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mardi 30 décembre 2014

Hommage à nos braves lecteurs


Nous voici à la fin de l'année 2014 qui a été riche en événements. Notre blog  a été toujours disposé de vous informer, partager avec vous sur tous les faits d'actualité malgré les circonstances auxquelles nous nous trouvons.
Merci de faire confiance et nous comptons sur vous pour bien démarrer l'année 2015.
C'est aussi  une occasion de lancer un appel pressent aux annonceurs  de faire confiance à notre Blog Market&com qui est un outil efficace de communication.
Bonne année  2015 à toutes vos familles. Que Dieu tout puissant bénisse toutes vos entreprises.
Godelive La Grace Kasonga

Coup de filet contre le député Vano Kiboko

Dans un communiqué, l'Association congolaise pour l'accès à la justice (ACAJ) fait état des menaces et intimidations dont font l'objet  actuellement plusieurs personnes qui s'opposent à la révision constitutionnelle en RDC. C'est le cas de Vano Kalembe Kiboko, ancien député et président de l'association socio-culturelle Lwanzo Lwa Mikuba qui, après qu'il ait été empêché le 28 décembre 2014 par la Direction Générale de Migration (DGM) de voyager pour Paris avec son épouse et ses deux enfants, a été arrêté le  lundi 29 décembre 2014 dans le parking de la DGM par plusieurs policiers avant d'être acheminé au Parquet Général de la République (PGR) où il a été entendu pour avoir fait une déclaration, dans les médias de Lubumbashi, par laquelle il s'est opposé à la révision constitutionnelle devant permettre au Président Joseph KABANGE de briguer un troisième mandat.
Selon Acaj, il est aussi reproché à Vano Kiboko le fait d'avoir dit soutenir la candidature du Gouverneur de province du Katanga, Moïse Katumbi, à l'élection présidentielle de 2016.
« Nous avons reçu plusieurs doléances des membres des partis politiques tant de la majorité présidentielle que de l'opposition politique ainsi que des organisations de la société civile faisant l'objet des menaces et/ou des intimidations des services de sécurité dont l'Agence Nationale de renseignement (ANR) à cause de leur opposition à toute révision constitutionnelle notamment de l'article 220 qui limite à deux le mandat du Président de la République, a déclaré Me Georges Kapiamba », Président de l'ACAJ.

Liberté de presse : 2014, une année cauchemar pour les journalistes congolais

L'année 2014 qui termine ce mercredi a été marquée par plusieurs cas d'atteinte à la liberté de presse où plusieurs journalistes ont subi le calvaire dans l'exercice de leur métier.  Une année chimère  qui se termine par l'assassinat le vendredi 26 décembre 2014, vers 21h00, à Goma, province du Nord-Kivu de notre confrère Robert Chamwami Chalubuto, journaliste à la radio télévision nationale congolaise (Rtnc) par des hommes armés non autrement identifiés.
Les organisations de la société civile de défense et de promotion des droits de l'homme et de la liberté de la presse comme la Vsv, FFJ, UNPC, olpa …ont  condamné ce énième assassinat dirigé contre les professionnels des médias par des personnes qui cherchent en vain à étouffer et à fouler aux pieds le droit à l'information de la population ainsi que la liberté de la presse en RDC.

lundi 29 décembre 2014

Jean Claude Vuemba accuse Aubin Minaku d’être au service du mal

Jean Claude Vuemba Luzamba, président national du Mouvement du Peuple Congolais pour la République (MPCR), parti politique de l'opposition accuse le président de l'Assemblée Nationale, Aubin Minaku d'être au service du mal.
Il accuse Aubin Minaku de torpiller les lois et le règlement d'ordre intérieur de l'Assemblée nationale. « S'il n y a pas l'idée de réviser la constitution, pourquoi convoquer sur cette session extraordinaire », s'interroge Jean Claude Vuemba. Il a appelé  la population congolaise à s'unir pour empêcher le plan visant à réviser la constitution.
« Il ne faut pas négliger ce qui s'est passé au Katanga avec le retour de Moise Katumbi qui, selon lui est un pied de stalle par rapport au devenir du pays », dit il.
« Il faut éviter le bain de sang en 2016 », tance t il.
Le Député national Jean-Claude Vuemba fait état des menaces ET intimidations de la part des services de sécurité qu'il subirait depuis son fief de Kasangulu. « On m'accuse d'avoir reçu 300.000 dollars américains de la part de Moise Katumbi pour influencer les députés de boycotter le congrès », dit il.

