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jeudi 19 mars 2015

Affaire Ntaganda: la Chambre de première instance VI recommande l’ouverture du procès à Bunia


La Chambre de première instance VI de la Cour pénale internationale (CPI) a recommandé le jeudi  19 mars 2015 à la Présidence de la Cour que les déclarations d'ouverture du procès dans l'affaire Ntaganda se tiennent à Bunia, dans la Province Orientale.
Question délicate surtout sur le plan sécuritaire parce que plusieurs ressortissants de l'Ituri dont Lubanga, Germain Katanga, Mathieu Ngudjolo ont été transféré à la CPI. Ce qui fait que la population de cette partie de la RDC garde une dent dure contre la Cour Pénale Internationale.
La CPI n'a pas l'armée et la Police, mais elle coopère avec les états membres, pour l'exécution de son mandat.
Un communiqué de la CPI indique que  la Présidence de la CPI  consultera les autorités de la RDC et prendra une décision sur cette question, en consultation avec la Chambre de première instance, en temps voulu.
La Chambre a indiqué également que cette recommandation à la Présidence a été faite avec l'intention de rapprocher le travail judiciaire de la Cour des communautés les plus affectées.
Avant de faire cette recommandation, la Chambre a reçu un rapport du Greffe de la CPI sur les implications en termes de faisabilité et de sécurité de la tenue d'une partie du procès en RDC ou dans un emplacement proche, ainsi que les réponses du Bureau du Procureur, de la Défense, et des Représentants légaux des victimes.
Conformément à la Règle 100 du Règlement de procédure et de preuve, si elle estime que cela peut servir les intérêts de la justice, la Cour peut décider, dans un cas d'espèce, de siéger dans un État autre que l'État hôte pendant une ou plusieurs périodes si nécessaire, pour tenir tout ou partie des audiences de l'affaire.
 
Treize chefs de crimes
Bosco Ntaganda, ancien chef d'état-major général adjoint des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) est accusé de 13 chefs de crimes de guerre (meurtre et tentative de meurtre ; attaque contre des civils ; viol ; esclavage sexuel de civils ; pillage ; déplacement de civils; attaques contre des biens protégés ; destruction de biens de l'ennemi ; et le viol, esclavage sexuel, enrôlement, et conscription d'enfants soldats âgés de moins de quinze ans et leur utilisation pour les faire participer activement à des hostilités) et de 5 chefs de crimes contre l'humanité (meurtre et tentative de meurtre de civils ; viol ; esclavage sexuel ; persécution ; et transfert forcé de populations) qui auraient été commis en 2002-2003, en Ituri, RDC.
Bosco Ntaganda est détenu actuellement au quartier pénitentiaire de  la Cour pénale Internationale basé à la Haye, aux Pays Bas.
Godé Kalonji
 
 

J. Kabila appelé à remplacer les généraux Mandevu et Sikabwe Fall à la tête de « Sokola 2 »


Dans une déclaration faite hier jeudi 19 mars courant à Kinshasa, la Voix des sans Voix pour les droits de l'homme(VSV) s'inquiète de la détérioration des relations entre Kinshasa et la Mission Onusienne en RDC depuis la nomination des officiers soupçonnés des violations des droits de l'homme à la tête de la campagne militaire de traque des Fdlr lancée unilatéralement par les Fardc au Kivu.
Pour mettre fin à la tension entre la Monusco et le gouvernement congolais à ce sujet, la VSV exhorte le chef de l'Etat, Joseph Kabila à remplacer les généraux Sikabwe Fall et Bruno Mandevu. En effet, ces deux officiers sont sur la liste noir de l'Onu qui les accuse de graves violations des droits de l'homme en Ituri.
Il y a lieu de signaler que lors des opérations militaires contre la Lra en Ituri, les unités que dirigeaient Sikabwe Fall et Bruno Mandevu auraient commises de graves violations des droits de l'homme : viols, meurtres….
Ce bras de fer est né au lendemain du lancement fin janvier 2015, de l'opération Sukola II de la traque des rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda(FDLR). La MONUSCO avait dénoncé la nomination à la tête du commandement de l'opération, par le Président Joseph KABILA, de deux officiers généraux en l'occurrence, messieurs Fall Sikabwe et Bruno Mandevu soupçonnés d'avoir perpétré des violations des droits humains.
La MONUSCO avait donc déclaré clairement qu'elle suspendait  sa collaboration avec les Fardc dans la traque des FDLR jusqu'à ce que les deux officiers généraux soient écartés du commandement de l'opération Sukola II. Face à cette exigence de la MONUSCO, « JKK » a pris la décision de renoncer à l'appui de la MONUSCO dans la traque des FDLR.
La VSV est d'avis que le Président de la République a le droit, en sa qualité de Commandant suprême des Forces Armées de la RDC, de nommer les officiers qu'il juge capables de remplir la mission de défendre le territoire national.
Sans remettre en cause la compétence de deux généraux à la base du mauvais climat entre les autorités congolaises et la MONUSCO, la VSV estime que par le fait qu'ils ont été cités ou soupçonnés d'avoir commis des violations des droits de l'homme. Ils doivent être remplacés par d'autres officiers.
 
