JP Laranja, Chargé des
Relations Extérieures du Mouvement d’auto détermination cabindais, MRPCS a dans
un communiqué dénoncé le climat d’insécurité dont fait face les membres de ce
mouvement politico-militaire à Cabinda.
Il a dénoncé le programme
d'élimination physique de l’élite cabindaise par Luanda.
Il a cité le cas de l'Abbe
Carlos Mbambi de l'Eglise Catholique qui venait d'échapper à un assassinat
alors qu’il se trouve actuellement en fuite à l'étranger.
De même, le président du
Conseil du Barreau de Cabinda, Me Arao Bula Tempo, est aussi victime des menaces
de mort.
Le Bâtonnier Arao Bula
Tempo paye son engagement aux lois et sa
neutralité vis-à-vis du pouvoir.
Il y a un bras de fer à
Cabinda où les avocats, sur base de leur indépendance d'action, ont refusé que
le président du Conseil démissionne de son poste comme l'exigeait le pouvoir
Angolais.
Et, l’échec de la démission
de ce poste exigée par le Luanda a travers le bureau du bâtonnier national a été
mal digéré.
Les sources proches du
MRPCS indiquent que le MPLA a dressé une liste des personnes à éliminer physiquement.
Trop de morts à l’hôpital général de Cabinda
Ce mouvement d’auto détermination
cabindais déplore aussi les situations quotidiennes dans ce petit Etat où des personnes
sont tuées chaque jour et de corps sont ramassées dans les rues de Cabinda sans
aucune investigation policière et les nombreux décès dans les hôpitaux.
MRPCS note qu’à l'Hôpital
général du Cabinda, 95 % des malades meurent.
L’un des médecins de cet
Hôpital aurait déclaré que cette
situation est liée au système politique étant donné que l'achat des médicaments
est du domaine strictement personnel du MPLA. Et ses achats sont souvent en contradiction
avec les besoins exprimes des médecins.
L’Etat policier
A Cabinda, selon MRPCS personne
ne peut parler ni poser une question. C’est l’Etat policier qui y règne avec la
présence remarquée des militaires déployés par Luanda.
Il se pose donc un
programme d'élimination du Peuple Cabindais sans oublier l'absence des droits,
des libertés, de justice, de paix.
Pour le Peuple Cabindais traumatisé durant plusieurs années par Luanda, l’indépendance
reste une seule voie devant permettre à la population de se libérer de Jung du
MPLA.
Des actes des viols, les
persécutions, les tortures et les exécutions sommaires opérées dans les
villages sont une monnaie courante. Dans certains villages de Cabinda, la
population préfère vivre dans la foret.
Un débat s'impose donc
avec le gouvernement Angolais, au besoin avec le Président Jose Eduardo dos Santos
qui est le seul maitre du Cabinda.
« On ne peut pas
laisser un prédateur comme l'Angola narguer en toute impunité la communauté
Internationale. Nous rappelons ici que, à cause du Cabinda, l'Angola est prompt
à agresser tout autre Etat sur simple soupçon d'une connexion avec ce
territoire devenant ainsi une source d'insécurité et d'instabilité en Afrique »,
a martelé JP Laranja.
« L'Angola ne
connait pas le préalable d'un règlement pacifique des conflits comme
l'exige les Nations Unies parce qu’il manque d'argument pour justifier sa présence
au Cabinda », dit-il.
Le MRPCS appelle le Président
Jose Eduardo dos Santos à libérer le Cabinda pour la restauration des droits du
Peuple Cabindais,pour la survie de ce Peuple et pour préserver la paix et la sécurité
aussi bien en Afrique centrale qu'a travers l'Afrique toute entière, du moins
en ce qui concerne la prédation Angolaise.
Par Godé Kalonji
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