Selon les observations faites sur les trois années 2008, 2009 et 2010, les élections à venir de 2011 ne seront envisagées qu'en termes de "réélection" ou de "correction". Les candidats élus en 2006 attendent monter et démontrer que le scrutin de 2006 avait réellement été le meilleur. Or, ceux qui se présenteront en 2011 comme rivaux de ceux qui ont été élus en 2006 affichent jusqu'ici la tendance à se positionner comme ayant été injustement écartés. Curieux est de constater que ce comportement est partagé même par ceux qui n'avaient pas posé leurs candidatures en 2006.
Le constat actuellement est que chaque acteur politique aussi bien de la majorité présidentielle que de l'opposition cherche à pouvoir arriver à développer des stratégies de communication, d'une part pour se maintenir au pouvoir, d'autre part pour éloigner ses potentiels concurrents, de la même famille politique soient-ils. En tout état de cause, une échéance électorale vise principalement à maintenir et consolider le contact avec l'élite politique et sociale " en aval" par le régime politique.
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Quelques enseignements majeurs tirés des expériences américaine et congolaise, des stratégies de communication peuvent aider à élargir les propos et à les rendre plus didactiques:
- Une stratégie politique repose sur les qualités relationnelles qui mettent ensemble public et ceux qui viennent rechercher un mandat auprès d'eux.Ces qualités sont à découvrir, à créer ou à recréer.
- La qualité relationnelle doit être portée par une "image forte" qui cristallise les sentiments.Cette image forte qui est une représentation ou une impression que le public projette sur quelqu'un, doit être conçue comme véritable arme car c'est au regard d'elle que les rivaux et concurrents vont se positionner et préparer la réplique.
- La représentation à travers une "image forte" demeure du domaine de la perception et des sentiments.Le dramaturge français Jean Racine donne à voir, dans sa pièce Britannicus, l'exemple de l'homme politique Néron comme personnage rusé, sans scrupules et plein de manigances, n'ayant comme réelle et ultime passion que celle du pouvoir.
A suivre

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