 
Les Fardc disposent de plusieurs officiers aguerris
 
« D'aucuns se demandent s'il est dans l'intérêt de la RDC  de renoncer au soutien de la MONUSCO pourtant bénéfique à des millions des Congolais, pour protéger seulement les deux généraux soupçonnés d'avoir commis des violations des droits de l'homme. Le questionnement peut aller plus loin pour savoir si parmi les dizaines des généraux dont dispose l'armée congolaise, il n'y a que les généraux Fall Sikabwe et Bruno Mandevu qui sont capables de traquer les FDLR », s'interroge Rostin Manketa, directeur exécutif adjoint de VSV.
 
La VSV  estime que l'Armée congolaise dispose d'Officiers Supérieurs et Généraux de haute facture et dont certains ont été formés dans de Grandes académies militaires à travers le monde et qu'il suffit de les mettre dans de bonnes conditions de travail avec des équipements appropriés pour qu'ils prouvent ce dont ils sont capables.
La MONUSCO étant l'une des missions les plus coûteuses des Nations Unies à travers le monde, VSV estime qu'il est important de la capitaliser pour faire face aux problèmes de sécurité, affirme la VSV.
La VSV exhorte Kinshasa à ne pas hypothéquer l'opportunité du désarmement effectif et de la neutralisation des FDLR  à cause de deux généraux soupçonnés d'avoir commis des violations des droits humains.
Par ailleurs l'Ongdh encourage  les militaires au front dans la traque des FDLR et les félicite  pour leur comportement respectueux des droits humains jusque-là et elle en appelle au soutien et à l'implication effective de la MONUSCO dans la traque des FDLR comme cela a été le cas dans l'offensive contre les troupes du  M23.
Conformément aux résolutions du conseil de sécurité, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation de la RDC, la VSV invite la mission Onusienne à apporter le soutien nécessaire aux FARDC pour le désarmement total des FDLR afin de permettre à la RDC de restaurer l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire congolais et de permettre à la population congolaise de vivre en paix et en sécurité.
La Mission Onusienne doit informer en amont et au moment opportun les autorités congolaises des violations des droits de l'homme commises par certains militaires des FARDC afin de les rassurer et d'éviter des suspicions, martèle VSV.
Godé Kalonji
 
 

La société civile exhorte le ministre Augustin Kalumba à sauver l’entreprise Transco


Dans une déclaration, la Société civile de Kinshasa (Socikin) félicite le gouvernement Matata, pour avoir pensé à  résoudre tant soit peu  le problème de transport en commun dans la ville de Kinshasa en créant la société Transco et en dotant celle-ci des bus modernes qui honorent le prestige de grand Congo.
La Socikin rappelle que les Kinois sont les « grands » bénéficiaires de cette vision et, par conséquent, la bonne ou la mauvaise administration de Transco peut impacter sur leur social.
De ce fait, la Socikin réclame un audit sérieux ou une enquête judiciaire pour vite sauver la société Transco qui, suite aux problèmes de gouvernance, ne tournerait plus comme on aurait souhaité, et du coup à un secteur vital et sensible de la vie quotidienne de la population kinoise.
Selon des sources qui se sont livrées à la Socikin, il est reproché à la société Transco la violation du code du travail marquée notamment par le renouvellement, sans cesse, du contrat d'essai, pratique qui fait que les agents demeurent pendant environ deux ans dans ce statut de contrat à durée déterminée.
 
Du népotisme
La socikin déplore le népotisme et le clientélisme qui caractériseraient la nomination au poste élevé sans tenir compte de méritocratie bafouant les retombées du contrôle de dossier des agents. D'après Me Carlos Mupili, coordonateur principal de la Socikin, la culture tribale fait rage à Transco. Ce qui fait  qui caractérise l'engagement et la révocation irrégulière des agents dans cette entreprise de transport urbain.
Face à cette situation, la Socikin invite le vice premier ministre et Ministre de Travail à veiller à l'application stricte de code du travail aux  entreprises.
Elle recommande au  Ministre de transport, de diligenter un audit pour sauver la Transco et les acquis de la révolution de la modernité prôné par le gouvernement congolais.
Godé Kalonji
 

Rébellion à la MP Kasai Occidental


Les sociétaires de la MP fustigent la gourmandise du PPRD dans le partage des responsabilités au niveau de la province
 
Ca bascule dans la Majorité présidentielle (MP) au niveau du Kasai occidental où toutes les activités de cette plate forme politique qui soutient le programme politique de Joseph Kabila sont suspendues à Kananga, chef lieu de la province.
Coup de tonnerre, c'est le coordonateur provincial de la Majorité Présidentielle, Martin Biselele  qui a annonce cette surprenante décision a la presse kanangaise hier jeudi 19 mars 2015.
Martin Biselele conditionne la reprise des activités de la MP aux conditions suivantes: partage équitable des dividendes politiques au sein de la Mp/ coordination du Kasai occidental, apurement des dettes de loyer d'un montant de 2.700$, apurement des reliquats de permanents pour 6 mois soit 210.000fc, le paiement régulier des cotisations des mandataires afin de permettre la plate-forme MP/ Kasai occidental a bien fonctionner et a faire face à toutes les charges de la coordination.
Le PPRD mange seul
Dans sa déclaration, Martin Biselele accuse ouvertement le Parti du Peuple pour la reconstruction et Développement (PPRD), parti phare de la Majorité Présidentielle de "Gourmandise".
En effet, 18 de 25 partis politiques composant la Mp au Kasai occidental étaient présents quand Martin  Biselele faisait sa communication.
Une source basée à Kananga indique que certains partis politiques de la MP/Kasai Occidental ont arraché leurs drapeaux de la permanence.
La déclaration annonçant la suspension des activités de la MP au Kasai Occidental a été signé par entre autres ,les partis politiques sociétaires de la MP dont  le PANU, CCU, UDA, PRM, AFDC, PAR, ACDC, CIDES, MNC/L, ULDC, MRJCO, PDC, PCCO, UDCO, COACA, UDSC, MPOD, UNADEF. Contacté pour donner son point de vue surtout que son parti est cité parmi les frondeurs De la MP/Kasai Occidental, le secrétaire général de CCU était réticent à notre appel.
Considéré comme fief de l'opposition, la province du Kasai Occidental  fait parler d'elle ce dernier temps dans sa prise de position.
Il y a une semaine, les notables de ce coin à l'initiative du sénateur Mbweshi s'opposent au nouveau découpage territorial surtout avec Tshikapa comme le chef lieu de la nouvelle province du Kasai qui comprendrait les territoires de Mweka, Luebo, Dekese, Ilebo et Tshikapa territoire.
Godé Kalonji
...ontant de 2.700$; Apurement des reliquats de permanents pour 6 mois soit 210.000fc; Le paiement regulier des cotisations des mandataires afin de permettre la plate-forme MP/ Kasai occidental a bien fonctionner et a faire face a toutes les charges de la coordination. Martin Biselele a accuse ouvertement le Pprd de "Gourmandise". 18 de 25 partis politiques composant la Mp au Kasai occidental etaient presents et d'autres ont arrache leurs drapeaux de la permanence. Voici la liste des partis qui ont signe la declaration de suspension des activites de la Mp au K. Occ: PANU, CCU, UDA, PRM, AFDC, PAR, ACDC, CIDES, MNC/L, ULDC, MRJCO, PDC, PCCO, UDCO, COACA, UDSC, MPOD, UNADEF
 
 

mardi 17 mars 2015

Détention au secret des leaders pro démocratie à Kinshasa :la Société civile de la RDC mobilisée

