De passage sur la nationale N°1 sur le lieu de
l’accident, le Chef de l’Etat a promis
de dépêché cet engin et les sous –marins, pour sortir le véhicule accidenté et
les corps de victimes
Deux personnes
ont été tuées et treize autres ont disparu après la chute d’un minibus mardi 11
mars courant dans la rivière Mayi-Ndombe, à environ 110 km de Kinshasa.
Selon
la police du coin, deux corps ont été repêchés peu après l’accident et trois
personnes sont rescapées. Selon les premiers éléments d’enquête, l’excès de
vitesse et le manque de frein seraient les principales causes du drame.
Le
véhicule est parti du village Dumi, dans le plateau des Bateke, pour Kinshasa,
avec dix huit personnes à bord.
A
en croire la Police, le véhicule n’a roulé qu’une vingtaine de minutes avant de
terminer sa course dans la rivière Mayi-Ndombe.
Le
minibus, qui roulait à vive allure, a heurté une partie du garde fou du pont
Mayi-Ndombe avant de plonger dans la rivière.
Les
corps du chauffeur et d’un passager ont été repêchés. Une femme et deux hommes
en sont sortis indemnes. La population locale continue à rechercher les autres
passagers. Il s’agit du 5e accident en 40 jours sur ce pont dont les garde-fous
sont en mauvais état suite à de multiples accidents, signale les témoins.
Après ces
deux accidents successifs qui ont endeuillés plusieurs familles, le gouverneur
de la ville de Kunshasa, André Kimbuta Yango, le commissaire provincial de la
Police de Kinshasa, le Général Célestin Kanyama et le responsable de la Police
de Roulage, le colonel Kyungu ainsi que le bourgoumestre de Maluku se sont
rendus sur le lieu de l’accident , pour s’enquérir de la situation.
Mais
jusqu’alors aucune solution n’est trouvée, pour sortir le véhicule accidenté et
les corps de victimes dans l’eau.
D’après
les témoignages recueillis sur place, lors de son passage dans ce coin, le chef
de l’Etat, Joseph Kabila était troublé par cet accident mortel et a promis de
dépêcher la grue et les sous-marins, afin de sortir le véhicule Transit ford et
les corps de victimes se trouvant dans l’eau parmi le vétérinaire Vudisa.
Chose
faite, le premier ministre Augustin Matata Ponyo et une forte équipe composée
des ministres, autorités provinciales ainsi que de la Police se sont rendus
hier mardi sur le pont Mayi-Ndombe, en vue de s’enquérir de la situation et
consoler les familles des victimes.
Matata
Ponyo a emmené la grue , pour concrétiser la promesse du chef de l’Etat aux
familles de victimes , pour sortir le véhicule accidenté et les corps se
trouvant dans la rivière.
Les
familles de victimes sont inconsolables et ne savent plus à quel Saint se vouer
surtout que toutes les promesses tenues par les responsables politiques du pays
demeurent sans réponse.
Par
ailleurs, le gouverneur de la ville de Kinshasa, avait annoncé lors de sa
descente sur le lieu de l’accident, la prise en charge des funérailles des
disparus par l’exécutif urbain ainsi que les soins médicaux des blessés, y
compris l’assistance financière aux familles éprouvées.
St/Causes de l’accident sur Mayi-Ndombe
D’après
les témoignages recueillis sur place, de Janvier à Mars courant, quatre cas d’accidents ont
été enregistrés sur la rivière Mayi-Ndombo.
Selon un
responsable de la Police posté sur le pont Mayi-Ndombe, l’excès de vitesse, le
mauvais état de véhicule, l’ivresse de conducteur seraient à la base des
accidents répétitifs sur ce coin. D’autres évoquent la courbure de descente
vers le pont Mayi-Ndombe de retour à Kinshasa après 10% seraient également à la
base de ces cas irréparables.
Interrogés,
les témoins se trouvant sur lieu d’accident du mardi 11 mars courant pensent
que l’accident serait dû à un problème de bande de frein en état défectueux.
Même le fils du défunt vétérinaire Vudisa a confirmé cette allégation. Le
chauffeur au volant droit du minibus transit ford était en état d’ivresse.
« J’ai
demandé au chauffeur de cogner le véhicule au mur de la route, pour éviter le
pire compte tenu de l’état de sa bagnole, mais il ne m’avait pas
compris », dit Vudisa Munene.
Depuis
que le gouvernement provincial de Kinshasa avait donné un moratoire de 45
jours, dont le délai a expiré, les
transporteurs donnent l’impression de traîner les pieds.
Voilà comment,
ce véhicule fou a fait des victimes y compris son chauffeur. Raison de plus de
maintenir la mesure en vue de faire circuler des véhicules en bon état et
protéger ainsi des vies humaines.
St/Mesures préventives
Comme
nous l’avons signalé dans cet article, plus de quatre cas d’accidents ont été
enregistrés sur le pont Mayi-Ndombe de janvier à Mars 2014 et aucune mesure
n’est prise par Kinshasa en vue d’éviter ce genre de catastrophe et sauver les
vies humaines.
Même la
Croix –Rouge est butée à d’énormes difficultés, pour secourir les victimes des
accidents.
Dans une
lettre remit au Gouverneur de la ville de Kinshasa lors de son passage sur le
pont Mayi-Ndombe après les accidents mortels du 28 février et du 11 mars
courant, Matsita Jean, infirmier secouriste à Dumi a sollicité auprès de
l’administration urbaine une pirogue, une moto, pour faciliter le déplacement
rapide des secouristes en cas d’accident.
Le chef
de quartier Dumi, David Mandala a
expliqué de sa manière les causes des accidents sur le pont Mayi –Ndombe. Comme
mesures préventives, David Mandala suggère à l’autorité de disposer une grue en
permanence sur ce coin afin de sortir des véhicules accidentés et les victimes
en cas d’accidents.
Il a
exhorté Kinshasa à équiper le pont d’une grue en permanence, agrandir cet
ouvrage en construisant des garde-fous solides, pour sauver des vies humaines
en cas d’accidents.
Déplorant
plusieurs cas d’accidents se produisant sur le pont Mayi-Ndombe surtout chaque
vendredi, le chef du village Mukumi a pour sa part indiqué que les us et
coutumes traditionnels sont souvent oubliés chaque fois lors du lancement de
travaux de construction de pont Mayi-Ndombe. Il a plaidé pour que des mesures
soient prises, pour éviter ce genre de catastrophe.
Pour lui,
les mesures préventives consistent entre autres à agrandir le pont surtout
mettre fin à la courbure qui, selon lui serait également à la base des
accidents mortels sur Mayi-Ndombe.
St/Un danger permanant
Le mauvais état de la route nationale n°1 au point kilométrique 588, au niveau du village Muntin, dans le Bandundu, est à la base de plusieurs accidents de circulation.
Le mauvais état de la route nationale n°1 au point kilométrique 588, au niveau du village Muntin, dans le Bandundu, est à la base de plusieurs accidents de circulation.
Cette
importante route, qui relie Kinshasa au Bandundu, est truffée de nids de poule
et de carcasses de véhicules accidentés. Sans compter les nombreux véhicules,
pas toujours en parfait état technique, qui tombent régulièrement en panne sur
cette voie, réduisant ainsi la largeur de la chaussée.
Depuis
Kinshasa, 622 Km de chaussée sur la N1 sont asphaltées, jusqu’à l’entrée du
territoire de Gungu. A partir du village Muntin, au PK 588, jusqu’à la fin de
la partie asphaltée, au PK 622, l’asphalte est en très mauvais état, avec des
nids de poules, dont certains très larges.
Les
usagers de la route accusent le Fonds
national routier (Foner) d’être responsable du manque d’entretien de cette
route. La Commission nationale de prévention routière et le Foner sont chargés
de sécuriser les routes à l’intention des usagers, en plaçant notamment de
solides garde-fous sur les ponts jetés sur les nombreuses rivières qu’enjambe
cette voie de circulation, notamment le Mayi-Ndombe, le Wamba, le Kwenge ou
encore le Kwango.
En
quelque 40 jours, au moins 5 accidents ont eu lieu sur cette route, au niveau
du pont Mayi-Ndombe, témoigne les usagers de cette route.
Par Godé Kalonji Mukendi
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