Le Malien Moustapha Soumaré nommé chef adjoint de Minuss

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon vient de nommer le malien Moustapha Soumaré  , actuellement coordonateur  des affaires humanitaires des Nations Unies en RDC au poste  de Représentant spécial adjoint  chargé des affaires Politiques pour la Mission des Nations Unies en République du Soudan du Sud (MINUSS).
Selon un communiqué de presse rendu public par le Bureau du porte-parole de  Ban Ki Moon, Moustapha Soumaré succèdera à Raisedon Zenenga du Zimbabwe, qui sera quant à lui nommé Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour la Mission d'assistance des Nations Unies en Somalie (ONUSOM).
Par l'intermédiaire de son porte-parole,  Ban Ki Moon a fait part de sa reconnaissance à Raisedon Zenenga pour son dévouement et sa contribution exceptionnelle aux travaux de l'ONU dans la République du Soudan du Sud.
For d'une grande expérience en matière de paix, de développement et de leadership, M. Soumaré est actuellement le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), où il est également Coordonnateur résident, Coordonnateur de l'action humanitaire et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), un poste qu'il occupe depuis octobre de 2012.

Godé Kalonji

L’Unpc décrète une journée « Ecran noir » et « silence radio » sur toute l’étendue du pays

Dans un communiqué, l'Union Nationale de la Presse du Congo(UNPC) a appris, avec peine, la douloureuse nouvelle du nième assassinat odieux d'un journaliste, Robert CHAMWAMI Chalubuto, de la RTNC/Goma le vendredi, 26 décembre 2014 dans la soirée.
Ce mot d'ordre a été suivi hier à Kananga et Mbuji Mayi.
L'enterrement de Chamwami est intervenu hier lundi 29 décembre 2014.L'UNPC  a aussi décrété depuis hier de 8 heures à 14 heures une journée « Ecran noir » et « silence radio » sur toute l'étendue du pays.
« Si, pendant la transition de Mobutu, deux journalistes ont été tués (Pierre Kabeya et Adolphe Kavula), le régime AFDL a battu tous les records car, en dix ans, douze journalistes et une femme d'un journaliste ont été abattus, entre autres : Franck Ngyke (et son épouse), Louis Mwamba Bapuwa, Serge Maheshe, Patrick Kikuku, Didace Namujimbo, Bruno Koko, Witness-Patchelly Kambale, Kennedy Muliwavyo et Robert Chamwami. », tance l'Unpc dans un communiqué  daté du 27 décembre 2014 et signé par Kasonga Tshilunde, président de l'UNPC.

mardi 23 décembre 2014

Excédée par le comportement des députés provinciaux : La Société civile envisage de demander à J.Kabila la dissolution de l’Assemblée Provinciale

La ville de Kananga, chef-lieu de la province du kasai occidental a connu la semaine dernièredeux chaudes journées. Chaudes à cause desmanifestations des rues qui y ont eu lieu. A la base de ces manifestations, les rumeurs qui ontcouru dans la ville sur l'éventualité d'une motion de censure contre le gouvernement provincialque dirige Alex Kande Mupompa, rumeurs du reste confirmées par certains députés provinciaux signataires de la motion.  
La première manifestation, spontanée a été organisée le jeudi 18 décembre courant par les femmes de Kananga, tribus et tendances politiques confondues.
Dans leur colère, certaines femmes se sont déshabillées comme pour maudire l'initiative de la motion de censure en gestation qui semble constituer, à leurs yeux un frein aux initiatives de développement insufflées par l'actuelle équipe gouvernementale.

UDPS : la coordination des parlements débout reste toujours fidèle à Etienne Tshisekedi


A l'occasion de l'anniversaire d'Etienne Tshisekedi célébré à Kinshasa et à Bruxelles le dimanche 14 Décembre courant, la coordination des parlements débout de Kinshasa montre son attachement au chef de file de l'Union pour la Démocratie et le Progrès(UDPS).
La coordination des parlements débout avait conçue un message élogieux à l'endroit d'Etienne Tshisekedi qu'elle considère toujours comme le chef de l'Etat élu lors des élections de triste mémoire du 28 novembre 2011.
A l'occasion de la journée commémorative  de la naissance du Sphinx de Limete, cette structure informelle de l'UDPS a mobilisée sa base de Kinshasa, pour fêter de sa manière l'anniversaire de Lider Maximo surtout rendre gloire à Dieu.
« Excellence, une année de plus dans la vie d'un homme est une faveur de la part de Dieu, surtout par rapport à votre engagement politique, celui de libérer le peuple et la nation congolaise du joug de prédateurs de tout bord qui ont élu domicile dans notre pays pendant des siècles où l'environnement sociopolitique et économico sécuritaire ne rassure guère suite à la belligérance à outrance de la gestion de la chose publique »,peut on lire dans un message de la coordination des parlements débout. Cette association informelle implore Dieu à accorder longue vie, sagesse à Etienne Tshieskedi afin qu'il accomplisse sa mission en vue de sortir le peuple congolais dans un état de clochardisation.
L'occasion faisant le larron, dit on. La coordination des parlements débout déplore les tueries, assassinats et viols de femmes dans la partie Est du pays.
En effet, la coordination des parlements débout de Kinshasa est supervisée par Pierre Zomba et Dieudonné Mulumba. Elle réunie les différentes structures basées  à Limete, Zando, Victoire, Elf Lukusa, Acp, Rail Tshangu et Rond point Ngaba.  
Godé Kalonji
 
 

