La
réaction des Nations Unies dans l’affaire Général Amisi Tango Fort est tombée le mercredi 6 Aout courant à
travers un document du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme
(BCNUDH) distribué aux journalistes
présents à la Conférence de presse de l’Onu tenue au Quartier général de la
Monusco ,à Gombe .
Dans
ce document, l’Onu déplore la décision du Conseil supérieur de la Défense
levant la suspension du Général Amis Tngo Fort du fait qu’aucune enquête judicaire n’ait été
ouverte contre l’ex-chef d’Etat-major des forces terrestres des Fardc.
Pour
rappel, le 1er Aout 2014, le conseil supérieur de la Défense a
blanchi et réhabilité dans les rangs des FARDC le Général Amisi Tango Fort,
ancien chef d’Etat-major des forces terrestres des FARDC. Sa suspension a été
ordonnée par le président Joseph Kabila le 22 Novembre 2012, faisait suite à
des accusations de trafic illégal d’armes avec des groupes armés contenues dans
un rapport du groupe d’experts des Nations Unies sur la RDC.
Une
commission d’enquête administrative avait été mise en place par Kinshasa afin
d’examiner le cas du général Amisi.
D’après
l’Onu, a la suite de cette suspension, le 28 Février 2013, la Haut –commissaire
des Nations Unies aux Droits de l’homme avait adressé une lettre au ministre de
la Justice et Droits humains, pour lui faire part de la nécessité d’initier une
enquête judicaire sur les allégations de violations graves des droits de
l’homme et du Droit international Humanitaire dont le Général Amis Tango Fort
aurait été responsable, direct ou en sa qualité de commandant, y compris les
violations graves des droits de l’homme commises à Kisangani, chef-lieu de la
province orientale ,en mai 2002 et qui ont fait l’objet de deux rapport publics
adressés au Conseil de Sécurité en date du 16 juillet 2002 et du 24 février 2003.
En
réaction, le conseil de Sécurité des Nations Unies, dans sa Résolution 2147 du
28 Mars 2014 ; a autorisé la Monusco à prêter bons offices, conseils, concours
au gouvernement de la RDC en vue de l’arrestation et du jugement des personnes
responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis dans le
pays.
La
Monusco fustige la décision du conseil supérieur de la défense par le fait que,
à la date actuelle, aucune enquête judiciaire n’ait été ouverte contre Tango
Fort.
Pour rappel,
dans un communiqué, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) avait déploré le fait que l’enquête menée par
le gouvernement sur les trafics d’armes et des munitions mis à charge notamment
du général Amisi n’ait pas été indépendante, impartiale et exhaustive”.
L’association recommande au Gouvernement congolais de se conformer aux
principes des Nations Unies sur des enquêtes se rapportant à des violations des
droits de l’homme, en particulier, pour ce cas du général Amisi Kumba et à la
CPI d’en avoir regard, au cas où le gouvernement n’y revient plus, et ce, dans
le cadre de ses enquêtes en cours sur les provinces du Nord et Sud-Kivu.
Par Godé
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