Processus électoral
- «Elections 2011 : la dernière ligne droite». Ce titre barre la Une du journal Le Potentiel paru ce matin.
- «Pour la crédibilité des élections : le Vice-président de la CENI veut une Société civile forte», lit-on dans les colonnes du journal L’Avenir.
- «Ni derrière Tshisekedi, ni derrière Kengo ou Kamerhe: Oscar Kashala ira jusqu’au bout», révèle le quotidien La Prospérité.
- «Scrutins de novembre 2011: le pari du Révérend Père Rigobert Minani de mobiliser 124.000 observateurs électoraux», rapporte le journal Le Phare.
- «Avec l’appui de l’EISA : la Société civile en formation sur l’observation des élections», écrit Le Potentiel.
Nation
- «Province Orientale: la localité de Getty est tombée aux mains des miliciens du FRPI», peut-on litre sur le site de Radio Okapi.
- «Clause de cessation des réfugiés rwandais : la RDC doit prendre position», exhorte le journal L’Avenir.
Processus électoral
«Elections 2011 : la dernière ligne droite». Ce titre barre la Une du journal Le Potentiel paru ce matin. «La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), persiste et signe : les élections auront bel et bien lieu à la date prévue : le 28 novembre 2011, écrit le quotidien kinois.
Les assurances sont du président du Bureau de cette institution, Pasteur Ngoy Mulunda». « Que tous les protagonistes cessent de rêver d’un quelconque report, tranche le président de la CENI.
L’on vient donc de s’engager dans la dernière ligne droite de ce processus électoral ». «La vérité, rien que la vérité et toute la vérité que l’on attendait de la CENI vient d’être dite, note Le Potentiel.
En effet, le président de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, Pasteur Ngoy Mulunda, a été clair dans ses dernières déclarations à la presse».
Dans deux points de presse, poursuit l’auteur de l’article, tant en français qu’en lingala, dans le but évident d’être mieux entendu par une large couche de la population, «il a tenu à lever toute équivoque autour du déroulement des élections présidentielle et législatives du 28 novembre».
Autre élément d’assurance pour la CENI, renseigne le journal, «sa disponibilité à maintenir le dialogue permanent avec tous les protagonistes en fonction des élections crédibles et apaisées».
Pour le Pasteur Ngoy Mulunda, «la CENI s’est engagée à organiser des élections crédibles et apaisées. Aussi, elle demeure ouverte dans le but de maintenir un dialogue permanent et instaurer un climat de confiance».
«Pour la crédibilité des élections : le Vice-président de la CENI veut une Société civile forte», lit-on dans les colonnes du journal L’Avenir. «Le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) appelle la société civile congolaise à être forte pour des élections crédibles, rapporte le journal.
Le professeur Jacques Djoli demande à la population de faire confiance à la CENI, car la mission de cette dernière institution est de transformer les besoins de la population en résultats électoraux».
Il l’avait dit à l’ouverture de l’atelier réunissant les délégués des ONG de la Communauté Economique pour le Développement de l’Afrique australe (SADC), de la RDC, ainsi que les membres du gouvernement sur le dialogue entre les multiples acteurs du processus électoral en RDC.
Selon Robert Mabala, le secrétaire exécutif du CNONGD, cité par le journal, «cette rencontre de deux jours visait la consolidation du dialogue entre les différents acteurs engagés dans le processus électoral en RDC».
«Les ONG qui font partie de la Société civile sont aussi des acteurs importants dans le processus. Nous voulons qu’au niveau des acteurs de la société civile qu’il y ait dialogue. Qu’il y ait dialogue entre société civile et les partis politiques, entre société civile et l’Etat, afin que chacun fasse ce qu’il peut faire pour la réussite des élections dans notre pays», avait-il lâché.
S’exprimant à cet effet, le vice- président de la CENI a fait remarquer à l’assistance que le pays se trouve à un moment capital de son histoire, d’organiser et de réussir les élections.
De ce fait, dit-il «Il est important que nous ayons une Société civile forte, avant que d’indiquer que les élections de 2011 doivent consolider le dialogue entre les différents acteurs».
«Ni derrière Tshisekedi, ni derrière Kengo ou Kamerhe: Oscar Kashala ira jusqu’au bout», révèle le quotidien La Prospérité.