Kinshasa organise la 1ère conférence régionale des pays en situations devant la Cpi


Malgré les critiques émises par certains dirigeants africains à la Cour Pénale Internationale(CPI), cette dernière demeure un rempart important de lutte contre l'impunité des auteurs des crimes graves relevant de la CPI.
C'est ainsi que Kinshasa, la capitale de la RDC abrite l'année prochaine la première conférence régionale de la société civile africaine des pays en situations devant la CPI.
A en croire Me André Kito, coordonnateur national de la Coalition nationale pour la Cour Pénale Internationale (CN CPI/RDC, cette conférence aura lieu fin mars – début avril 2015 autour du thème : Evaluation de l'impact de la justice pénale internationale dans la lutte contre l'impunité des crimes internationaux dans les pays en situations.
En effet, ce forum est organisé par les Coalitions nationales de  la République Démocratique du Congo, Cote d'ivoire, République centrafricaine et du Kenya, a précisé Me André Kito.
Le Coordonnateur de la CN CPI/RDC exhorte le Président de la République, Joseph Kabila et le gouvernement Matata à s'y
impliquer car cette conférence est un enjeu international de taille pour la RDC.
RDC,un bon élève
Depuis la ratification du Statut de Rome par la RDC il y a 10 ans, de poursuites effectives sont exercées par la Cpi contre les ressortissants congolais responsables des crimes contre l'humanité, crime de guerre depuis  2004 jusqu'en 2014.
Pour rappel, la CPI a ouvert son enquête sur la situation en RDC en 2004. Sept mandats d'arrêt ont été délivrés pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à l'encontre de Thomas Lubanga Dyilo, Germain Katanga, Matthieu Ngudjolo Chui, Bosco Ntaganda, Sylvestre Mudacumura et Callixte Mbarushimana.
Le 19 avril 2004, le gouvernement de la RDC a officiellement déféré la situation au Procureur, lui demandant d'enquêter sur les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis sur tout le territoire de la RDC depuis l'entrée en vigueur du Statut de Rome, le 1er juillet 2002. Dans cette lettre, le gouvernement s'est également engagé à coopérer avec la CPI.

Le 23 juin 2004, après une analyse minutieuse de la situation en RDC et particulièrement dans la région de l'Ituri, le Procureur a annoncé sa décision d'ouvrir la première enquête de la CPI.
Godé Kalonji


 
 
 
 
 

lundi 22 décembre 2014

Province du Nord Kivu :Bientôt la fermeture de quelques camps des déplacés


Les autorités provinciales du Nord-Kivu espèrent bientôt fermer la soixantaine de camps hébergeant quelque 210 000 personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (PDIP). Selon les responsables, la paix est revenue sur terrain après la mise en déroute du M23.

Les observateurs pensent que le moment ne pas propice avec les  dizaines de groupes armés, locaux et étrangers actifs dans le Nord-Kivu, et dans le territoire de Beni qui commettent une série de violents assassinats depuis le mois d'octobre.
Après la débâcle du mouvement rebelle M23, composé de Tutsis congolais), battu par l'armée et les forces de maintien de la paix des Nations Unies en novembre 2013, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a dit que les camps de PDIP devraient être fermés. Jusqu'ici, un seul camp a fermé ses portes – dans des circonstances quelque peu chaotiques. Il s'agit de Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru.
Lors de sa visite à Kiwanja, le 2 décembre, Julien Paluku a annoncé la fermeture du camp local qui hébergeait environ 2 300 personnes.
« Nous avons trouvé plusieurs armes … C'est un endroit où le crime s'était développé… Nous avons trouvé 10 armes en trois mois », a dit M. Paluku, en ajoutant que les travailleurs humanitaires n'avaient pas été consultés sur la fermeture.

Le camp de déplacés de Kiwanja, situé à environ 60 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu, a été établi en novembre 2008, après l'éclatement des combats entre le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP – un précurseur du M23) et l'armée, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Le camp hébergeait 10 000 PDIP qui avaient fui les combats entre le CNDP et l'armée (FARDC).

« Vers la fin de l'année 2009, alors que la situation sécuritaire s'améliorait après les opérations militaires … des PDIP ont choisi de rentrer [chez elles] », a dit Celine Schmitt, la porte-parole du HCR en RDC.

Ce camp hébergeait quelque 1 000 personnes, la plupart appartenant au groupe Binza et venant des villages proches du parc national des Virunga occupé par les FDLR.

Les attaques perpétrées en 2011 et 2012 contre le M23 ont entraîné de nouveaux déplacements vers Kiwanja. « Nous comptions alors 4 000 personnes [dans le camp]. Après le conflit contre le M23, les PDIP de Jomba, Kinyandoni et d'autres groupes sont rentrées [chez elles] », a dit Mme Schmitt.

Des faux résidents

Plusieurs heures après l'annonce de la fermeture du camp de Kiwanja, le site a été partiellement vidé. « La moitié du camp était inhabité, parce qu'il était peuplé de personnes originaires de Kiwanja qui avaient construit des abris dans le camp pour faire croire au Programme alimentaire mondial qu'elles étaient des PDIP », a dit le gouverneur Julien Paluku.


