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mardi 20 septembre 2011

S.O.S/VSV.:PLUSIEURS PERSONNES EN DETENTION ILLEGALE ET PROLONGEE SOUS PRETEXTE DES «RAISONS D’ENQUETE » DANS LES CAHOTS DES SERVICES DE SECURITE A KINSHASA

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) vient une fois de plus  tirer la sonnette d’alarme à l’attention des autorités de la République Démocratique du Congo (RDCongo) sur la recrudescence de la persécution des civils, policiers et militaires des Forces Armées de la RDCongo (FARDC), majoritairement originaires de la province de l’Equateur.

En effet, ces personnes sont victimes d’actes d’enlèvements, de mauvais traitements et torture, de disparition et de détentions illégales et prolongées au secret. 

Elles ont été placées en détention aux cachots de l’Etat-Major Région Militaire (ex DEMIAP), de l’Agence Nationale des Renseignements, Département de Sécurité Intérieure (ANR/DSI), du camp Kokolo et du Camps Tshatshi, et ce, dans des conditions infra humaines et sans jugement, sous prétexte des « raisons d’enquête ».

En guise de rappel, les victimes ont été suspectées et appréhendées consécutivement à l’attaque de la résidence du Chef de l’Etat, dimanche 27 février 2011. 

Parmi les personnes arrêtées, il y a des victimes de règlement de compte pour avoir travaillé avec le sénateur Jean-Pierre BEMBA GOMBO, Président du Mouvement de Libération du Congo (MLC).

Dans les différents lieux de détention, la quasi-totalité des victimes auraient été largement entendues. L’interrogatoire avait trait non seulement à l’attaque de la résidence du Chef de l’Etat, mais aussi, à leurs origines tribales ou provinciales.

Eu égard à ce qui précède, la VSV  exige des autorités RDCongolaises de :

-      mettre tout en œuvre pour stopper cette politique de persécution des civils, militaires des FARDC et policiers ;

-      garantir la vie, la sécurité et l’intégrité physique et psychologique de toutes les personnes détenues dans les cachots parallèles ci-haut cités et assurer leur déferrement devant une juridiction compétente où le droit à la présomption d’innocence et à un procès juste et équitable leur sera garanti en cas des griefs sérieux à charge ;

-      libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes arbitrairement arrêtées et illégalement détenues ;

-      ouvrir une enquête indépendante contre les auteurs des actes d’enlèvement, de torture, arrestations arbitraires, détentions illégales en vue de les traduire en justice pour qu’ils répondent de leurs actes devant la loi. 
   
Fait à Kinshasa, le 20 septembre 2011.

LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)


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