«A 7 jours du début de la campagne électorale, Oscar Kashala, le candidat n°6 à la présidentielle du 28 novembre prochain brise, enfin, le silence depuis son come-back au pays de ses ancêtres », écrit le journal, avant de faire remarquer qu’après «une expérience malheureuse en 2006, Oscar Kashala revient en force, cette fois-ci, non pas avec une formule magique mais bien plus avec un plan stratégique de campagne qu’il a, de justesse, évité de dévoiler à l’avance hier, jeudi 20 octobre 2011, devant les professionnels des médias».
Bien que disposé à travailler avec tout le monde pour l’intérêt du pays, souligne La Prospérité Oscar Kashala Lukumuena n’est pas, à ce stade, derrière quelqu’un et il se dit déterminé à aller jusqu’au bout avec sa candidature.
Est-ce une tactique ou voudrait-il que les autres se rangent derrière lui ? s’interroge le quotidien de Mont Fleury, tout en rappelant que «les jours restant comptés et que l’on en saura davantage dans peu de temps ».
Du fond de lui-même, fait observer La Prospérité, «le Président de l’UREC exhorte les congolais à apprendre à se départir de leurs couleurs politiques lorsqu’il faut parler de questions essentielles de la nation ».
Pour lui, étant donné que l’on va en politique pour servir la nation, «il faut, pour la sauvegarde des intérêts communs, oublier que l’on est du parti X ou Y».
«Une nouvelle manifestation de l’UDPS et alliés réprimée à Kinshasa», rapporte Radio Okapi.
«L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et partis alliés de l’opposition n’ont pas pu, encore une fois, tenir leur marche ce jeudi 20 octobre dans les rues de Kinshasa, rappelle la radio onusienne.
Les dizaines de militants qui ont tenté de manifester ont été dispersés violemment par la police sur le boulevard du 30 juin. Bilan: quelques blessés et certains manifestants interpellés».
«A une heure du début de la marche, l’esplanade de la Poste était déjà occupée par les éléments dela Police nationale congolaise (PNC), munis de gourdins, boucliers, casques et gaz lacrymogènes, prêts à en découdre, peut-on lire sur la site de Radio Okapi.
Le périmètre était bien quadrillé de part et d’autre du boulevard par les jeeps de la PNC, qui faisaient des navettes dissuasives».
« Autour de 11h15, quelques manifestants, tenant une banderole, surgissaient comme des électrons libres en plein boulevard, non loin de l’avenue du Port, en direction de la Poste, décrit la radio onusienne.
Très vite, ils ont été stoppés par les policiers. Ils se sont mis par terre en plein boulevard. Les policiers sont descendus de leurs jeeps et ont commencé à les frapper de gourdins.
Les deux parties se sont alors affrontées pendant un moment: bastonnades, gaz lacrymogènes contre jets de pierre».
«Il y a eu des blessés parmi les cadres de l’UDPS et partis alliés ainsi que quelques interpellations», ont indiqué des témoins.
A travers ces marches, l’UDPS et ses alliés disent exiger de la CENI la transparence du processus électoral et l’accès au fichier électoral pour maîtriser la cartographie électorale.
Le secrétaire général du parti d’Etienne Tshisekedi, Jacquemin Shabani, avait parlé d’une dizaine de blessés et de quelques arrestations.
«Scrutins de novembre 2011: le parti du Révérend Père Rigobert Minani de mobiliser 124.000 observateurs électoraux», rapporte le journal Le Phare. « Le Cadre de Concertation de la Société Civile pour l’Observation des Elections (CDCE) compte déployer 124.000 observateurs (soit 2 témoins par bureau de vote) électoraux lors des scrutins du mois prochain, écrit l’auteur ce l’article.
Pour relever ce pari, il lance un appel pour une mobilisation des volontaires pouvant travailler bénévolement pendant ces élections ».
Pour le journal, «le clin d’œil du CDCE à ses membres est motivé par l’absence jusqu’ici des moyens financiers ».
Lors du lancement de la campagne pour un vote utile initié par le Réseau d’Organisations des Droits Humains et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne (RODHECIC), le Père Rigobert Minani a appelé au bénévolat pour la surveillance et l’observation des élections.