La version des évènements du HCR diffère. « Beaucoup de personnes ont quasiment tout perdu lors de la fermeture du camp. Leurs biens, y compris leurs toiles en plastique, leurs couvertures et leurs ustensiles de cuisine, ont souvent été volés », a dit Mme Schmitt.

« Certains des déplacés … étaient dans les champs ou étaient allés chercher du bois de chauffage quand le site a fermé ses portes. Ils comptaient sur l'hospitalité des populations locales et avaient sollicité l'aide des travailleurs humanitaires, en leur demandant notamment des bâches pour se protéger de la pluie, des couvertures et ustensiles de cuisine».

Mettre fin à la culture de la dépendance

Pour le gouverneur Julien Paluku, la fermeture du camp de Kiwanja  qui nécessite notamment la fermeture des latrines – était un test. Malgré les critiques, il espère fermer les autres camps de la province bientôt.
« D'après moi, il est urgent de fermer les camps, sinon nous risquons de promouvoir une culture de mendiants satisfaits de recevoir des haricots alors même que la situation a complètement changé », a-t-il dit, en faisant référence à la défaite du M23.

Après cette décision, Julien Paluku avait rencontré le Coordinateur humanitaire des Nations Unies en RDC, Moustapha Soumare, ce qui montre que les autorités sont prêtes à travailler avec les organisations d'aide humanitaire internationales sur la fermeture prochaine des camps.
Ils ont établi « un calendrier consensuel » avec les travailleurs humanitaires.

Julien Paluku pense que la fermeture des camps favorisera également le retour des investisseurs étrangers.
« Il n'y aura pas un taux de crime à zéro pour cent. Il y aura toujours de l'insécurité … Je ne veux pas que les gens aient l'image d'une province opposée à l'existence des camps. Ceux qui souhaitent réaliser des investissements peuvent le faire », a-t-il insisté.

De son côté, le HCR insiste sur le fait que les retours doivent être volontaires.
Godé Kalonji
 
 

Soutien sans pareil des Etats africains à la Cpi


Ce soutien a été exprimé lors de la réunion annuelle des Etats partie au Statut de Rome tenu à New York


Les pays africains ont exprimé un soutien fort à l'égard de la Cour pénale internationale (CPI) lors de la 13ème Assemblée des États parties au Statut de Rome, le document fondateur de la Cour, ont déclaré le jeudi dernier des organisations africaines et internationales présentes lors de la treizième session tenue à New York.
Les gouvernements ont présenté une vision plus positive de la relation de l'Afrique avec la CPI que celle qui apparaît souvent dans les débats publics.

En effet, l'Assemblée des États parties à la CPI s'est réunie du 8 au 17 décembre 2014, au siège des Nations Unies, pour sa session annuelle régulière. Les pays membres de la CPI ont approuvé le budget de la Cour et ont élu six nouveaux juges à la Cour. Ils ont également abordé des sujets tels que la coopération avec la Cour.
L'Afrique du Sud a décrit la CPI comme « un rempart dans la lutte contre l'impunité ». Le Ghana a affirmé qu'il demeure « engagé envers l'importance » pour la CPI de sanctionner et d'empêcher les crimes, et le Nigeria a indiqué que la CPI « devient de plus en plus une institution mondiale décisive. »
La Côte d'Ivoire a insisté sur la « valeur positive » de la Cour pour ce qui est de poursuivre les crimes graves, la Sierra Leone a souligné son « engagement profond envers la Cour », et le Lesotho a qualifié la CPI d' « instrument clé » pour promouvoir la justice. La République démocratique du Congo a noté que la CPI est « un cadeau d'espoir » pour les générations futures.

Le Ghana, la Gambie et le Lesotho ont également affirmé la nécessité de protéger l'indépendance de la Cour, allant à l'encontre de l'initiative infructueuse du Kenya d'avoir une session spéciale lors de la rencontre sur la conduite des fonctionnaires de la Cour en relation avec des affaires actuelles.

La Zambie a souligné le rôle des gouvernements africains pour demander l'implication de la CPI, tandis que d'autres pays comme le Nigeria exprimaient leur engagement à adopter des lois pour mettre en œuvre le statut de la CPI au niveau national et à coopérer avec la Cour. La Namibie, le Burkina Faso et le Ghana ont exhorté d'autres pays à rejoindre la Cour.

« Dans le débat général lors de la 13ème session de l'Assemblée, la plupart des États africains ont montré un soutien fort à l'égard de la CPI », a déclaré Aboubacry Mbodji, de l'organisation Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme, basée au Sénégal.
« Une minorité d'États africains demeure hostile à la Cour, mais la société civile continuera à se mobiliser afin de les entraîner pour garantir à la Cour qu'elle puisse fonctionner avec le soutien total dont elle a besoin. », dit il.

