La
Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe siégeant au second degré en matières civile et
commerciale à l’audience d’hier mercredi 13 Aout courant dans l’affaire
opposant Charly Kadima à l’entreprise de télécommunication Vodacom sur la
paternité du jeu concours “ Missvodacom » a prise cette affaire en déléberée.
Au
cours de l’audience d’hier, les avocats de Charly Kadima et ses avocats ainsi
que les avocats de Vodacom ont entendu
le point de vue du Ministère Public. Lors de l’audience passée, les deux
parties attendaient l’avis du MP. Etant
donné que hier, le Ministère Public a émis son avis, il appartient à la Cour de
statuer sur un arrêt pouvant départager les deux parties.
Les
avocats de Charly Kadima se dit confiant à la justice congolaise. Conformément
à la loi, l’arrêt de la Cour pourrait intervenir dans un mois. Mais comme la
justice est incertaine, il appartient à Charly Kadima et ses avocats d’ouvrir
l’œil et d’être prudents, pour déjouer le coup qui peut provenir partout.
Cette
affaire sur le droit d’auteur et dommage et intérêt dans ce projet Missvodacom
que Charly Kadima réclame la paternité et son originalité dans la mesure que
cette œuvre d’esprit a été protégée par la Société de droit d’auteur et droit
voisin (Socoda).
Cette œuvre Missvodacom est protégée sur le plan national et international même
l’article 5 de la loi sur la propriété intellectuelle stipule que l’auteur
d’une œuvre d’esprit mérite protection.
Dans
des audiences antérieures, les avocats de Charly Kadima ont montré à la Cour
que Vodacom n’a pas obtenu l’autorisation de l’auteur de l’œuvre Missvodacom.
Au
premier degré, il avait été débouté par le tribunal de commerce en 2013, Charly
Kadima a porté l’affaire devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe pour obtenir
réparation.
Mais
il continue de réclamer la paternité de ce concept dont se serait inspiré Vodacom
pour créer l’émission de téléréalité “ Miss Vodacom Congo “ grâce à laquelle
les abonnés de l’entreprise de télécommunication élisent la fille la plus belle
de la République.
Pour l’instant, les avocats de Vodacom se refusent de tout commentaire. Mais,
cette entreprise a toujours soutenu avoir conçu elle-même ce projet qui, selon
elle, a toujours porté le nom de “Miss Vodacom Congo.”
A la justice de dire droit en vue de départager Charly Kadima et l’entreprise
Vodacom sur cette affaire juteuse.
Cette
firme sud-africaine est aussi trainée en justice par le pasteur Moise Mbiye de
l’Eglise Cité Bethel qui accuse Vodacom/RDC d’avoir utilisé abusivement ces
chansons dans une tranche d’animation « Vodacom Tempo ». Cette
affaire passe devant le Tribunal de Commerce de Kinshasa/Gombe.
Par Godé Kalonji
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