Cet
établissement construit par l’autorité coloniale pour recevoir 250
pensionnaires dépasse les limites avec plus de 450 détenus
Par Godé
Kalonji Mukendi
La prison centrale de Kalemie est surpeuplée. Cet établissement
pénitentiaire construit par l’autorité coloniale pour accueillir près de 250
prisonniers compte aujourd’hui plus de
450 détenus dont 7 mineurs, 10 femmes. Sur
ses 450, 46 sont militaires qui sont accusés de vol à mains armées, association
des malfaiteurs, abus de confiance.
Parmi ces 450 prisonniers de la prison centrale de Kalemie, il
faut signaler qu’il y a la présence d’un vieux de 85 ans qui s’appelle papa
Paul condamné pour viol sur mineure.
La Monusco à travers sa section d’appui à l’administration
pénitentiaire accompagne les responsables
judiciaires, politiques, pénitentiaires de la prison centrale de Kalemie
pour le désengorgement de cet établissement pénitentiaire.
La section d’appui à l’administration pénitentiaire de la
Monusco rencontre les acteurs du système judicaires et pénitentiaires congolais
et fait le monitoring quotidien des prisons comme à Kongolo, Moba, Manono en
vue d’améliorer les conditions de vie des détenus.
St/Innovation
Il est crée depuis un certain temps au sein de la Monusco, une
cellule d’appui aux poursuites judiciaires. Cette cellule non connue du public
congolais est déjà opérationnelle à Kalemie et joue un rôle important dans le
cadre de lutte contre l’impunité des crimes relevant du Statut de Rome, a
expliqué Maj Djbril, responsable de cette cellule.
« C’est un premier essai que les Nations Unies ont voulu
mettre en œuvre dans le cadre de lutte contre l’impunité. Elle est un
catalyseur pour la justice militaire de la RDC pour la réduction substantielle
des crimes comme crimes de guerre, crime contre l’humanité, crime de génocide,
mais aussi les violences sexuelles massives qui s’amplifient du jour le
jour »,ajoute-t-il.
Le Maj Djbril tient pour la poursuite des infractions commises
par les combattants Mai –Mai Bakata Katanga.
Comme un instrument de lutte contre l’impunité créé au sein de
la Monusco, la cellule d’appui aux poursuites judiciaires ne remplace pas la
Cour Pénale Internationale (CPI), mais elle joue un rôle de complémentarité
pour atteindre cet objectif, lutte contre l’impunité des crimes relevant du Statut de Rome.
Cette cellule organise
les audiences foraines, de session de formation à l’intention des magis
Godé Kalonji
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