Le Kenya et l'Ouganda, et dans une moindre mesure la Tanzanie, ont critiqué la Cour dans leurs interventions, tout en exprimant également leur soutien. Le Kenya a même indiqué qu'il demeurait « un ardeur défenseur » de la CPI.

Les membres africains de la CPI ont également rédigé une déclaration de groupe, présentée par le Lesotho, qui affirmait leur « soutien indéfectible » envers la CPI et leur « profond respect pour le Statut de Rome. »
Cette déclaration notait également que les appels de l'Union africaine à la non-coopération avec la Cour « ne devraient pas obscurcir le soutien cohérent et actif à l'égard de la CPI au sein des gouvernements africains et de la société civile dans tout le continent africain. » La déclaration indiquait que les préoccupations de l'UA à l'égard de la CPI sont liées en grande partie à l'action du Conseil de sécurité relative à la demande l'UA de différer la situation au Darfour, et non à aucune action entreprise par la Cour elle-même.

En même temps, la déclaration du groupe africain réaffirmait l'appel de l'UA pour que le statut de la Cour soit modifié dans le but d'inclure l'immunité devant la Cour pour les responsables en exercice. Une telle immunité était incluse dans le protocole visant à élargir la Cour africaine de justice et des droits de l'homme, qui a été adopté en juillet.
                   
«  Même si certains gouvernements africains clament haut et fort que la CPI est anti-africaine et tentent de porter atteinte à la Cour, la réalité est assez différente », a déclaré Esther Waweru, de la Commission kényane des droits de l'homme. « Demandez à la présidente de la République centrafricaine, qui a exprimé sa profonde gratitude envers la CPI pour l'aide apportée à son pays au lendemain des crimes graves qui ont été commis dans ce pays, et aux nombreux autres pays africains qui ont pris la parole pour soutenir la CPI. »

Plus d'une dizaine de pays africains représentés par de hauts responsables de leurs gouvernements ont exprimé un soutien fort au travail de la Cour pénale Internationale lors de la session. La présidente de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a confirmé le rôle de la Cour comme un instrument crucial dans la lutte contre l'impunité, et a souligné que la Cour était essentielle afin de rendre la justice pour les victimes de graves crimes internationaux. Parmi les autres pays africains représentés par des responsables figuraient l'Afrique du Sud, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, le Lesotho, le Malawi, la Namibie, le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Sénégal, la Sierra Leone et la Zambie.

Fierté pour la RDC

Lors de la session de l'Assemblée des États parties, un juge de la République démocratique du Congo, Antoine Kesia-Mbe Mindua, a été élu au sein du groupe de juges de la CPI, ainsi que cinq autres juges de France, Allemagne, Hongrie, Corée du Sud et Pologne. L'élection de Mindua porte à cinq le nombre total de juges africains à la CPI. Les autres juges africains sont originaires du Botswana, du Kenya, du Nigeria et du Ghana.

« Les Africains jouent un rôle important à la CPI », a déclaré Ibrahim Tommy, du Centre for Accountability and Rule of Law en Sierra Leone. « En plus d'une procureure africaine, nous avons cinq juges africains et le président de l'Assemblée de la Cour est maintenant le ministre de la Justice sénégalais. Ceci traduit un engagement stratégique de la part de segments importants de l'Afrique dans le travail important de la Cour. »

Toutes les enquêtes actuelles de la Cour portent sur des situations en Afrique, ce que font souvent remarquer les critiques de la Cour. Mais la majorité des situations de la Cour ont découlé de demandes de la part du pays concerné pour que la CPI ouvre une enquête. La République centrafricaine, la Côte d'Ivoire, la République démocratique du Congo, le Mali et l'Ouganda ont demandé à la CPI d'enquêter sur des crimes. Le Conseil de sécurité de l'ONU a déféré le Darfour, le Soudan et la Libye à la CPI. Le Bureau du Procureur a agi uniquement de sa propre initiative dans une seule situation : le Kenya.

En même temps, le Conseil de sécurité a permis que des considérations politiques affectent ses décisions sur le renvoi de situations à la Cour se produisant dans des pays non membres de la CPI. Ceci nuit à la cause de la justice et devrait être traité par le biais d'une ratification plus universelle du traité de la Cour, qui autorise la Cour à exercer son autorité sans le Conseil de sécurité, et par une action plus cohérente de soutien à la justice de la part du Conseil, selon les organisations.
 
