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mercredi 6 août 2014

Affaire Général Amisi : l’ONU déplore l’absence d’une enquête judiciaire

La réaction des Nations Unies dans l’affaire Général Amisi Tango Fort  est tombée le  mercredi 6 Aout courant à travers un document du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH)  distribué aux journalistes présents à la Conférence de presse de l’Onu tenue au Quartier général de la Monusco ,à Gombe .
Dans ce document, l’Onu déplore la décision du Conseil supérieur de la Défense levant la suspension du Général Amis Tngo Fort du  fait qu’aucune enquête judicaire n’ait été ouverte contre l’ex-chef d’Etat-major des forces terrestres des Fardc.
Pour rappel, le 1er Aout 2014, le conseil supérieur de la Défense a blanchi et réhabilité dans les rangs des FARDC le Général Amisi Tango Fort, ancien chef d’Etat-major des forces terrestres des FARDC. Sa suspension a été ordonnée par le président Joseph Kabila le 22 Novembre 2012, faisait suite à des accusations de trafic illégal d’armes avec des groupes armés contenues dans un rapport du groupe d’experts des Nations Unies sur la RDC.

Une commission d’enquête administrative avait été mise en place par Kinshasa afin d’examiner le cas du général Amisi.
D’après l’Onu, a la suite de cette suspension, le 28 Février 2013, la Haut –commissaire des Nations Unies aux Droits de l’homme avait adressé une lettre au ministre de la Justice et Droits humains, pour lui faire part de la nécessité d’initier une enquête judicaire sur les allégations de violations graves des droits de l’homme et du Droit international Humanitaire dont le Général Amis Tango Fort aurait été responsable, direct ou en sa qualité de commandant, y compris les violations graves des droits de l’homme commises à Kisangani, chef-lieu de la province orientale ,en mai 2002 et qui ont fait l’objet de deux rapport publics adressés au Conseil de Sécurité en date du 16 juillet 2002  et du 24 février 2003.
En réaction, le conseil de Sécurité des Nations Unies, dans sa Résolution 2147 du 28 Mars 2014 ; a autorisé la Monusco à prêter bons offices, conseils, concours au gouvernement de la RDC en vue de l’arrestation et du jugement des personnes responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis dans le pays.
La Monusco fustige la décision du conseil supérieur de la défense par le fait que, à la date actuelle, aucune enquête judiciaire n’ait été ouverte contre Tango Fort.
Pour rappel, dans un communiqué, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ)  avait déploré le fait que l’enquête menée par le gouvernement sur les trafics d’armes et des munitions mis à charge notamment du général Amisi n’ait pas été indépendante, impartiale et exhaustive”.


L’association recommande au Gouvernement congolais de se conformer aux principes des Nations Unies sur des enquêtes se rapportant à des violations des droits de l’homme, en particulier, pour ce cas du général Amisi Kumba et à la CPI d’en avoir regard, au cas où le gouvernement n’y revient plus, et ce, dans le cadre de ses enquêtes en cours sur les provinces du Nord et Sud-Kivu.



 Par Godé 

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