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jeudi 20 mars 2014

Accident de circulation sur la rivière Mayi-Ndombe : Joseph Kabila dépêche la grue sur le lieu de l’accident

De passage sur la nationale N°1 sur le lieu de l’accident, le Chef  de l’Etat a promis de dépêché cet engin et les sous –marins, pour sortir le véhicule accidenté et les corps de victimes

 Deux personnes ont été tuées et treize autres ont disparu après la chute d’un minibus mardi 11 mars courant dans la rivière Mayi-Ndombe, à environ 110 km de Kinshasa.
Selon la police du coin, deux corps ont été repêchés peu après l’accident et trois personnes sont rescapées. Selon les premiers éléments d’enquête, l’excès de vitesse et le manque de frein seraient les principales causes du drame.
Le véhicule est parti du village Dumi, dans le plateau des Bateke, pour Kinshasa, avec dix huit personnes à bord.
A en croire la Police, le véhicule n’a roulé qu’une vingtaine de minutes avant de terminer sa course dans la rivière Mayi-Ndombe.
Le minibus, qui roulait à vive allure, a heurté une partie du garde fou du pont Mayi-Ndombe avant de plonger dans la rivière.
Les corps du chauffeur et d’un passager ont été repêchés. Une femme et deux hommes en sont sortis indemnes. La population locale continue à rechercher les autres passagers. Il s’agit du 5e accident en 40 jours sur ce pont dont les garde-fous sont en mauvais état suite à de multiples accidents, signale les témoins.
Après ces deux accidents successifs qui ont endeuillés plusieurs familles, le gouverneur de la ville de Kunshasa, André Kimbuta Yango, le commissaire provincial de la Police de Kinshasa, le Général Célestin Kanyama et le responsable de la Police de Roulage, le colonel Kyungu ainsi que le bourgoumestre de Maluku se sont rendus sur le lieu de l’accident , pour s’enquérir de la situation.
Mais jusqu’alors aucune solution n’est trouvée, pour sortir le véhicule accidenté et les corps de victimes dans l’eau.
D’après les témoignages recueillis sur place, lors de son passage dans ce coin, le chef de l’Etat, Joseph Kabila était troublé par cet accident mortel et a promis de dépêcher la grue et les sous-marins, afin de sortir le véhicule Transit ford et les corps de victimes se trouvant dans l’eau parmi le vétérinaire Vudisa.
Chose faite, le premier ministre Augustin Matata Ponyo et une forte équipe composée des ministres, autorités provinciales ainsi que de la Police se sont rendus hier mardi sur le pont Mayi-Ndombe, en vue de s’enquérir de la situation et consoler les familles des victimes.
Matata Ponyo a emmené la grue , pour concrétiser la promesse du chef de l’Etat aux familles de victimes , pour sortir le véhicule accidenté et les corps se trouvant dans la rivière.
Les familles de victimes sont inconsolables et ne savent plus à quel Saint se vouer surtout que toutes les promesses tenues par les responsables politiques du pays demeurent sans réponse.
Par ailleurs, le gouverneur de la ville de Kinshasa, avait annoncé lors de sa descente sur le lieu de l’accident, la prise en charge des funérailles des disparus par l’exécutif urbain ainsi que les soins médicaux des blessés, y compris l’assistance financière aux familles éprouvées.
St/Causes de l’accident sur Mayi-Ndombe
D’après les témoignages recueillis sur place, de Janvier  à Mars courant, quatre cas d’accidents ont été enregistrés sur la rivière Mayi-Ndombo.
Selon un responsable de la Police posté sur le pont Mayi-Ndombe, l’excès de vitesse, le mauvais état de véhicule, l’ivresse de conducteur seraient à la base des accidents répétitifs sur ce coin. D’autres évoquent la courbure de descente vers le pont Mayi-Ndombe de retour à Kinshasa après 10% seraient également à la base de ces cas irréparables.
Interrogés, les témoins se trouvant sur lieu d’accident du mardi 11 mars courant pensent que l’accident serait dû à un problème de bande de frein en état défectueux. Même le fils du défunt vétérinaire Vudisa a confirmé cette allégation. Le chauffeur au volant droit du minibus  transit ford était en état d’ivresse.
« J’ai demandé au chauffeur de cogner le véhicule au mur de la route, pour éviter le pire compte tenu de l’état de sa bagnole, mais il ne m’avait pas compris », dit Vudisa Munene.
Depuis que le gouvernement provincial de Kinshasa avait donné un moratoire de 45 jours, dont le délai  a expiré, les transporteurs donnent l’impression de traîner les pieds.
Voilà comment, ce véhicule fou a fait des victimes y compris son chauffeur. Raison de plus de maintenir la mesure en vue de faire circuler des véhicules en bon état et protéger ainsi des vies humaines.
St/Mesures préventives
Comme nous l’avons signalé dans cet article, plus de quatre cas d’accidents ont été enregistrés sur le pont Mayi-Ndombe de janvier à Mars 2014 et aucune mesure n’est prise par Kinshasa en vue d’éviter ce genre de catastrophe et sauver les vies humaines.
Même la Croix –Rouge est butée à d’énormes difficultés, pour secourir les victimes des accidents.
Dans une lettre remit au Gouverneur de la ville de Kinshasa lors de son passage sur le pont Mayi-Ndombe après les accidents mortels du 28 février et du 11 mars courant, Matsita Jean, infirmier secouriste à Dumi a sollicité auprès de l’administration urbaine une pirogue, une moto, pour faciliter le déplacement rapide des secouristes en cas d’accident.
Le chef de quartier Dumi, David Mandala  a expliqué de sa manière les causes des accidents sur le pont Mayi –Ndombe. Comme mesures préventives, David Mandala suggère à l’autorité de disposer une grue en permanence sur ce coin afin de sortir des véhicules accidentés et les victimes en cas d’accidents.
Il a exhorté Kinshasa à équiper le pont d’une grue en permanence, agrandir cet ouvrage en construisant des garde-fous solides, pour sauver des vies humaines en cas d’accidents.
Déplorant plusieurs cas d’accidents se produisant sur le pont Mayi-Ndombe surtout chaque vendredi, le chef du village Mukumi a pour sa part indiqué que les us et coutumes traditionnels sont souvent oubliés chaque fois lors du lancement de travaux de construction de pont Mayi-Ndombe. Il a plaidé pour que des mesures soient prises, pour éviter ce genre de catastrophe.
Pour lui, les mesures préventives consistent entre autres à agrandir le pont surtout mettre fin à la courbure qui, selon lui serait également à la base des accidents mortels sur Mayi-Ndombe.
St/Un danger permanant

Le mauvais état de la route nationale n°1 au point kilométrique 588, au niveau du village Muntin, dans le Bandundu, est à la base de plusieurs accidents de circulation.
Cette importante route, qui relie Kinshasa au Bandundu, est truffée de nids de poule et de carcasses de véhicules accidentés. Sans compter les nombreux véhicules, pas toujours en parfait état technique, qui tombent régulièrement en panne sur cette voie, réduisant ainsi la largeur de la chaussée.
Depuis Kinshasa, 622 Km de chaussée sur la N1 sont asphaltées, jusqu’à l’entrée du territoire de Gungu. A partir du village Muntin, au PK 588, jusqu’à la fin de la partie asphaltée, au PK 622, l’asphalte est en très mauvais état, avec des nids de poules, dont certains très larges.
Les usagers de la route  accusent le Fonds national routier (Foner) d’être responsable du manque d’entretien de cette route. La Commission nationale de prévention routière et le Foner sont chargés de sécuriser les routes à l’intention des usagers, en plaçant notamment de solides garde-fous sur les ponts jetés sur les nombreuses rivières qu’enjambe cette voie de circulation, notamment le Mayi-Ndombe, le Wamba, le Kwenge ou encore le Kwango.
En quelque 40 jours, au moins 5 accidents ont eu lieu sur cette route, au niveau du pont Mayi-Ndombe, témoigne les usagers de cette route.

Par Godé Kalonji Mukendi

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