Godé Kalonji

 

samedi 20 décembre 2014

La CPI évalue ses activités en RDC


Le Bureau de la Cour pénale internationale (CPI) en RDC a profité de la tribune lui offerte par le Réseau des Journalistes congolais pour la justice Transitionnelle (RJCTT) pour évaluer ses activités organisées durant l'année 2014. C'était le vendredi dernier à l'occasion d'une séance d'information organisée par RJCTT à l'intention de ses membres.
Ainsi donc, le porte parole de la CPI en RDC, Paul Madidi se dit satisfait des actions judiciaires menées en RDC en 2014, en dépit des critiques formulées sur son éventuelle partialité. 
Depuis la création de la CPI, la RDC compte cinq ressortissants détenus ou jugés à la Haye pour des crimes commis soit sur le sol congolais soit à l'étranger.
Il s'agit de Thomas Lubanga, Matthieu Ngudjolo, Germain Katanga, Bosco Ntaganda et Jean-Pierre Bemba Gombo.
La cour, affirme Paul Madidi, peut noter à son actif la confirmation du verdict à l'encontre de Thomas Lubanga, condamné à 14 ans de prison.
Thomas Lubanga avait été reconnu coupable de crimes de guerre en 2012 pour avoir conscrit ces enfants au sein de l'aile armée de l'Union des patriotes congolais (UPC). Ces enfants avaient ensuite été utilisés comme soldats ou gardes du corps en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, en 2002 et 2003.
Paul Madidi a indiqué que toutes les charges ont été confirmées dans l'affaire Bosco Ntaganda tandis que celle de Germain Katanga est close aussi longtemps qu'il n'y a pas de procédures d'appels.
Dans l'affaire Ngudjolo, il y a des procédures d'appels même si il avait déjà été acquitté alors que le procès contre Bemba est terminé et l'on n'attend que le verdict.
Selon Paul Madidi, la CPI suit de près la situation de la partie Est de la RDC notamment avec les crimes perpétrés contre les civils dans l'Est de la RDC notamment dans le territoire de Beni, à plus de 350 km au Nord de Goma.
Créée en 2002 par les statuts de Rome, la Cour pénale internationale (CPI) a pour mission de juger les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par des tiers sur les pays signataires de ces textes pour mettre fin à l'impunité due à la faiblesse de la justice des certains pays.
Depuis la ratification du Statut de Rome, Paul Madidi note qu'il y a 122 ratifications dans douze ans. Il ya de quoi à se satisfaire pour dire que la CPI ne ciblerait  pas de manière partiale l'Afrique. Il est vrai que toutes les situations qui font l'objet d'enquête se trouve en Afrique, il faut préciser que ces enquêtes ont été ouvertes soit à la demande des gouvernements africains ou sur décision du Conseil de sécurité des Nations Unies à l'exception du cas kenyan où le Procureur de la CPI a agi de sa propre initiative.
S'agissant de la situation à Beni et de l'opération Likofi, Paul Madidi a indiqué que le bureau du procureur suit de prêt et analyse la situation, mais pour ce moment aucune enquête n'est encore ouverte.
Les travaux de la treizième session de l'Assemblée des États Parties au Statut de Rome ont vecu  
La session a été ouverte par la Présidente sortante de l'Assemblée, l'Ambassadeur Tiina Intelmann (Estonie), qui a également présidé l'élection du Ministre de la justice du Sénégal, Sidiki Kaba, aux fonctions de Président de la treizième session à la seizième session (2014-2017).
L'Assemblée a élu pour la même période l'Ambassadeur Alvaro Moerzinger (Uruguay) et l'Ambassadeur Sebastiano Cardi (Italie) aux fonctions de Vice-présidents, Mme Barbara Kremzar (Slovénie), aux fonctions de Rapporteur, et les autres membres suivants du Bureau : Afrique du Sud, Allemagne, Chili, Colombie, Costa Rica, Ghana, Hongrie, Japon, Nigéria, Ouganda, Pays-Bas, République de Corée, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Samoa, Suède.
 
Feuille de route
 
 
Me Sidiki Kaba a également indiqué que les priorités de la période triennale de sa présidence seraient de réconcilier la Cour avec l'ensemble des régions du monde, notamment avec l'Afrique ; de développer la coopération entre la Cour et les États ; de renforcer la complémentarité ; et de travailler à l'universalité du Statut de Rome.
 
Afin de relever ces défis, le Président Kaba a appelé au soutien et à l'engagement de toutes les parties prenantes, des États aux organisations internationales, et des organes de la Cour aux organisations de la société civile.
Il a souligné que « la justice peut devenir un puissant vecteur de paix doté de la vertu pédagogique d'éteindre la flamme de la violence et de rallumer celle de l'espoir » et a conclu son discours en garantissant à ses auditeurs qu'il « se donnera corps et âme à cette mission exaltante et ardue ».
 
D'autres allocutions ont été prononcées devant l'Assemblée par l'orateur principal, la Présidente de la République centrafricaine, Mme Catherine Samba-Panza, et par plusieurs autres orateurs de haut rang, notamment le Ministre des affaires étrangères du Sénégal, Mankeur Ndiaye, qui est intervenu au nom du Président du Sénégal, Macky Sall, et le Secrétaire général adjoint aux affaires juridiques, Miguel de Serpa Soares, qui est intervenu au nom du Secrétaire général des Nations Unies.
Le Président de la Cour, le Juge Sang-Hyun Song, le Procureur, Mme Fatou Bensouda, et le Président du Conseil de direction du Fonds au profit des victimes,  Motoo Noguchi, ont présenté leurs rapports annuels à l'Assemblée.
En outre, l'Assemblée a élu six membres du Comité du budget et
  
L'Assemblée a procédé à son débat général, qui a été enrichi par la présence de nombreux ministres, et tenu une séance plénière aux fins de débattre de la coopération, centrée sur deux sujets prioritaires : « la coopération dans le domaine des crimes à caractère sexuel et sexiste » et la coopération en général.
 