Pour lui, cela relève d’un devoir civique. «Secrétaire permanent du RODHECIC, le Père Robert Minani, a indiqué que le CDCE, conçu comme un cadre de synergie et de concertation entre les organisations et les plates-formes de la société civile en matière électorale existe depuis 2005 ».
Cette structure, a-t-il ajouté, «a réussi à déployer 100.000 observateurs électoraux lors du référendum de décembre 2005, des scrutins présidentiels et législatifs de 2006, des élections sénatoriales…. »
Par ailleurs, il a tenu à souligner qu’il y a une nette différence entre la surveillance électorale et l’observation électorale.
A l’en croire, la collecte des informations dans le souci d’attirer l’attention du pouvoir organisateur des élections sur les défaillances observées par exemple lors de l’enregistrement des électeurs, le dépouillement… font partie de la surveillance électorale.
L’observation vise la collecte d’informations et l’attention sur des faits saillants lors des opérations électorales à utiliser dans la formulation d’un jugement sur la légitimité et la transparence du processus électoral.
A la question de savoir s’ils seront capables de battre
le rappel des troupes à quelques jours des élections, il a répondu par l’affirmative. «Nous savions qu’on aura de sérieux problèmes cette fois-ci. On se bat pour avoir quelque chose », a précisé le Père Minani.
Nation
«Province Orientale: la localité de Getty est tombée aux mains des miliciens du FRPI», peut-on litre sur le site de Radio Okapi.
«Les miliciens de Front de Résistance Patriotique de l’Ituri (FRPI) contrôlent, depuis ce jeudi 20 octobre après-midi, la localité de Getty et ses environs à plus de 70 kilométrés au sud de Bunia dans la collectivité de Walendu Bindi», renseigne la radio onusienne.
«Ils ont occupé Getty «après des violents affrontements avec les militaires des FARDC, qui seraient en débandade», ont affirmé les notables de cette entité. Selon la même source, «les affrontements étaient signalés dans la localité de Getty entre les miliciens du FRPI et les Forces loyalistes, depuis ce jeudi matin et que les éléments des FARDC n’ont pas résisté à l’assaut des assaillants et se seraient repliés vers Kagaba».
Les miliciens ont pris le contrôle de la localité de Getty et d’autres villages voisins, notamment : Isura, Tchede, Karaji, rapporte Radio Okapi et ils progresseraient vers le village de Kagaba. Cette attaque a été revendiquée par le chef de ce groupe armé, Cobra Matata, que radiookapi.net a pu joindre au téléphone ce jeudi.
Le commandant de la zone opérationnelle des FARDC en Ituri, le colonel Falsi Kabwe, a reconnu la chute de Getty, ajoutant en même temps que ses hommes étaient «toujours présents sur le terrain et qu’ils [contrôlaient] la situation».
«Clause de cessation des réfugiés rwandais : la RDC doit prendre position», exhorte le journal L’Avenir. Le journal rappelle que «selon la clause de cessation des réfugiés rwandais développée par les autorités de Kigali, d’ici le 31 décembre 2011, tous les Rwandais qui sont à l’extérieur de leur pays et qui n’auront pas pris la décision d’y retourner, vont perdre leur nationalité d’origine».
Conséquemment, fait remarquer le quotidien kinois, «les 45.000 réfugiés rwandais qui sont au Sud-Kivu et les 120.000 qui sont au Nord-Kivu, seront tous considérés comme des sujets congolais».
«Un fourre-tout que le gouvernement congolais ne doit pas tolérer, lui qui doit se prononcer avant qu’il ne soit trop tard, tranche l’auteur de l’article.
Le gouvernement qui est beaucoup préoccupé par la tenue des élections, doit se ressaisir et dénoncer ce comportement belliqueux du Rwanda qui sait quand même qu’en telle matière, le consensus est requis entre toutes les parties intéressées».
« Accepter tous ces réfugiés dont certains portent les armes et d’autres recherchés par la Cour pénale internationale (CPI), serait suicidaire pour la République Démocratique du Congo, qui peine toujours à sécuriser toute sa partie Est», conclut L’Avenir.
Rombaut KASONGO
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