L’Association africaine de défense des droits de l’homme
(ASADHO) avait publié il y a des
années un rapport alarmant sur les violences sexuelles en République
Démocratique du Congo (RDC). Dans ce rapport, l’ONGDH dénonçait la guerre
parallèle que mènent les parties impliquées au conflit, celle de la violence
sexuelle contre les femmes et filles. Pendant la guerre dans les zones de
conflits, les violences sexuelles sont utilisées comme « arme de
guerre », précise le président de l’ASADHO.
C’est dans ce cadre
que l’Association Africaine de défense des Droits de l’homme (ASADHO) organise
durant deux jours un atelier de formation de vulgarisation de la loi sur les
violences sexuelles à l’intention de ses membres de Kinshasa, pour les faire de
vulgarisateurs de ces lois. Cet atelier est organisé grâce à l’appui de
l’Ambassade de la Belgique en RDC.
Dans son mot
d’ouverture, Me Jean-Claude Katende Mukendi, président national de l’Asadho a
circonscrit le cadre de cet atelier qui selon lui s’inscrit dans le cadre de
doter son organisation et d’autres ONGDH partenaires des personnel bien
outillés capables de vulgariser les lois sur les violences sexuelles.
« L’un des
défis majeurs qui touche la RDC aujourd’hui, c’est ce fléau des violences
sexuelles utilisées comme « arme de guerre », mais malheureusement la
question des violences sexuelles s’étend dans les provinces qui n’ont pas
connues la guerre », regrette-t-il.
Entant qu’une
organisation de la société civile de défense et de promotion des droits de
l’homme, ASADHO ne devrait pas laisser la question des violences sexuelles car,
elle touche la population qu’elle est censée défendre dont la majorité est
femme et enfant.
Durant cet atelier,
l’ASADHO identifiera certaines cibles au sein duquel l’ONGDH doit vulgariser
les lois sur les violences sexuelles.
Hier jeudi ,Me
Benjamin Lukamba, directeur de renforcement au sein de l’Asadho a ,dans son
intervention parlé de la loi N06/018 du 20 juillet 2006,modifiant et complétant
le décret du 30 janvier 1940 portant code pénal congolais et la loi No o6/O18
du 20 juillet 2006,modifiant et complétant le Décret du 06 Aout 1959,portant
code de procédure pénale congolais où il est venu plusieurs fois sur le contenu
de cet instrument juridique national de répression des auteurs des crimes
sexuels en RDC.
De son coté, Me Dora
Zaki, vice-présidente nationale de l’ASADHO a exposé sur la loi No o6/O19 du 20
juillet 2006 modifiant et complétant le décret du 06 aout 1959 portant code de
procédure pénale.
Pour ce matin, Mme Léonie
Kandolo parlera de la prise en charge holistique des victimes des violences
sexuelles à Kinshasa. Après l’intervention de Me JC Katende pour procéder à la
présentation de dépliant sur les violences sexuelles conçue par l’ASADHO, les
participants à cet atelier de formation discuteront en groupe, pour arrêter les
stratégies de déploiement des vulgarisateurs des lois sur les violences
sexuelles dans les coins ciblés de la capitale.
Par Godé
Kalonji

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