L'envoyé spécial de l'Administration Obama animera un point de presse ce lundi soir dans la résidence de l'Ambassadeur des USA en RDC, James C. Swan, à Kinshasa
« La résolution des problèmes de l'Est de la RDC passera par un dialogue direct entre les chefs d'État de la sous-région, estimait Russ Feingold, l'envoyé spécial des USA dans la région des Grands Lacs, dans une interview accordée à "Jeune Afrique" le 6 décembre 2013, en marge du Sommet Afrique-France. D'après une source diplomatique basée à Kinshasa, l'ancien sénateur, Russ Feingold arrive dans la capitale congolaise ce lundi 9 février 2015 et animera une conférence de presse ce soir dans la résidence de l'Ambassadeur des USA en RDC, James C.Swan, pour faire le point sur sa visite à Kinshasa.
Depuis le passage de John Kerry à Kinshasa, la position américaine reste la même.
Lors de son entretien avec le président Joseph Kabila, John Kerry avait tenu à faire savoir à JKK que "les États-Unis d'Amérique sont intimement convaincus [...] que le processus constitutionnel doit être respecté".
John Kerry, s'était montré très clair pour dire à l'actuel président, Joseph Kabila de ne pas se représenter en 2016.
"Nous ne voulons pas que Joseph Kabila change la Constitution ou fasse un troisième mandat", avait ajouté devant la presse Russell Feungold lors de cette visite.
Avec son franc parler, comme pour lever toute ambiguïté, Russ Feingold qui accompagnait le secrétaire d'état, s'est montré encore plus direct, estimant qu'"il ne serait pas sage pour l'avenir de ce pays de changer la Constitution".
Russ Feingold arrive à Kinshasa après l'agitation qui a endeuillée le pays avec les manifestations monstres de la population contre la révision de loi électorale qui allait entrainé un glissement avec un article piège qui conditionnait la tenue des scrutins par l'organisation de recensement des populations.
Ces manifestations ont été réprimées dans le sang à Kinshasa et en provinces où on dénombre 42 tués selon la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'homme (FIDH) et 36 selon l'Ongdh Américaine, Human Rigths Watch(HRW).
L'américaine a une voix qui compte. Nous osons croire que la visite de Russ Feingold pourrait changer les choses surtout dans les oreilles de ceux qui disent « Kabila Tolembi yo nanu te », pour qu'ils lisent les signes du temps.
, son administration paraît résolue à jouer un rôle accru dans les Grands Lacs.
C'est ainsi que le « Conseiller spécial » du département d'État pour cette région, Barrie Walkley, un diplomate fort discret a été remplacé le 18 juin par un « envoyé spécial », l'ancien sénateur Russ Feingold. Démocrate très à gauche, il était opposé à la guerre en Irak et il est un bon connaisseur de l'Afrique pour avoir présidé le sous-comité spécialisé du Sénat et un proche de John Kerry, le secrétaire d'État.
Sa stature est telle qu'il bénéficie d'un accès direct à la Maison Blanche.
Godé Kalonji
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