Plusieurs organisations de la société civile de la RDC se sont mobilisées à travers  une déclaration faite  hier mardi 17 mars 2015 pour condamner les arrestations des leaders pro démocratie Y en a marre du Sénégal, ballet citoyen du Burkina Faso ainsi que les activistes congolais de Filimbi, Lucha, Eloko Makasi.  
En effet, dans cette déclaration, plus de 73 organisations de la société civile congolaises toutes tendances confondues  exigent la libération sans condition des leaders pro démocratie détenus au secret à l'Anr.
Ces 73 organisations dont la Nouvelle Société civile du Congo(NSCC), Ligue des Electeurs(LE), Réseau des organisations des droits de l'homme d'inspiration Chrétienne(Rodhecic),Acaj… promettent de mener les activités de plaidoyer et de lobbying afin d'obtenir la libération de ces braves leaders des mouvements Y en a marre, Ballet Citoyen, Filimbi, Lucha, Eloko Makasi.
Elles  ont lancé un appel à l'ensemble de la société civile congolaise et africaine à la mobilisation générale jusqu'à l'obtention de la libération de congolais, sénégalais et burkinabé arrêtés le dimanche dernier à Masina.
D'après certaines sources, il semble que le Consul du Sénégal à Kinshasa a pu entrain en contact avec ses ressortissants membres du mouvement Y en a marre dans leur lieu de détention. A en croire ses sources, Fadel Barro, Aliou Sane et Malal  Talla sont détenus dans les meilleures conditions.
Les organisations signataires  De cette déclaration  sont extrêmement inquiètes des menaces sérieuses qui pèsent sur la liberté d'expression et d'opinion en République démocratique du Congo (RDC) à la veille des échéances électorales voulues par tous apaisées. 
Pour elles, l'arrestation et la détention arbitraire dans un lieu secret des militants de la démocratie, des journalistes, des invités et  artistes  rappeurs congolais, sénégalais et burkinabé opérées le dimanche  15 mars 2015 dans la Commune de Masina sont une illustration récente. Jonas Tshombela Kabiena, coordonateur national de la NSCC se dit indigné de cette arrestation  qui a eu lieu à l'issue d'un point de presse organisé par la plateforme congolaise « Filimbi, en swahili, autrement dit Coup de sifflet », le mouvement  sénégalais dit  « Y'en a marre» et par le « Ballet citoyen burkinabé», trois associations africaines travaillant dans le domaine de la démocratie et participation citoyenne à  Kinshasa pour échange  de leurs expériences.  
Les congolais interpellés avec les sénégalais et Burkinabe n'ont à ce jour bénéficié d'aucune visite de leurs proches et avocats conseils, étant donné que le lieu de leur détention demeure tenu  au secret, regrette Jonas Thombela.
Craignant pour leur sécurité  les organisations signataires condamnent   ce qu'ils qualifient des actes d'intolérance et d'intimidation qui menacent gravement la liberté d'expression et la liberté d'opinion,  et ternissent l'image de la RDC en  matière de respect des libertés publiques.
Tension à Goma hier
Une dizaine de militants congolais de l'organisation Lutte pour le changement (Lucha) ont été arrêtés  hier mardi  17 mars courant à Goma, au Nord Kivu, pour avoir protesté devant les locaux de l'Agence nationale de renseignement (ANR) qui détient un des leurs à Kinshasa.
Deux ressortissants belges ont également été pris à partie par les forces de l'ordre.
Selon un militant de Lucha qui a requis l'anonymat, « Il y a douze militants de Lucha qui viennent d'être arrêtés à l'ANR de manière très brutale. Ils sont allés là-bas (...) demander la libération immédiate et sans condition de Fred Bauma et des autres militants pro-démocraties » arrêtés dimanche à Kinshasa, a déclaré à l'AFP le militant.
D'après une source à Goma, Lucha avait « informé la mairie » qu'elle tiendrait mardi matin une « manifestation tout à fait pacifique ».
Julien Paluku, le gouverneur de la province du Nord Kivu a  confirmé à l'AFP l'« interpellation d'une dizaine » de militants.
Samedi dernier
Samedi, des militants du mouvement sénégalais Y'en a marre, burkinabé Balai citoyen et de Lucha avaient organisé à Kinshasa une rencontre destinée à sensibiliser la jeunesse sur les questions de gouvernance et de démocratie. Dimanche, les organisateurs ont tenu une conférence de presse mais les forces  de l'ordre sont intervenues pour arrêter une trentaine de personnes.
Parmi les militants toujours détenus lundi figuraient des Congolais, dont Fred Bauma de Lucha, le Burkinabé Sidro Ouedraogo de Balai citoyen, ainsi que les Sénégalais Fadel Barro, meneur charismatique de Y'en a marre, Aliou Sané et le rappeur Fou malade.
Les arrestations ont été dénoncées par plusieurs associations congolaises, sénégalaises, burkinabés et non africaines, qui ont demandé la libération des personnes détenues.
Y'en a marre, un mouvement formé par des jeunes, dont des rappeurs, a été à la pointe du combat contre un troisième mandat du président sénégalais Abdoulaye Wade (2000-2012).
Balai citoyen voulait pour sa part a empêché le président Blaise Compaoré, en poste depuis 27 ans, de modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat. Fin octobre 2014, Blaise Compaoré a abandonné le pouvoir sous la pression de la rue.
En RDC, le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne peut pas briguer un nouveau mandat en 2016, mais l'opposition soupçonne son camp de chercher les moyens de le maintenir au-delà du terme de son quinquennat. Godé Kalonji



Nord-Kivu: insécurité grandissante à Rutshuru


Le territoire de Rutshuru est en plein insécurité. Cette affirmation a été faite par la coordination provinciale de la Société civile du Nord Kivu dans un communiqué.
 
Pour Me Omar Kavota, porte parole et vice président de la société civile du Nord Kivu, les ennemis de la paix veillent détourner l'attention des FARDC, des Forces de l'ordre et des Services de sécurité de leur objectif principal de traquer les FDLR en semant la terreur et la désolation à Rutshuru.
 
Rien ne peut s'expliquer, qu'au même jour, on tue à Rutshuru, on kidnappe là-bas et on impose une sorte de terreur dans la population dans un territoire où l'on commençait à chanter la paix après débâcle du M23, regrette Me Omar Kavota.

Il a déploré les vagues d'assassinat à Bunagana et de kidnapping  de 8 civils à Mabenga.

En effet, c'est au tour de 8h locale,  hier mardi  matin que les 8 personnes ont enlevées à Mabenga.  Les victimes, étaient des  passagers à bord d'un muni-bus  qui quittaient BUTEMBO pour GOMA, lorsqu'ils ont été interceptés non loin du Pont Mabenga, entre la station de la Rwindi et la Cité de Kiwanja, au nord de Rutshuru-centre.

A en croire les informations livrées à la Coordination Provinciale de la Société Civile, les 8 personnes dont questions sont essentiellement des hommes soutirés parmi 18 passagers, les femmes ayant été épargnées par les ravisseurs.
 
Jusqu'à hier soir, l'identité des assaillants ainsi que le mobil de leur acte criminel n'est pas encore connu.

En fait, depuis quelques mois, les kidnappings se révèlent plutôt intempestifs sur le tronçon Kanyabayonga-Kiwanja, regrette Me Omar Kavota.

Il y a lieu de signaler que dans l'après-midi de lundi dernier, un autre véhicule qui venait de Butembo pour Goma a été intercepté à hauteur de Vusendo. A la tentative du kidnapping des passagers à bord, l'un des passagers, Mr Kadima, Préfet des Etudes de l'Institut Kiwanja-Cité qui a osé fuir s'est vu logé des balles dans ses jambes.
 
Il se trouve présentement admis  pour les soins à l'Hôpital Général de Rutshuru.

Hier soir, les rumeurs faisant état de kidnapping d'un élève a  ont circulé dans le Village de GASIZA, en Groupement de Bweza, à environs 15km-sud de Rutshuru-centre.
Godé Kalonji 
 
 

lundi 16 mars 2015

la vérité sur les arrestations de Masina


Le départ de l'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade grâce à la pression de la rue et la fuite de Blaise Compaore du Burkina Faso sont un test de valeur, pour la jeunesse de ces deux pays qui s'était mobilisée.
En  vue de renforcer le processus démocratique et la gouvernance des institutions politiques à travers la promotion d'un processus électoral libre, démocratique, transparent et apaisé, la jeunesse congolaise réunie au sein des différentes associations comme la Lutte pour le Changement(Lucha),Jeunesse pour une nouvelle société(JNS), Forum de la jeunesse pour l'excellence(FNJ), Filimbi, Eloko makasi ont fait appel aux mouvements sociaux africains comme « Y'en a marre » du Sénégal et « Balai citoyen » du Burkina Faso, pour échange d'expériences en vue  d'un éveil de la conscience de la jeunesse congolaise sur les prochaines élections en RDC.
 L'atelier avait, entre autres, pour objectif de discuter sur l'engagement citoyen des jeunes dans le contexte de la RDC.
Filimbi étant un mouvement d'action civique de jeunes congolais porté par Fred Bauma (Lucha), Ben Kabamba (JNS) et Horli Ndjoli (FNJE), a organisé à Kinshasa, plus précisément dans la commune de Masina du  14 au 15 mars un atelier qui a regroupé les jeunes provenant du Katanga, Nord-Kivu et de Kinshasa pour parler d'engagement civique et de mobilisation de la jeunesse sur le processus électoral en cours, surtout pour renforcer le processus démocratique et la gouvernance des institutions publiques à travers notamment la promotion d'un processus électoral libre, transparent et apaisé. 
Ainsi, la présence des Sénégalais et du Burkinabe, Fadel Barro, Aliou Sane, Malal Talla, Ouedraogo Sbiri était un moment important d'échange d'idées, pour un engagement pacifique et citoyen des jeunes de la République démocratique du Congo.
Cette rencontre avait pour but d'exercer une citoyenneté plus volontaire et plus épanouie dans tous les domaines d'intervention en milieu associatif, dans les universités, dans le monde de l'art, en  politique, dans le monde de l'entreprise. Il ne s'agit donc pas de mener des activités subversives contre Kinshasa.   
Les membres des mouvements civiques  de jeunes « Y En A Marre » et « Balai Citoyen », sont venus à Kinshasa pour un partage d'expériences et un enrichissement mutuel, contrairement à ce que certains médias ont relayé.
C'était le dimanche 15 mars 2015 soir. Après la  conférence de presse tenue dans les locaux de « Eloko Makasi », à Masina, une quarantaine de personnes ont été arrêtées.
Pourtant un concert populaire était prévu en fin d'après-midi, de 18h à 21h. Il y a eu arrestations des artistes, des techniciens et des activistes ainsi que les journalistes. Comme à ses habitudes, la police a procédé à la destruction des biens  et  saisi des matériels de sonorisation, éclairage, bâches, ordinateurs, téléphones… . Ce qui a empêché  le groupe à tenir le concert.
« Des hommes en uniforme de la police militaire (PM) et d'autres en civil sont arrivés dans 4 pick-up blancs. Apres avoir identifié les non-Congolais dans l'assistance, ils ont emmené environ 40 personnes, parmi lesquelles un diplomate d'un pays occidental », a témoigné un rescapé.
St/Arrestations en masse
Dans ce désordre, les trois leaders du mouvement « Y En A Marre » ,Fadel Barro, Aliou Sane, Malal Talla et 1 des leaders du mouvement « Balai Citoyen », Ouedraogo Sibiri , Fred Bauma, membre de Lucha de Goma, et l'un des leaders de Filimbi, Mouvement Citoyen congolais , Kevin Sturr, diplomate, Directeur du Bureau de la démocratie, Droits Humains & Gouvernance de l'Usaid ont été arrêtés et ils seront d'après certaines sources détenues à l'ANR.
