Dimanche 2 novembre 2014 a lieu la première « Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes.
A Kinshasa, Freedom for Journalist(ffj) a organisé le samedi dernier à la Paroisse Notre Dame de Fatima une matinée à l'intention des journalistes congolais. C'était en présence de Kasonga Tshilunde, président national de l'Unpc, Joseph Poto Poto du bureau de l'Unesco en RDC.
Sous le thème : « Non à l'impunité des prédateurs de la liberté de la presse en République démocratique du Congo », FFJ a voulu organiser cette matinée en vue d'interpeller les dirigeants sur l'impunité dont jouissent les auteurs des crimes contre les journalistes et de les encourager à établir une législation interne relative à la protection des journalistes, inculper aux journalistes présents , les mécanismes de sécurité mis à leur portée par la communauté internationale . Allusion faite au plan d'action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité, élaboré à l'initiative de l'UNESCO qui encourage les décideurs à participer activement à la prévention des agressions contre les journalistes.
Désiré Israel Kazadi, directeur de FFJ a indiqué que la célébration de cette journée est une occasion d'appeler à l'implication des organisations des Nations à l'adoption d'une approche stratégique unique et harmonisée de la question de la sécurité des journalistes conformément au point 1.18 du Plan d'action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité.
« La journée que nous célébrons ce jour, comme vous le savez sans doute, a été instituée par les Nations unies à la suite de l'assassinat des deux journalistes français et envoyés spéciaux de Radio France Internationale Ghislaine Dupont et Claude Verlon le 2 novembre 2013 à Kidal, dans le nord-est du Mali, peu après avoir été enlevés par un petit groupe d'hommes armés. Al-Qaïda au Maghreb islamique avait revendiqué leur assassinat.
En leur mémoire, cette journée du 2 novembre a été décrétée par les Nations Unies, Journée internationale de lutte contre l'impunité des crimes commis contre les journalistes », a déclaré Desiré Kazadi dans son message.
Dans son intervention, le président de l'Unpc, Kasonga Tshilunde a appelé les journalistes à faire du bruit pour que cesse l'impunité des auteurs des crimes contre les journalistes .Il a également parlé sur le cas d'assassinats des journalistes en RDC dont les auteurs sont restés impunis. Allusion faite à l'assassinat des journalistes Louis Bapuwa Mwamba, Didace Numujimbo, Serge Maheshe, Franck Ngyke, Patrick Kikuku…
Une table ronde pour faire le diagnostic
Dans le cadre de commémoration de la première Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes, l'Unesco organise ce lundi 3 novembre courant, au cercle de Kinshasa une table ronde avec la participation des acteurs des médias issus de l'UNPC, JED, gouvernement de la RDC à travers le ministère des Médias … ,pour faire un diagnostic sur les attaques dont sont victimes les journalistes à travers le monde. Il y aura, note Joseph Poto Poto de l'Unesco, la présence des experts qui vont débattre avec les participants sur cette question de crimes visant les journalistes en vue de voir les pistes devant permettre de mettre fin à l'impunité dont jouissent les auteurs des crimes contre les professionnels des médias.
Cette table ronde sera également organisée à Paris et à Tunis. Une bonne tribune pour interpeller les gouvernements du monde du rôle que jouent les journalistes dans une société qui se veut moderne.
Rafle de journaux à Limete
A la veille de célébration de la première Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes, les vendeurs de Journaux œuvrant dans la Commune de Limete ont été malmenés par les prétendus agents de sécurité. C'était le vendredi dernier qu'un groupe des vendeurs des journaux a été pris au piège par ces présumés agents des services de sécurité au niveau de dixième rue.
Katuta Katshunga, vendeur des journaux bien connu dans ce coin a affirmé qu'il a été arrêté par les agents avec autres collègues vendeurs à la criée de journaux par les agents de sécurité.
D'après lui, ce dernier temps, les vendeurs de journaux sont persécutés par une unité de la police nationale congolaise appelée légion nationale d'intervention(LENI) qui organise avec brutalité des rafles systématiques sur eux. Pratique décriée par les organisations de défense et de promotion de la liberté de la presse car, entravant la libre circulation des informations.
Katuta Katshunga déplore que tous ces journaux, l'argent et autres biens aient été emportés par ces agents de l'Etat.
Il y a trois mois, lors de la tenue du congrès de l'Union nationale de la presse du Congo(UNPC), les vendeurs de journaux étaient montés au créneau, pour interpeller les journalistes présents à ce forum de la tracasserie et autre intimidation dont ils sont victimes de la part des agents des services de l'Etat.
« La police nous reproche de vendre ou de n'exposer que les journaux proches de l'opposition, vilipendant le régime de Joseph Kabila », déclare Sengobola Esengo, vendeur de journaux à Kintambo Magasin, victime autre fois de rafle de ces marchandises (journaux) par les agents du bureau II.
Face à cette situation, il appartient aux organisations de défense et de promotion de la liberté de presse de s'impliquer d'avantage, pour préserver les droits des vendeurs de journaux surtout à les aider à se constituer en une association afin de bien défendre leurs intérêts.
Godé Kalonji
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