La République Démocratique du Congo vit sous une tension politique qui ne dit pas son nom.Après plusieurs tentatives du maintien du régime en place au pouvoir, décrié par les opposants et la société civile, aucun opposant des plus amblématiques n'a quitté la prison centrale de Makala.Tissu social totalement déchiré, le fonctionnaire de l'état crie à l'assassinat volontaire des foyers des cadres qui ont tout donné à l'Etat et qui aujourd'hui sont incapables de s'acheter même leur tombe.Alors que pour la première fois de son histoire, le peuple s'attendait assister, au respect dans le delai constitutionnel, de la passation pacifique du pouvoir entre les Présidents sortant et entrant, l'opinion continue à assister aux hésitations de la centrale électorale d'affronter sans aucune nouvelle condition l'organisation des élections, libres, démocratiques et transparentes.Apès s'être retrouvée au pouvoir, une franche de l'oposition congolaise intensifie le baratinage du pouvoir pour qu'ensemble le bufteck ne les échappent...Pendant que certains des vrais opposants groupissent dans le géole et exclus de la liste des amnistiés conformement aux accords politiques ayant prolongé le mandat du Président Kabila, d'autres des plus populaires ont été empechés de déposer la candidature soit envalidés par la Commission Electorale Nationale Independante ( Ceni).La rue kinoise, porteuse des informations réelle de la situation, parlent dejà d'un report du scrutin tant attendu, à une date ultérieure...Alors que l'on entend crier à la démocratie et la libre expression, les défenseurs des droits humains ainsi que les journalistes congolais vivent sous la terreur.A titre d'exemple , depuis plusieurs mois, les défenseurs des droits de l'homme et les militants de mouvements citoyens sont victimes de la barbarie de ceux qui abusent du pouvoir public.L'un des cas les plus illustratifs est celui des membres de la Ligue Internationale de Formation en Droits Humains et Défense des Vulnérables (Lifdhav), qui n'ont cessé de subir, harcèlement, intimidation et attaques physiques.Dans un document adressé aux Nations Unies ainsi qu'aux autres organisations internationales de défense des droits humains, l'ongdh exprime ses inquiétudes face aux agressions dont continuent à être victimes ses membres.La dernière en date est celle, il ya quelques jours, de son président André Yolo Ngandandjo, qui a été farouchement mis à tabac à Lodja dans la province du Sankuru, par la milice soutenue par certains hommes forts du Gouvenement central.
Et pourtant, ce dernier était de retour à Lodja après un long moment d'absence suite aux menaces de mort qui pesaient contre lui.André Yolo a été grièvement blessé à la tête à coup de marteaux et des machettes par un groupe des personnes non autrement identifiées. Mais des sources locales indiquent que les bourreaux du président national de la Lifdhav seraient les militants du parti de Lambert Mende, Ministre de la communication qu'on ne peut plus présenter au congo à cause de ses multiples prises des positions en faveur du régime en place.Pour avoir mené des enquêtes sur les violations de droits humains et tueries commises dans le Sankuru par un groupe proche du ministre et qui sème la terreur dans cette partie du pays, appelé Kobo, André Yolo est restée depuis la cible des attaques de ladite milice.La famille du président de la Lifdhav restée sur place à Lodja a continué à subir les menaces et intimidations de la part des de ces hommes et a eu la vie sauve grâce à la Mission des Nations Unies pour la Stabilité du Congo "MONUSCO" qui a pu les déplacer vers un lieu tenu secret.Dans un communiqué de presse, la Lifdhav alerte l'opinion tant nationale qu'internationale sur la recrudescence des attaques et même tueries dont sont victimes ses membres tant à Kinshasa qu'en province. Ce qui constituent un handicap pour ses membres de bien mener le travail dans ce climat de terreur. Surtout que l'ongdh travaille pour répertorier et dénoncer les cas d'atteinte aux droits de l'homme alors que dans la plupart des cas, les auteurs sont membres des institutions étatiques bénéficiant de l'impunité de la part du régime en place.Avant d'appeler à l'ouverture d'une enquête indépendante après l'agression de André Yolo et celle du cameraman monteur Dodo Ndjibu et la levée de toutes les menaces qui pèsent sur ses membres et qui ont poussé certains à disparaître, cette organisation qualifie ces menaces de lâche intimidation pour faire taire les défenseurs des droits humains."Contraints de se cacher, Dodo Ndjibu, preneur de vue-monteur, Clarisse Muamba Kumande, journaliste, réalisatrice du film sos Sankuru, Blanchard Kanika (Chargé des investigations et préparations des paintes devant les juridictions internationales et Coordonnateur Adjoint pour la ville province de Kinshasa, ainsi que Tyty Tshidibi, assistante à la communication, vivent en cladestinité".Qu'à cela ne tienne, la Lifdhav n'entends pas baisser le bras pour promouvoir et défendre les droits de l'homme surtout en cette période électorale où les violences risquent de se multiplier.GK