Alain Canonne Mutombo, co-directeur de « Eloko Makasi », maison de production consciente, installée à Masina, partenaire artistique de l'évènement , Lucrèce Lopengo alias Lyke Mike,  rappeur engagé, co-directeur de « Eloko Makasi » , Deddy Kishimbi, informaticien participant à l'atelier, de Kolwezi, Yves Makwambala,  informaticien, contractuel, Khadafi Mbuyamba, cameraman, documentariste , Dieu merci, cameraman stagiaire et plusieurs artistes du collectif « Eloko Makasi », participants à l'atelier et au projet ont été arrêtés.
D'autres personnes sur place ont été arrêtées.
« Aucun des actes posés par les membres du mouvement Filimbi ou leurs partenaires, aucune de nos prises de position, ne sont insurrectionnels » regrettent les organisateurs. Pourtant  Eloko Makasi a demandé et obtenu toutes les autorisations légalement requises devant leur permettre d'organiser leurs activités en public, explique Horly Ndjoli.
Une rencontre avec Kalev sollicitée
Dans une lettre, les membres du mouvement Filimbi, et membres du comité d'organisation du Projet Engagement Citoyen de la Jeunesse, sollicitent une rencontre avec les autorités, dont l'Administrateur-Directeur General de l'Agence Nationale de Renseignements, Kalev, afin de lui apporter tous les éclaircissements sur leur initiative.
« Nous ne doutons pas qu'après cette rencontre nos compagnons et les passants arrêtés seront libérés », disent-ils. 
L'Ambassade des Usa en RDC indignée
Dans un communiqué, l'Ambassade des Usa en RDC déplore l'arrestation d'un diplomate américain à Kinshasa. Il s'agit du directeur de la division Démocratie, Droits et Gouvernance de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), Kevin Sturr. Ce diplomate  a été détenu par les autorités congolaises avec des journalistes et d'autres personnes ayant participé à une conférence de presse qui s'est tenue à Masina, le dimanche 15 mars.
« Bien que nous n'ayons pas encore été officiellement informés de la raison de sa détention, nous tenons à souligner que M. Sturr participait à un point de presse portant sur un événement de la société civile qui a rassemblé des jeunes Congolais et certains jeunes activistes du continent en vue d'un échange d'idées sur l'importance de l'engagement citoyen dans le processus politique », précise l'Ambassade des Usa en RDC dans un communiqué.
D'après l'Ambassade des Usa, cet événement a été sponsorisé en partie par le gouvernement des Etats-Unis. Ce qui justifie la présence de ce diplomate arrêté.
« Cet événement, sponsorisé en partie par le gouvernement des Etats-Unis, est l'une des diverses activités que le gouvernement américain soutient et auxquelles prennent part les jeunes et la société civile, dans le cadre de notre engagement global visant à encourager la prise en compte d'un large éventail d'opinions. Ces groupes de jeunes connus, respectés et non-partisans et les organisateurs des événements de ce weekend comptaient promouvoir la participation de la jeunesse congolaise au processus politique et encourager les jeunes à exprimer leurs points de vue sur les questions qui les concernent. Des membres du gouvernement congolais et des partis de la coalition au pouvoir étaient invités et certains d'entre eux étaient présents lors de cet événement », explique l'Ambassade américaine à Kinshasa.  La VSV dénonce le recours, en RDCongo, aux pratiques et méthodes rétrogrades frisant le retour en force du pouvoir autoritaire en vue de terroriser des personnes et d'étouffer tout élan citoyen de prise de conscience devant éventuellement se traduire par la mobilisation de la population contre toute forme d'oppression des dirigeants au pouvoir en Afrique.
VSV pour la localisation des victimes
La Voix des sans Voix pour les Droits de l'homme(VSV) plaide pour la localisation des personnes enlevées par la police et agents de l'Anr.
L'Ongdh exige la libération immédiate et sans condition de toutes les victimes en vue de leur permettre de poursuivre librement leurs activités en RDC et dans d'autres pays africains.
La VSV demande aux autorités congolaises en général et au Vice-Premier Ministre de l'Intérieur et au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux et Droits Humains, en particulier de tout mettre en œuvre pour la localisation de toutes les personnes enlevées notamment les leaders des mouvements burkinabé « Balai citoyen » et sénégalais  « Y en a marre » ainsi que tous leurs collègues et compagnons d'infortune congolais.
En effet, l'enlèvement des leaders des mouvements citoyens sénégalais et burkinabés  indigne la VSV surtout que les leaders de ces mouvements sociaux  n'ont posé aucun acte délictueux ravale davantage la RDC au rang d'un Etat non respectueux des droits et libertés fondamentales notamment les libertés d'expression et d'opinion, de circuler librement,... alors que les mêmes leaders ont pris part aux mêmes activités dans d'autres pays africains sans être inquiétés.
Godé Kalonji
 
