Rechercher dans ce blog

mardi 3 décembre 2013

Violences sexuelles en RDC: La FIDH et ses organisations partenaires pour l’indemnisation des victimes

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme et ses organisations membres de la RDC, à savoir, l’Association Africaine des Droits de l'Homme(ASADHO), Ligue des électeurs(LE),le Groupe Lotus et son partenaire  de la 
Solidarité des femmes pour la paix et le développement intégral (SOFEPADI) vont présenter ce jeudi 4 décembre 2013, un rapport de leur mission en RDC sur les violences sexuelles dont le pays de Joseph Kabila est considéré comme capitale mondiale de viol.

« RDC : Les victimes de crimes sexuels obtiennent rarement justice et jamais réparation ».Tel est le thème du rapport qui sera publié ce jeudi dans la salle - salle 'Yvonne Compere' à l'hôtel Sultani, à Gombe par Dismas Kitenge, Vice-président de la FIDH et président du Groupe lotus ,Me Sylvain Lumu
Avocat et secrétaire exécutif de la Ligue des Électeurs, Julienne Lusenge, Présidente de SOFEPADI ,Me Jean Keba,
Avocat, directeur en charge de la protection des victimes à l'ASADHO et Karine Bonneau, Responsable du bureau justice internationale de la FIDH.

Qualifiée de "capitale mondiale du viol", la République démocratique du Congo est le terrain d'un conflit qui dure depuis 20 ans, marqué par la perpétration massive et systématique de violences sexuelles et de violences basées sur le genre, constitutives de crimes de guerres et de crimes contre l'humanité. 

Aux nombreuses difficultés vécues par les victimes des violences sexuelles (stigmatisation, abandon des familles, rejet de la société...), s'ajoutent d'importants obstacles à l'accès à la justice.

Le système judiciaire congolais  s'avérer hostile et les procédures peu transparentes et extrêmement coûteuses empêchent souvent les affaires  des violences sexuelles d'arriver à leur terme.
De ce fait, les victimes de violences sexuelles obtiennent rarement justice et jamais réparation. 


Pour renforcer l’accès à la justice des victimes des violences sexuelles, les efforts des autorités congolaises et de la communauté internationale doivent se focalisés sur le renforcement des juridictions, notamment militaires, et sur le soutien à l’ouverture d’enquêtes et des poursuites.
A ce jour, d’importants procès, même si encore trop peu nombreux, se tiennent à l’encontre des auteurs présumés des crimes sexuels. Mais ces jugements restent très peu exécutés du fait que les auteurs condamnés trouvent très souvent la fuite.
Au regard des constats faits sur terrain, en RDC, aucun jugement des auteurs de crimes des violences sexuelles condamnés, en solidarité avec l’Etat congolais, n’a été mis en œuvre en matière d’indemnisation  aux victimes des violences sexuelles.

 Par Godé Kalonji Mukendi

Aucun commentaire: