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lundi 31 mars 2014

Le Conseil de sécurité proroge pour un an le mandat de la MONUSCO

Le Conseil de sécurité a décidé vendredi 28 mars 2014 de proroger jusqu'au 31 mars 2015 le mandat de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et, à titre exceptionnel, le mandat de sa Brigade d'intervention.
Un an après sa mise en place, la brigade d’intervention de la Monusco est considérée comme un succès. Pour la première fois dans l’histoire de l’ONU, des casques bleus ne sont pas seulement en position de défense, mais sont chargés de débusquer et combattre les groupes armés. Certains à l’ONU auraient voulu étendre ce mandat musclé au reste de la Monusco, mais les pays contributeurs de troupes ont refusé.
Adoptée à l'unanimité, cette résolution  2147 prévoit que l'effectif maximum autorisé de la Mission sera de 19.815 militaires, 760 observateurs militaires et officiers d'état-major, 391 policiers et 1.050 membres d'unités de police constituées.

Le Conseil de sécurité a également décidé que les reconfigurations futures de la MONUSCO et de son mandat seront fonction de l'évolution de la situation sur le terrain.
Le renouvellement du mandat de la Monusco a donné lieu à une passe d’armes entre le Rwanda et les États-Unis. Plutôt que de parler du « génocide au Rwanda », Kigali a voulu ajouter « génocide contre les Tutsis ». Les échanges entre diplomates rwandais et américains ont été virulents, mais le Rwanda a finalement eu gain de cause. 

La résolution 2147 exhorte les Etats signataires de l'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour assurer la stabilité à long terme de l'est de la RDC et de la région, à continuer à s'acquitter de bonne foi, intégralement et rapidement de leurs engagements.
Le Conseil exige, en outre, que les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), de l'Alliance des forces démocratiques (ADF), et de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), les Bakata-Katanga et les divers groupes Maï-Maï mettent immédiatement fin à toutes les formes de violence et d'activités déstabilisatrices et que leurs membres soient démobilisés immédiatement et de façon permanente, déposent les armes et démobilisent les enfants qui se trouvent dans leurs rangs.

La 2147  autorise à la Monusco à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer notamment la protection des civils, la neutralisation des groupes armés grâce à la Brigade d’intervention ainsi que la surveillance de la mise en œuvre de l’embargo sur les armes.
Enfin, toujours en vertu de la résolution 2147, le Conseil de sécurité demande à tous les acteurs de redoubler d'efforts pour lutter contre l'impunité qui entoure les violences sexuelles liées au conflit, de fournir tous les services nécessaires aux rescapés et de faire en sorte que les femmes participent pleinement et sur un pied d'égalité à l'application de l'Accord-cadre et à tous les stades du règlement des conflits, de la reconstruction et de la promotion de la paix.
Au sujet des élections, le Conseil de sécurité de l’Onu a demandé au gouvernement de la RDC d’adopter une feuille de route et le budget des ces élections. Il autorise également la Monusco à fournir un soutien logistique afin de faciliter un processus électoral transparent et crédible.

Après l’adoption de la résolution 2147, l’ambassadeur de la France à l’Onu, Gérard Araud, cité par l’AFP, a déclaré que la création de la brigade d’intervention de la Monusco a été « une avancée déterminante ». « Nous avons testé la Brigade d’intervention et elle fonctionne, nous espérons qu’elle pourra servir de modèle pour l’avenir si nécessaire », a-t-il ajouté.
La brigade a notamment appuyé l’armée congolaise pendant l’offensive contre les rebelles du M23. Après avoir occupé plusieurs localités de la province du Nord-Kivu pendant plus d’une année, ces rebelles ont été défaits en novembre 2013.
Pour Gérard Araud, « la fin de la rébellion du M23 ne doit pas faire oublier la nécessité de continuer la neutralisation des groupes armés » actifs dans l’Est de la RDC comme les FDLR et les rebelles ougandais de l’ADF-Nalu. « C’est une priorité importante du Conseil », a-t-il indiqué.




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