Plusieurs manifestations parallèles, certaines étant organisées par la société civile, ont eu lieu durant la session.
L'Assemblée a adopté cinq résolutions par consensus sur le budget 2015 de la Cour, sur les locaux permanents, sur la coopération, sur les victimes et les communautés affectées et sur la résolution « omnibus ».
L'Assemblée a également adopté le budget-programme de la Cour pour 2015, avec des crédits d'un montant total de 130,67 millions d'euros.
L'Assemblée a décidé de donner au Bureau le mandat de considérer les questions pratiques de reprendre sa treizième session au deuxième trimestre de 2015, aux fins de pourvoir un siège vacant de juge. 
 
La quatorzième session de l'Assemblée se tiendra du 18 au 26 novembre 2015 à La Haye.
Godé Kalonji
                  
 

Beni: le HRC exige un couloir humanitaire


Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s'est dit fortement préoccupé par les massacres de civils et autres violations des droits de l'homme actuellement en cours à Beni, dans la province du Nord Kivu.
« Plusieurs attaques au cours des trois derniers mois ont instauré un climat de peur généralisée et provoqué des déplacements » aux environs de la ville de Beni dans la province du Nord-Kivu, a déploré le porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'un point de presse tenu le vendredi dernier  à Genève. « Nous lançons un appel pour l'obtention d'un accès humanitaire afin d'aider les populations en détresse ».
« Nous disposons de témoignages crédibles qu'au moins 256 personnes, dont des enfants, ont été tuées lors d'attaques à la machette et à la hache depuis le mois d'octobre », a déclaré Adrian Edwards, précisant que les rapports font état toutes les semaines de nouveaux massacres par des groupes armés.
Carnage sans pareil
« Au moins 52 personnes ont été massacrées dans des villages (Ahili, Manzanzaba et Mulobya Kuisikivi) près de Oicha à l'ouest de Beni, les 7 et 8 décembre, et une semaine plus tard 19 personnes ont été tuées à proximité ».
Selon le HCR, la violence s'est également propagée vers le nord dans la Province Orientale, où sept personnes ont été tuées et leurs villages (Iziro, Mapasana et Meliota, à quelques 25 kilomètres de la frontière avec le Nord-Kivu) ont été brûlés dans la nuit du 16 au 17 décembre.
« La violence a entraîné des pics de déplacement dans la ville de Beni et dans les environs », a indiqué le HCR, précisant que 88 000 personnes au total ont été déplacées et vivent actuellement dans des écoles, des églises ou des familles d'accueil.
Les survivants bénéficient de peu de protection contre la violence et n'ont reçu pratiquement aucune aide, a déploré le HCR, ajoutant qu'ils ont besoin d'abris, de matériel de secours ainsi que d'un accès aux services de santé, à l'eau potable et aux écoles. « C'est d'autant plus préoccupant dans une région à forte prévalence du paludisme, de la typhoïde, de l'anémie, de la malnutrition et de la diarrhée ».
« Nous avons besoin d'un accès sûr à ces zones pour établir une présence humanitaire et pour aider la population traumatisée », a déclaré le porte parole du HCR, ajoutant que jusqu'à présent, cet accès s'est révélé relativement difficile.
Le HCR a appelé le gouvernement de la RDC à protéger la population civile à Beni et dans les environs et à permettre aux organisations humanitaires d'accéder aux zones touchées.
« Nous exhortons également la Mission de maintien de la paix des Nations Unies MONUSCO à accroître sa capacité et sa présence afin de protéger les civils à Beni et dans les villages voisins, et à appeler toutes les parties à rechercher une solution pacifique au conflit et respecter les droits de l'homme fondamentaux », a dit Adrian Edwards.
Godé Kalonji
 

Processus électoral en RDC :Vers la mise sur pied d’une commission d’éducation civique et électorale


