Le Kasaï Oriental Oasis de paix autrefois, malgré les contradictions internes entre ses fils et filles, expression de la pluralité d’opinion et reflet d’une tradition fortement démocratique est ce jour entrain de rejoindre à petit pas les autres foyers de la violence en République Démocratique du Congo où les armes remplacent le dialogue et la négociation, comme moyen ultime pour exprimer des revendications et imposer ses points de vue.Les nombreuses complicités qui incluent à la fois des autorités de la police nationale congolaise et de l’armée sans oublier certaines autorités politico-administratives rendent difficile et délicate la recherche des solutions durables à la menace permanente qui pèse sur les habitants de la ville de Mbuji Mayi.
La recherche du diamant au polygone minier de la Miba est la cause de ces violences armées dont les auteurs et commanditaires se recrutent dans le milieu des opérateurs économiques du secteur de diamant, dans les rangs de l’armée et de la police nationale congolaise et même parmi des autorités politico-administratives.
Les acteurs majeurs qui soutiennent le phénomène dit « suicidaire » pour désigner les creuseurs artisanaux armés qui font des incursions au polygone minier de la Miba pour exploiter le diamant en tuant les policiers de mine, gardes miniers et autres creuseurs sont ceux-là qui tiennent à ce jour les rênes du pouvoir politique au Kasaï Oriental.
Ils n’hésitent pas à faire recours à la violence armée pour semer la panique, la terreur et, faire des victimes dans les rangs des adversaires politiques traités désormais comme ennemis politiques suivant les méthodes propres aux opérateurs économiques du secteur de diamant devenus acteurs politiques par un hasard de circonstance. Telle est la situation que vit la ville de Mbuji Mayi où les cas de tueries, assassinats ciblés, enlèvements, tortures sont régulièrement signalés.
La ville de Mbuji Mayi a déjà enregistrée de nombreuses victimes de ces méthodes fortes utilisées par ceux qui tiennent à se maintenir au pouvoir au Kasaï Oriental par défi. Des exécutions sommaires avant, pendant et après les élections du 28 novembre 2011 avec un record de 11 citoyens tués, 19 citoyens enlevés, séquestrés et torturés à la résidence officielle du gouverneur du Kasaï Oriental transformée pour la circonstance en état major de sa campagne électorale et lieu de détention et torture de ses adversaires politiques livrés à sa milice constituée des sportifs certains armés des armes, de guerre, de grenades offensives militaires sont rendus coupables de plusieurs cas de viol tortures, atteinte à l’intégrité physique de paisible citoyens.
A ce sujet, une requête a été adressée en date du 29/04/2012 au bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme MONUSCO Kinshasa pour l’ouverture des enquêtes par une commission indépendante.
L’Office du procureur Général de la République près la cour suprême de justice a été également saisie pour les mêmes faits.
Toujours à l’Office du procureur Général de la République près la cour suprême de justice, il nous revient qu’un dossier judiciaire est ouvert.
Il vise le gouverneur du Kasaï Oriental Monsieur Alphonse Ngoyi Kasanji pour son implication éventuelle, lui et ses services dans l’enlèvement, séquestration et tentative d’assassinat de Monsieur Benoît Kazadi Kabeya à Mbuji Mayi en date du 11/05/2012, au moment où ce dernier revenait d’une émission de débat politique organisée par la radio télévision debout Kasaï au sujet des violations flagrantes des droits de l’homme et insécurité à Mbuji Mayi et au Kasaï Oriental.
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