 
 

samedi 14 mars 2015

Quatre affaires pour deux personnes devant la justice sans issue


Le feuilleton judiciaire opposant Me Idrissa Shabani wa Shabid à son ancien client le sujet nigérian, Ernest Ifeanyi Mwadijaku est loin de se terminer malgré l'implication du conseil national de l'ordre des Avocats et des organisations de la société civile comme la Fondation Bill Clinton pour la Paix(Fbcp).
Cette affaire tire son origine du conflit d'honoraires.
En effet, Me Shabani soutient que son ancien client lui est redevable d'une somme de 8.500 dollars américains représentant le solde restant dû à des honoraires définitifs lui demandés dans les affaires enrôlées sous RPE 081 et RPE 11988 devant le tribunal de Commerce et la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe.
Pour ce dossier, il y a lieu de signaler que quatre affaires sont devant la justice.
Une affaire  au sujet de conflit d'honoraires est pendante devant le tribunal de commerce de Kinshasa/Gombe siégeant en matières commerciales et qu'elle est inscrite  à la chambre V au RC/E 3969. Cette affaire a été renvoyée à deux semaines.
Acharnement judiciaire
Un autre dossier est inscrit au RP .11.092/5. Celui-ci oppose toujours l'avocat Idrissa Shabani wa Shabid à son ancien client Ernest Ifeanyi devant le Tribunal de Paix de Pont Kasa-Vubu. En effet, Ernest Ifeanyi Muadjaku a porté plainte contre son ancien avocat pour imputation dommageable suite à ces déclarations faites au cours d'une audience publique au tribunal de Paix du Pont Kasa vubu. Dans cette audience publique, Me Idrissa Shabani wa Shabid a accusé son ancien client d'avoir l'habitude « d'acheter la conscience des Magistrats ».  Propos qui, selon Me Didier Dimina, avocat d'Ernest Ifeanyi ont énervé  la déontologie des avocats et ont souillé l'image et l'honneur de son client.
Une autre affaire s'est déroulée  toujours devant le Tripaix du pont Kasa Vubu et inscrite sous  RP 10.384/5 relative à la citation directe de Me Idrissa Shabani wa Shabid contre son ancien client, Ernest Mwajiaku Ifeanyi, gérant des établissements Alitraco Motors.
Enfin, la quatrième et dernière affaire est pendante devant le Tripaix du pont Kasa Vubu  et inscrite sous RP 11.11.178/5 où Me Idrissa Shabani wa Shabid a porté plainte contre son ancien client Ernest Ifeanyi pour imputations dommageables, faux et usage de faux. L'audience publique qui devrait avoir lieu le vendredi 13 mars 2015 a été renvoyée à la huitaine, le temps pour les  avocats d'Ernest Ifeanyi de s'imprégner du dossier.
Même au Tripaix du pont Kasa vubu, les juges sont fatigués de feuilleton judiciaire sans issue qui oppose Me Idrissa Shabani à son ancien client, Ernest Ifeanyi.
Le vendredi dernier, l'affaire inscrite au RP11.11 178/5 devrait passer devant la chambre V mais les juges ont préféré transféré ce dossier à la chambre III.
Pour certains observateurs, il s'agit d'un acharnement judiciaire de la part de Me Idrissa Shabani contre ce sujet nigérian, Ernest Ifeanyi.
Il appartient donc à la justice congolaise qui instruit toutes ces affaires de dire le droit en vue de départager ces deux parties.
Mieux vaut un mauvais arrangement qu'un long procès, dit on. L'arrangement à l'amiable s'avère nécessaire, pour mettre fin  de ce feuilleton judiciaire qui a trop durer.Godé Kalonji
 
 
 
 
 
 

Les Ongdh dénoncent la détention illégale et contnue de Christopher Ngoyi Mutamba à Makala

 
Dans une déclaration faite le  samedi 14 mars courant à Kinshasa, les organisations des droits de l'homme de la RDC déplorent la détention illégale et prolongée de l'activiste Christopher Ngoyi Mutamba.
Par ailleurs, l'audience publique pour ce dossier est fixée le mercredi 18 mars 2015 à la prison centre de Makala, pour régulariser la procédure, car à la première audience  le défenseur  qui s'était déroulée le 4 mars, la victime   n'a pas été notifié officiellement.
C'est ainsi que  le Tribunal s'est déclaré non saisi à son égard et a  renvoyé  l'affaire le 18 Mars 2015.
Il est à noter que la République Démocratique du Congo s'est constituée partie civile et s'était fait représenter par un collectif de dix avocats coordonné par le  Bâtonnier du Barreau de Kinshasa/ Gombe, Me Mukendi, l'ancien Bâtonnier du Barreau de Kananga et Député national,   Ambroise Kamukuny et  l'ancien Bâtonnier du Barreau de Bandundu, Me Mbere contre les peuples Congolais.
La Défense est constituée par un collectif des avocats conduit par l'ancien Bâtonnier  National Mukendi  WA Mulumba.
Pour rappel, le défenseur des droits humains, Christopher Ngoy Mutamba, Président national de l'ONG » Synergie Congo Culture et Développement » et Coordonnateur de la plateforme  Société civile de la République Démocratique du Congo ; dans le cadre de ses activités a organisé une   sensibilisation de la population sur  les revendications citoyennes et en marge du débat démocratique sur la révision du cadre juridique relatif aux élections en RDC. Christopher Ngoy  a multiplié des activités au début janvier 2015, afin de mobiliser la population  pour participer au meeting  du 11 janvier, cinq jours avant la session de l'Assemblée nationale devant adopter les modifications de la loi électorale.
Godé Kalonji

