaire d'environ un mois serait nécessaire pour organiser la tenue des déclarations d'ouverture du procès en République démocratique du Congo (RDC).
Ayant examiné la nécessité d'un délai supplémentaire pour le Greffe, ainsi que tous les autres facteurs pertinents, et après avoir indiqué que la Chambre n'était pas convaincue que les arguments de la Défense justifiaient un report de la durée demandée, la Chambre a décidé de reporter les déclarations d'ouverture à la deuxième ou troisième semaine de juillet 2015. Cette décision est sans préjudice de la décision attendue de la Présidence sur le fait de savoir si celles-ci auront lieu en RDC ou non, et a décidé de façon provisoire que la présentation des preuves de l'Accusation commencerait pendant la semaine du 17 août 2015.
Pour rappel, le 19 mars 2015, la Chambre de première instance VI a recommandé à la Présidence de la Cour que les déclarations d'ouverture du procès dans l'affaire Ntaganda se tiennent à Bunia, en RDC.
La Chambre a indiqué son intention de rapprocher le travail judiciaire de la Cour des communautés les plus affectées et qu'il serait dans l'intérêt de la justice que les déclarations d'ouverture se tiennent à Bunia. La Présidence de la CPI consulte actuellement les autorités de la RDC et prendra une décision sur cette question en temps voulu, en consultation avec la Chambre de première instance.
Dans l'histoire de la Cour Pénale Internationale, dans le cadre de lutte contre l'impunité, le Congo Kinshasa est un modèle.
La CPI a ouvert son enquête sur la situation en République démocratique du Congo (RDC) en 2004. Sept mandats d'arrêt ont été délivrés pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à l'encontre de: Thomas Lubanga Dyilo, Germain Katanga, Matthieu Ngudjolo Chui, Bosco Ntaganda, Sylvestre Mudacumura et Callixte Mbarushimana.
Le 19 avril 2004, le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a officiellement déféré la situation au Procureur, lui demandant d'enquêter sur les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis sur tout le territoire de la RDC depuis l'entrée en vigueur du Statut de Rome, le 1er juillet 2002. Dans cette lettre, le gouvernement s'est également engagé à coopérer avec la CPI.
 
Une longue procédure

Le 23 juin 2004, après une analyse minutieuse de la situation en RDC et particulièrement dans la région de l'Ituri, le Procureur a annoncé sa décision d'ouvrir la première enquête de la CPI.
Le 29 avril 2008, la Chambre Préliminaire I a descellé un mandat d'arrêt à l'encontre de Bosco Ntaganda, ancien chef d'état-major général adjoint présumé responsable des opérations militaires des FPLC, présumé avoir été nommé chef d'état-major des FPLC le 8 décembre 2003, présumé être actuellement l'un des commandants du Mouvement révolutionnaire du Congo (MRC). Le mandat d'arrêt comporte trois crimes de guerre : 1) l'enrôlement d'enfants de moins de quinze ans ; 2) la conscription d'enfants de moins de quinze ans ; et 3) l'utilisation d'enfants de moins de quinze ans pour les faire participer activement aux hostilités. Ceci est le quatrième mandat d'arrêt descellé dans le contexte de la situation en RDC.

En avril 2012, Ntaganda et plusieurs autres individus auraient supposément mené une mutinerie et créé un nouveau groupe rebelle, le « M23 », ce qui a ravivé le conflit dans l'Est de la RDC. Une scission au sein de ce groupe aurait conduit Ntaganda et ses partisans à fuir vers le Rwanda.

Le 13 juillet 2012, la Chambre préliminaire II a émis un second mandat d'arrêt à l'encontre de Ntaganda suite à une requête du Procureur datée du 14 mai 2012. Le second mandat d'arrêt comprend les charges additionnelles de crimes contre l'humanité suivants : meurtre, persécutions et viol/esclavage sexuel, et les crimes de guerres suivants : attaque contre la population civile, meurtre, viol/esclavage sexuel, pillage, qui auraient été commis entre septembre 2002 et septembre 2003 en Ituri, RDC.

Le 26 mars 2013, Ntaganda a comparu pour la première fois devant la Chambre préliminaire II. Durant cette audience, la juge Ekaterine Trendafilova a vérifié son identité et s'est assuré qu'il avait bien été informé des charges retenues contre lui ainsi que des droits qui lui sont reconnus par le Statut de Rome. Il a été décidé que
l'audience de confirmation des charges ait lieu le  23 septembre 2013, suite à quoi les juges décideront s'il existe des preuves suffisantes pour envoyer l'affaire en procès.

Le 17 juin 2013, la Chambre préliminaire II a reporté l'audience de confirmation des charges de l'affaire Ntaganda au 10 février 2014, accédant ainsi à la requête de l'accusation d'un délai de préparation supplémentaire pour cette affaire, qui est restée inactive durant plusieurs années.


Crimes graves commises en Ituri
Bosco Ntaganda, ancien chef d'état-major général adjoint présumé des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) est accusé de 13 chefs de crimes de guerre (meurtre et tentative de meurtre ; attaque contre des civils ; viol ; esclavage sexuel de civils ; pillage ; déplacement de civils; attaques contre des biens protégés ; destruction de biens de l'ennemi ; et le viol, esclavage sexuel, enrôlement, et conscription d'enfants soldats âgés de moins de quinze ans et leur utilisation pour les faire participer activement à des hostilités) et de 5 chefs de crimes contre l'humanité (meurtre et tentative de meurtre de civils ; viol ; esclavage sexuel ; persécution ; et transfert forcé de populations) qui auraient été commis en 2002-2003 en Ituri, en RDC.
Bosco Ntaganda est actuellement détenu par la Cour.
Godé Kalonji
 

mardi 21 avril 2015

L'Opposition républicaine exige la lumière sur la fosse commune de Maluku


Dans une déclaration politique faite à Kinshasa le lundi 19 avril courant, l'opposition Républicaine (OR) exige de la vérité sur la fosse commune de Maluku. Cette vérité est possible que par la mise en place d'une commission d'enquête indépendante, peut on lire dans cette déclaration signée conjointement par Jean Baudouin Idambituo Bakaato et Me Gérard Kamanda wa Kamanda, respectivement coordonateur et Modérateur de l'Or.
L'Opposition Républicaine voit louche cette affaire de la fosse commune de Maluku surtout que les textes régissant les funérailles et sépulcres en RDC, notamment , l'ordonnance relative au service des inhumations et à la police de cimetières n'autorisent pas les fosses communes mais stipulent que chaque inhumation ai lieu dans une tombe individuelle séparée dont la profondeur , la largeur et la longueur sont clairement déterminés.
L'OR estime que la version du gouvernement congolais sur le charnier de Maluku ne convainc pas personne surtout que ces 425 personnes ont été enterrés en masse dans un seul trou alors que la loi en la matière interdite de procéder à l'inhumation des personnes décédées sans permis d'inhumation indiquant l'identité de la personne  et délivrée par l'officier d'Etat civil du lieu ou par défaut par l'autorité administrative.
L'Opposition Républicaine pense que la production des identités des personnes enfouies dans la fosse commune de Maluku  et des causes de leurs décès  ne devrait poser aucun problème aux autorités en vue d'apaiser l'inquiétude des congolais.
Vivement une commission d'enquête indépendante
L'Or est toujours consternée  par l'information selon laquelle 300 morts nés sont enfouies dans la fosse commune de Maluku le 19 Mars 2015 , au motif que personne ne les réclamait , alors que selon d'autres sources 100 autres morts nés auraient été jetés dans un autre charnier au mois de Janvier 2015.
« Même les indigents ont droit à un sépulcre digne parce que l'indigence ne leur enlève pas la qualité d'être humain », martèle l'OR.
Considérant que l'enfouissement de 421 corps dans la fosse commune de Maluku  n'a été procédé d'aucun communiqué, d'aucune information au public, alors qu'il y a sans doute encore des familles, parents à la recherche d'un fils, d'une fille, d'un père, d'un oncle …. Disparu, enlevé ou arrêté dans des conditions non élucidées, l'OR pense que le charnier de Maluku a été organisé en violation manifeste des textes qui régissent les funérailles en RDC. C'est pourquoi Jean Baudouin Idambituo Bakaato et Me Gérard Kamanda wa Kamanda réclament une enquête internationale crédible pour faire toute la lumière sur cette affaire triste.
L'OR estime que l'Etat congolais ne peut pas être juges et parties dans cette affaire, la RDC pour laver son honneur doit accepter le principe d'une commission d'enquête indépendante.Godé Kalonji