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lundi 9 mars 2015

un concert de danse pour clôturer le “black history month” à Kinshasa

Jeunes et vieux, noirs et blancs, congolais et expatriés,

étudiants et enseignants des arts confondus, ils ont été plusieurs dizaines d'habitants de la mégapole à participer au concert de clôture du mois de l'histoire des noirs, organisé par le Congo American Langage Institute, CALI en sigle, le samedi 7 Mars dernier, dans la salle des spectacles du Collège Boboto à la Gombe.
 

Retentissement des tam-tams de toute sorte, selon les
particularités occidentales, congolaises et d'Afrique, mélodies, voix claires féminines et graves d'hommes posées dans les micros et bien adaptées à l'assistance, interprétation des danses d'Afrique, d'Amérique et du Congo, des acclamations rythmées du public à la vitesse de la percussion et des rythmes les plus emballants qui
rappellent la campagne, sourires, cris de joie et autres
encouragements, c'est l'ambiance qui a régné ici.
               


Pour Madame Jehan M. Khaleeli, cette production des rythmes et
des danses a été écrite en 1991 par madame Ramatu Afegbua-Sabbatt de l'Atlanta, en Géorgie aux Etats Unis d'Amérique. Précisons également que madame Ramatu est le cerveau concepteur de l'événement, actrice et danseuse impressionnante, est également la coordonnatrice des
professeurs de CALI.


« Rhythm in motion retrace l'évolution des danses
en Afrique, partant de l'Ouest et du Congo, et tout le long des routes et des bateaux de la traite d'esclaves, en partance pour les caraïbes et les plantations de l'Amérique du Sud, sans oublier les boites de nuit de l'Amérique du Nord », a déclaré la chargée des Affaires culturelles de l'Ambassade des Etats Unis en RDC.
                  

Ce spectacle a été interprété d'abord aux Etats Unis, au
Nigéria et maintenant pour la deuxième fois en R.D.Congo.

« Cette année ce spectacle vous est présenté à traves la collaboration de la chorégraphie du Professeur Longa Fo Eye Oto et Fabrice Mukala Kamba, la composition du Professeur Jean Réné Balekita, la danse commandée par le professeur Lisette Simba Mavambu, tous venus de l'Institut National des Arts, INA en sigle » a-t-elle renchérit.

Le moment était aussi bien indiqué pour Madame April Ellsworth, directrice de CALI, de remercier l'ensemble des artistes pour leurs performances.
               

La célébration du mois marquant l'histoire des noirs a eu une
particularité : C'est la véritable interprétation des meilleurs rythmes des peuples noirs : Partant de la particularité des Bambara, peuple du Mali, en passant par les différentes chorales, les rythmes chauds à la cadence des Bapende du Bandundu en R.D.Congo, la casamanse du Sénégal, danse un tout petit peu comparable au Ndombolo congolais
et adaptée à des exercices de Karate à la fin, le funku du nigéria voisin au chœur sud Africain qui débouche sur une sorte de danse propre à Michael Jackson.


Le Mutuashi, une spécialité kasaïénne au centre du Congo démocratique.
               

Tous emportés par ces rythmes et les mélodies mélancoliques qui unissent à la fois sur le point culturel de part leur originalité, ce public n'a eu que les mains, le sourire et les cris de joie pour encourager les artistes.
                
Pour mémoire, le « Black history month » littéralement « mois de l'histoire des noirs en français » est célébré aux Etats Unis en mémoire de la traite des noirs. C'est depuis 5o ans qu'une marche pacifique organisée par ces derniers pour réclamer le droit de vote a été réprimée de manière sanglante.

La majorité d'interprètes de ce spectacle est constituée des
étudiants de CALI. Ils proviennent des différents groupes de danse notamment de  la société de danse Jacques Bana Yanga, l'INA, le groupe Sango Mbonda, Artcom Crew, Umoja, et le ballet national.
Le déroulement d'une leçon dans une salle de classe à CALI a été l'un des moments fascinants de cette production. L'assistance a pu observer l'échange entre le professeur Mbaka-Nanef Gertrude et quelques artistes inscrits dans sa classe.
Jean Paul Kayembe

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