 
La société civile de la RDC veille s'approprier le  processus électoral en cours en vue de le rendre transparent. C'est ainsi que les organisations de la société civile spécialisées dans la thématique élection ont au, cours d'une déclaration faite le samedi dernier au siège de Redhecic à Lingwala annoncées la mise sur pied rapide de la commission d'éducation civique et électorale.
Tirant les leçons des évaluations du processus électoral précédant, les organisations de la société civile, les missions d'observations de l'Union Européenne, Centre Carter et la Ceni se sont accordées sur la nécessité et le besoin urgent d'organiser les activités d'éducation civique et électorale des populations à la base. D'où la nécessité pour elles de mettre sur pied un cadre de concertation société civile Ceni à travers la commission d'éducation civique et électorale dont  ils ont crée.
Dans cette structure, on peut citer les associations comme la Ligue des Electeurs, la Nouvelle Société civile du Congo de Jonas Tshombela, le Réseau des organisations des droits humains d'éducation civique d'inspiration chrétienne(Rodhecic) Réseau gouvernance, élection et citoyenneté(Regec), synergie congolaise pour les élections.
Dans leur déclaration lue par le pasteur Emmanuel Kazadi de Regec, les organisations de la société civile membres de la commission d'éducation civique et électorale se désolidarisent de l'actuelle composition du cadre de concertation d'éducation civique et électorale et exigent sa requalification.
Combat de longue date des OSC
En effet, depuis le cycle électoral de 2005, la RDC s'est  engagée dans un processus électoral qui a connu l'implication et la mobilisation de plusieurs parties prenantes dont le Gouvernement, l'Assemblée Nationale, le Sénat, les partis politiques, les médias, la communauté internationale, les institutions d'appui à la démocratie ainsi que les organisations de la société civile. Celles ci  ont travaillé selon leurs spécificités et leurs champs d'actions en toute impartialité dans la sensibilisation à la base ainsi que dans l'observation du cycle électoral en vue d'accroitre la participation des électeurs audit processus et le rendre plus crédible. Ainsi, un cadre de concertation acteurs non étatiques (ANE) Commission électorale indépendante (CEI) avait été mis en place en 2005 en vue de coordonner les activités.
Mais aux dernières élections de Novembre 2011, aucune initiative significative d'éducation civique et de sensibilisation électorale de la population par les organisations de la société civile n'a été entreprise, signale Pasteur Emmanuel Kazadi. Cette situation était du d'une part, au manque des moyens financiers pour soutenir les actions de la société civile, et d'autre part, faute d'une information électorale élargie, explique t il.
En 2005,le cadre de concertation ANE CEI avait contribué largement à susciter la participation massive de la population au processus électoral.C'est ainsi que Jonas Tshombela, Me Sylvain Lumu ,  Annie Bambe, Paul Kabeya, Emmanuel Kazadi, Lusamba Luboya Cathy… ont jugé bon de mettre sur pied la commission d'éducation civique et électorale pour le processus électoral plus crédible en vue de susciter la participation massive de la population.
Godé Kalonji

mardi 16 décembre 2014

L'ONU pour l’accélération de la mise en œuvre de l'accord de paix Kinshasa+ M23


Un an après l'accord de paix entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe rebelle M23, l'ONU et ses partenaires estiment que la mise en œuvre de cet accord reste lente.
L'Envoyé spécial de l'ONU pour la région des Grands Lacs, Saïd Djinnit, le Représentant spécial du Secrétaire général en RDC, Martin Kobler, et les Envoyés spéciaux de l'Union africaine, de l'Union européenne, des Etats-Unis et de Belgique dans la région ont fait ce constat dans un communiqué de presse conjoint.
Certes, des mesures ont été prises en ce qui concerne l'amnistie et les efforts pour faciliter le rapatriement d'ex-combattants du M23, ont-ils noté.
Mais ils ont appelé les gouvernements de la RDC, de l'Ouganda et du Rwanda à renforcer leur collaboration pour accélérer le rapatriement des ex-combattants et de leurs familles et ont demandé aux dirigeants de l'ancien groupe rebelle à coopérer pleinement.
« Au-delà des questions d'amnistie et de rapatriement, un certain nombre de dispositions cruciales des Déclarations (de Nairobi) doivent encore être mises en œuvre », ont dit les envoyés spéciaux.
Il y a un an, le gouvernement congolais et le M23 signaient les deux Déclarations de Nairobi, au Kenya, s'engageant à des mesures immédiates pour trouver une solution durable aux questions soulevées lors du Dialogue de Kampala et pour mettre fin au conflit entre les forces armées de RDC et le M23.
L'ONU et ses partenaires ont appelé les dirigeants régionaux, en particulier les Présidents de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) à accompagner le processus de mise en œuvre de l'accord de paix.
Responsable des crimes au Kivu
Le M23 de triste mémoire fut un groupe armé dont les combattants ont commis des crimes de guerre à grande échelle pendant sa rébellion qui a duré 19 mois, a été vaincu en novembre 2013, grâce à la pression internationale exercée sur les responsables rwandais qui le soutenaient et au déploiement sur le terrain d'une « brigade d'intervention » des Nations Unies
Dans les semaines qui ont suivi la défaite du M23, plusieurs milliers de combattants appartenant à d'autres groupes ont également déposé les armes. Toutefois, le gouvernement a temporisé dans la mise en œuvre d'un nouveau programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) pour les ex-combattants, laissant ceux-ci et leurs familles languir dans des conditions déplorables sur des sites de regroupement.
De nombreux groupes armés restent actifs et leurs combattants continuent de se livrer à des attaques d'une grande brutalité contre les civils, et par ailleurs très peu d'efforts ont été faits pour traduire en justice les commandants du M23 et d'autres groupes armés impliqués dans des exactions. Godé Kalonji