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samedi 6 juillet 2013

Derniers incidents de la prison centrale de Makala: L’ancien Directeur de CPRK, Dido Kitungwa, cerveau moteur de ces troubles, selon cette FBCP

      La Fondation Bill Clinton pour La Paix (FBCP) a publié un rapport  sur les incidents  qui se sont déroulés du 2 Juillet 2013 au Centre de Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa(CPRK).
Pour cette Ongdh, tout a commencé par le remplacement de l’ancien directeur du CPRK-Makala, en la personne de Monsieur Dido KITUNGWA, par le  Lt- Colonel Thadée Kabisa à ce poste. Le Directeur Dido avait laissé l’administration et la discipline des prisonniers aux mains des quelques prisonniers
condamnés à mort. Ces derniers à leur tour avaient mis en place un mouvement répressif parallèle contre les autres prisonniers. Nommé au temps de Dido comme
chef d’Etat-major, Katende Mandiata Kamikaze avait donné l’ordre de tabasser l’Archibishop Kutino Fernando.

Le député Adolphe Onosumba a connu le même sort de la part de la bande à Katende la veille des événements.
Pour eux, c’est le député Onosumba et un capitaine qui avaient
informé le nouveau directeur de leurs activités et pratiques.
Pour la FBCP, l’ancien directeur de CPRK, Dido Kitungwa, transfuge de l’ANR, avait installé les services parallèles de sécurité et ne voulait pas abandonner ce poste au CPRK.
Selon les informations recueillies  par la FBCP auprès de certains prisonniers, Dido Kitungwa serait à la base de l’intoxication et de la révolte des prisonniers contre le nouveau directeur, révolte qui aboutit après 3
tentatives.
St/Film des événements
C’est le 02 Juillet 2013 à 2h00’ du matin que la police
militaire PM a investi le CPRK. De 5h30’ à 6h00’ ils s’étaient
introduits à l’intérieur. A 7h30’ le prisonnier communément appelé « adjudant-malade » qui assume la tâche d’interface entre le dispensaire du CPRK et les prisonniers, fut appréhendé et fouillé par les PM avant d’être relaxé.
Les PM ont procédé systématiquement de la même façon
pour les autres prisonniers, dans tous les pavillons. Ils n’ont pu dénicher la moindre arme à feu, seulement des couteaux et autres matériels aratoires.
Mais, arrivés au pavillon V où est incarcéré un très dangereux prisonnier condamné à mort, Chef de l’administration de l’Etat-major général en la personne d’EMOMO, les PM ont usé des gaz lacrymogène.
St/Dégâts humains et matériels graves
Les partisans d’EMOMO   ont opposé une résistance farouche contre les PM, bilan : 2 morts au pavillon V. Il y eut en plus 3 morts au pavillon IV.
Sur les 5 morts, la FBCP n’a pu identifier qu’un seul mort du pavillon V dont le nom est Olivier Eluki (Civil).
Plusieurs blessés, environ une quarantaine, étaient acheminés par ambulances à l’hôpital militaire de camp Kokolo pour des soins et ont été ramenés vers 19 heures en prison, ce, malgré leur état de santé.
A en croire FBCP, lors de la fouille, les PM ont trouvé chez Katende MAndiata Kamikaze, dissimulé dans sa ceinture, la somme de 3800$ US et 1500$ Us découverts dans ses habits et des francs congolais en grande quantité ; ils avaient en plus confisqué plusieurs téléphones portables.
Selon certains prisonniers interrogés par les enquêteurs de la FBCP déployés au CPRK, d’autres sommes d’argent étaient gardées par les prisonniers chargés de la garde.
Pourtant la loi du CPRK interdit à tout prisonnier la détention de toute somme d’argent dépassant 10.000Fc ou 10$ Us.
Dans les événements malheureux du 2 juillet courant, la FBCP note que les dégâts matériels importants ont été enregistrés, les vitres des pavillons 2, 3, 4,5, 6 et 7 sont brisées par les balles et le 2éme niveau du pavillon 7 est détruit.
Les témoignages de plusieurs prisonniers ont fait état des traitements inhumains et dégradants à l’endroit des prisonniers par les chefs relevant des services installés par l’ancien directeur Dido.
La Fondation Bill Clinton Pour la Paix  souhaite qu’une enquête internationale mixte soit diligentée afin de
déterminer les responsabilités et que les auteurs  des événements du 2 juillet courant au CPRK soient sévèrement
punis.
L’Ongdh  en appelle  à la mise en place d’une  commission enquête sérieuse  contre l’ancien directeur
Dido Kitungwa et son administration cacophonique.

La FBCP exige la prise en charge médicale des prisonniers blessés transférés au camp Kokolo et ramenés au
CPRK.

     

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