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mardi 5 août 2014

En marge du sommet USA-Afrique: Transparence des industries extractives : lettre ouverte du comité de pilotage Afrique PCQVP à Obama

Dans cette correspondance, la société civile africaine plaide pour l’application de la loi  Dodd-Frank Act dont l'article 1504 oblige  à toutes les entreprises extractives américaines à publier les paiements qu'elles effectuent
En marge du sommet USA-Afrique qui s’ouvre le lundi 4  au 6   Aout 2014  à Washington Dc, les leaders de la société civile africaine de Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP), une coalition mondiale qui fait campagne pour un secteur ouvert et responsable dans les domaines de l'extraction gazière, pétrolière et minière, ont adressé une lettre ouverte au Président américain, Barack Obama.

Dans cette correspondance dont le contenu a été dévoilé par Mme Leonnie Kandolo, chargé de la logistique au PCQVP/RDC, la société civile africaine plaide pour l’application de la loi  Dodd-Frank Act dont l'article 1504 oblige  à toutes les entreprises extractives américaines à publier les paiements qu'elles effectuent.
« Cette loi, si elle est appliquée, génèrera des données essentielles qui peuvent nous aider à demander des comptes à nos gouvernements, mais malheureusement, elle n'est pas encore en vigueur. Nous vous demandons de prier instamment la SEC de publier rapidement des règles régissant l'article 1504 pour garantir que la nouvelle norme soit en ligne avec la récente législation de l'Union européenne ainsi qu'avec celle, naissante, applicable mondialement en faveur de la transparence extractive »,tance la société civile africaine dans sa lettre à Obama.
Pour rappel, il y a quatre ans que le président Obama a signé le Dodd-Frank Act dont l'article 1504 oblige toutes les entreprises extractives américaines à publier les paiements qu'elles effectuent.  Et, les États-Unis furent en première ligne du combat pour la transparence extractive. C’est pourquoi que les organisations de la société civile africaine militant pour la transparence des Industries extractives prient au président Obama à poursuivre cet engagement  et de collaborer avec d'autres pays du G7/G20 pour adopter et mettre en œuvre des mesures similaires à celles du Dodd-Frank 1504 et des directives comptables et de transparence de l'UE.
Les signataires de cette lettre adressée à Obama prient le président américain à  prendre l'engagement afin de  créer un registre public des informations sur les propriétaires réelles d'entreprises. Des pays, parmi lesquels la République démocratique du Congo, le Libéria, le Niger, le Nigéria, la Tanzanie et la Zambie sont en train de s’y mettre dans le cadre de la norme ITIE, et le Royaume-Uni s'est engagé à le faire dans le cadre de l'ordre du jour Fiscalité, Commerce et Transparence du G7. Nous souhaitons que le leadership américain suive cet exemple, disent-ils.
L'Afrique génère des revenus qui tombent dans les coffres de sociétés et des hommes au pouvoir immensément riches au détriment de populations de plus en plus pauvres. Cela est inadmissible et inacceptable. 
En tant qu'Africains engagés et acteurs d'une société civile crédible qui s'impliquent en faveur d'une bonne gouvernance, grâce à leur action, les citoyens africains sont de plus en plus conscients de leurs droits et en débattent publiquement.
Les États-Unis et les autres pays développés, ainsi que des entreprises extractives internationales, profitent énormément du secteur et des règles qui leur sont favorables. Cela doit changer.
Attentes
Les signataires de cette lettre  considèrent le Sommet US- Africa Leaders comme une opportunité majeure pour que toutes les parties prennent des engagements concrets afin d'améliorer la gouvernance dans le secteur de l'extraction.
« Nous demandons à nos gouvernements de s'engager en faveur d'un processus d'appel d'offres ouvert et transparent pour l'attribution des licences et des contrats extractifs, y compris la publication des contrats. Nous demandons à ce que nos gouvernements s'engagent à créer des procédures de budgétisation ouvertes, de sorte que nous puissions nous assurer que les recettes extractives sont dépensées de manière responsable. Nous leur demandons également d'inclure des formulaires de déclaration de propriété réelle dans les appels d'offres et les contrats », peut –on lire dans cette lettre.
Les signataires de cette lettre du Comité de pilotage Afrique PCQVP sont entre autres, Taran Diallo, Publiez Ce Que Vous Payez Guinée-Conakry,Ali Idrissa, Réseau des Organisations pour la Transparence et Analyse Budgétaire / PCQVP Niger, Bubelwa Kaiza, FORDIA Publish What You Pay, Tanzania, Jean-Claude Katende, Publiez Ce Que Vous Payez, République Démocratique du Congo, Gilbert Maoundonodji, Publiez Ce Que Vous Payez, Tchad, Steve Manteaw, Publish What You Pay, Ghana, Faith Nwadishi, Publish What You Pay Nigeria.
Par Godé Kalonji





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