jeudi 12 mars 2015

Journée Internationale de la femme: Déclaration du Directrice Exécutive du PAM


une écolière népalaise au sommet du Mont Everest. A l’école primaire, où elle a reçu des repas scolaires distribués par le PAM, Nimdoma rêvait d’accomplir des choses extraordinaires. Elle a réalisé son rêve et ne s’est pas arrêtée à l’Everest, qu’elle a conquis à 17 ans. Merveilleux exemple de ce que les femmes peuvent accomplir, Nimdoma a ensuite gravi les plus hautes montagnes de chaque continent, avec une équipe d’alpinistes exclusivement féminine.

Cette année, en cette Journée internationale de la femme (8 mars), je veux rendre hommage aux filles et aux femmes qui rêvent en grand. Agir pour les femmes, c’est agir pour l’humanité. Au PAM, nous pensons que ce sont les filles et les femmes qui nous permettront d’atteindre notre objectif ultime de Faim Zéro dans le monde. Les femmes et leur travail, qu’il soit rémunéré ou non, sont au centre de la production, de la préparation et de l’approvisionnement en nourriture, et elles sont donc indispensables à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Le 8 mars de chaque année, nous célébrons les différentes facettes de la femme. Mais une autre image nous apparaît : celle des femmes touchées par la faim et la précarité. En 2014, une étude sur le genre réalisée par le PAM dans l’un des pays les plus pauvres du monde, avait montré que les femmes avaient deux fois moins de temps pour se reposer que les hommes au cours d’une journée. A 7h du matin, alors que les hommes se réveillaient pour prendre leur petit-déjeuner, les femmes avaient déjà travaillé pendant deux heures pour préparer le repas, aller cher cher l’eau et s’occuper des enfants. Elles allaient aussi se coucher plus tard que les hommes.

Nous ne pourrons atteindre la « Faim Zéro » dans le monde que lorsque les femmes, les filles, les hommes et les garçons auront les mêmes opportunités, un accès aux ressources égal, et pourront participer aux décisions qui façonnent le monde dans lequel ils vivent. Imaginez le futur.
                  
  
Le PAM est la plus grande agence humanitaire qui lutte contre la faim dans le monde en distribuant une assistance alimentaire dans les situations d'urgence et en travaillant avec les communautés pour améliorer leur état nutritionnel et renforcer leur résilience. Chaque année, le PAM apporte une assistance à quelque 80 millions de personnes dans près de 75 pays.

mercredi 11 mars 2015

BCNUDH : après Scott Campbell, José Maria Aranaz montre ses couleurs

Dans le cadre de son mandat tel que défini par le Conseil de sécurité des Nations Unies, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo (RDC) assure une surveillance étroite de la situation des droits de l'homme à travers le territoire congolais et procède à des analyses des tendances relatives à cette situation .
Des informations sur ces tendances, qui sont régulièrement partagées avec les autorités congolaises afin qu'elles prennent les actions nécessaires en vue de traduire en justice les auteurs des violations des droits de l'homme documentées par le BCNUDH, sont présentées de manière mensuelle à la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies.

Fin de mandat de la Monusco :intense discussion entre Kinshasa et le conseil de sécurité de l’Onu

Une intense discussion est en cours entre le gouvernement de la RDC et le conseil de sécurité des Nations Unies sur le renouvellement de mandat de la Monusco étant donné que le mandat de la mission onusienne prend fin le 31 mars courant conformément à la résolution 2147.
Par sa résolution 2147 (2014), le Conseil a décidé de proroger le mandat de la mission et de sa brigade d'intervention à titre exceptionnel jusqu'au 31 mars 2015.
Dans la même résolution, le Conseil a noté la nécessité d'une stratégie de sortie clairement définie et a décidé que les reconfigurations futures de la MONUSCO et de son mandat seront fonction de l'évolution de la situation sur le terrain et des progrès vers la réalisation des objectifs fixés conformément aux trois priorités énoncées dans le concept stratégique, à savoir la protection des civils, la stabilisation et l'appui à la mise en œuvre de l'Accord-cadre pour la République démocratique du Congo et la région.
Depuis l'année passée, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki moon avait décidé de réduire à 10% l'effectif de la Monusco. Ce dégraissage  a fait qu'une  partie des soldats de la paix quitte le pays et un grand nombre des militaires sont déployés dans la partie Est de la RDC, notamment au Kivu et Katanga en vue de faire à l'insécurité causée par la présence des groupes armés dont les Mai Mai toutes tendances confondues, les Fdlr et Adf Nalu.

Dégraissage  des effectifs de la Monusco à tout prix