Au terme
de leur mission, ces hauts fonctionnaires Onusiens ont appelé la communauté
internationale à poursuivre son soutien à la crise humanitaire de grande
ampleur dans le pays.
« Les
enfants sont les premiers à souffrir parce qu’ils sont les plus vulnérables et
ce sont toujours eux qui font les frais d’un conflit » a déclaré la Directrice Exécutive Adjointe de
l’UNICEF. » Aujourd’hui plus d’un million et demi d’enfants sont affectés
par les déplacements – ils ont été traumatisés par la violence qu’ils ont vue,
leur éducation a été perturbée et nombreux ont été enrôlés dans des groupes
armés. Nous ne devons pas oublier que chacun d’entre eux a le droit d’aller à
l’école et d’être protégé contre les souffrances »,a-t-elle ajoutée.
Selon
OCHA, 2,9 millions de personnes sont actuellement déplacées par le conflit à
l’intérieur de la RDC. 60 % d’entre elles se trouvent au Nord et au Sud Kivu.
Des avancées importantes ont été réalisées vers la paix, mais des groupes armés
assiègent l’Est de la RDC depuis des années.
Le
conflit en cours à l’Est du pays s’ajoute à la situation dramatique à laquelle
font face les gens à travers tout le pays. 2 millions d’enfants sont touchés
par la malnutrition, et les épidémies comme le choléra et la rougeole
persistent.
La
complexité de la situation requiert l’attention et le soutien continu de la
communauté internationale – cela a été le message central de la visite
conjointe de haut-niveau dans le pays.
Ensemble,
les responsables du HCR, de l’UNICEF et du PAM ont visité le sud d’Irumu en
Province Orientale, où les affrontements entre les Forces armées de la RDC et
les groupes de milices ont déplacé environ 120 000 personnes depuis août 2013.
Ils ont rencontré
les personnes déplacées et les communautés d’accueil dans un site spontané près
de Lagabo dans le district de l’Ituri.
« L’insécurité a bouleversé les moyens de
subsistance de ces populations, et nous nous sommes engagés à continuer à les
soutenir, à la fois dans les espaces de déplacements et dans leurs communautés
lorsqu’ils sentiront que les conditions sont en place pour leur retour. Dans le
même temps nous devons continuer à plaider pour eux auprès des gouvernements
donateurs pour la mise à disposition des ressources adéquates », a déclaré Lopes
da Silva.
À Goma,
les trois haut fonctionnaires de l’ONU ont visité des programmes dans le camp
de déplacés de Mugunga III où ils ont rencontré les populations affectées par
le conflit.
St/Actions de plaidoyer pour sensibiliser la
communauté internationale sur la crise humanitaire
Unis par
l’objectif de comprendre les défis et explorer les solutions, ils ont discuté
avec les autorités nationales et les partenaires humanitaires à l’Est et à
Kinshasa afin d’identifier les opportunités permettant une efficacité accrue.
« Dans
certaines parties du pays, des personnes continuent de souffrir et sont
déplacées à cause de la violence. Nous avons besoin du soutien des autorités
congolaises, de la société civile, des organisations humanitaires, des
partenaires de développement et des pays donateurs pour consolider les récents
progrès vers la paix et la stabilité dans tout le pays et mettre un terme
définitif au conflit et aux déplacements», a déclaré Madame Lim.
L’insécurité à l’Est de la RDC ainsi qu’au
Katanga a causé des déplacements répétés de population.
On estime
que la moitié de la population des déplacés est constituée d’enfants. La
province de l’Equateur, où la paix a été rétablie après que des affrontements interethniques
fin 2009 et début 2010 aient forcé 200 000 personnes à fuir leur foyer, abrite
actuellement plus de 50 000 réfugiés fuyant les violences en République
centrafricaine.
Pendant
leur visite, les représentants des trois agences des Nations Unies ont souligné
leur engagement dans l’identification et le renforcement de synergies dans les
contextes où les trois agences sont opérationnelles.
Dans le
cadre de cette initiative, les responsables de ces trois agences avaient
également mené des visites conjointes en Mauritanie en novembre 2012, et en
Jordanie/Liban en juillet 2013.
Godé Kalonji Mukendi
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