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jeudi 7 mai 2015

Les Ongdh s’en remettent à J. Kabila pour obtenir la restitution du diamant de Bena Tshiswaka


Dans un communiqué, les organisations non gouvernementales de défense et de promotion des droits de l'homme de la RDC appellent le chef de l'Etat, Joseph Kabila à s'impliquer conformément aux dispositions de l'article 69 de la Constitution et à honorer son engagement pour restituer  le coli de 800 carats du diamant  blanc de première qualité extrait dans le village de Bena Tsiswaka, au Kasai Oriental en 2005.
Les Ongdh signataires de communiqué fustigent le refus du Parquet général de la République d'instruire avec impartialité ce dossier, privant à Théodore Mbiya Kalala, propriétaire de cette grosse pierre, de son droit constitutionnel d'accéder à une justice juste et équitable conformément à la constitution en son article 12 qui stipule que « Tous  les congolais  sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection des lois ».
Pour rappel, ce diamant a été volé à son propriétaire en 2005 et exporté frauduleusement en Belgique puis saisi par la douane belge et remis au gouvernement de la RDC.
Des sources proches des Ongdh signataires de ce communiqué indiquent que ce diamant se trouverait quelque part à un haut  sommet du pays. Dans plusieurs  rencontres avec les personnalités politico administratives et religieuses du Kasai Oriental  pour  ce dossier, le chef de l'Etat Joseph Kabila  s'est toujours engagé à trouver une solution et ce, depuis 2005. Recevant un groupe de notables et de leaders religieux du chef-lieu de la province du Kasaï Oriental pendant la campagne en 2006, Joseph Kabila aurait promis de tout mettre en œuvre, à la demande de ses visiteurs, pour que le fabuleux diamant  de plus de 800 carats revienne à ses véritables propriétaires. Si la promesse du Président de la République de s'investir dans cette affaire pour que le diamant revienne à ses propriétaires et profite à la ville de Mbuji-Mayi ainsi qu'à la province du Kasaï Oriental a réjoui plus d'un, il n'en va pas de même pour celle de l'identification des ayant-droits.
Depuis le 1er novembre 2005, le propriétaire de ce diamant avait saisi le parquet général de la République  et ce dernier a ouvert un dossier inscrit sous RMP XIII/070/PGR/ESABE.  Mais ce dossier piétine et le propriétaire de cette grosse pierre  n'a jamais était rétabli dans ses droits.
Dossier classé sans suite
Pire encore, le Parquet général de la République a classé le dossier sans suite pour « faits non établis et pour cause de prescription de l'action » alors qu'il a été saisi par la plainte de Théodore Mbiya Kalala depuis 2005 et le dossier instruit sans  désemparé  jusqu'à cette décision intervenue en 2013, notent les Ongdh.
Dix ans après la confiscation de ce diamant à son propriétaire, les Ongdh  constatent que Théodore Mbiya Kalala  n'a pas entrain en possession de son coli. Cette longue attente a contraint plusieurs familles à vivre dans une misère totale occasionnant la mort de certaines personnes, affirment les signataires dont la Ligue des Electeurs(LE), Toges Noires, Œuvres Sociales pour le développement(OSD), Observatoire Congolais des droits de l'homme(OCDH), Action Congolaise pour le respect des droits de l'homme(ACRDH).
Godé Kalonji
 
 

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