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mardi 26 août 2014

Compte tenu de délabrement avancé de la voie de communication, les humanitaires envisagent le largage des vivres à Bafwasende

Depuis la mi-avril 2014, l’armée nationale a lancé des offensives contre  la  milice  du  ‘‘ major ’’ Luc Yabili 1 dans la zone de Balobe, située à 62 km au sud-est d’Opienge, dans le territoire de Bafwesende, District de la Tshopo, en Province Orientale). 
Plus  de 20 000 personnes –habitant quatre aires de santé (Angamapasa, Balobe Babukabi, et  Ndrekoko)  fuient les affrontements et sont en déplacement  dans les localités périphériques ainsi qu’en brousse.  Elles demeurent sans assistance humanitaire à ce jour.   
Plusieurs milliers d’autres de ces villageois se trouveraient dans des localités non accessibles, notamment à Balobe, où les conditions sécuritaires  sont précaires, signale une source humanitaire basée dans la région.  
Il convient de noter  que des combats entre les groupes armés (FDLR et les ‘‘ Mayi-Mayi Tcheka ’’ ) du Nord-Kivu voisin, entre février et juin 2014, ont aussi entrainé  le déplacement de personnes du Nord Kivu vers  Opienge.  
Ainsi, depuis 2010, Opienge est affectée par l’instabilité causée par l’activisme des miliciens et les affrontements entre les militaires et les groupes armés. 
 

Besoins humanitaires 

La situation humanitaire reste très préoccupante, selon le mécanisme de Réponse Rapide aux mouvements de population (RRMP, géré par OCHA et UNICEF) qui a conduit une évaluation en fin juin. Les indicateurs sont alarmants dans les secteurs d’articles ménagers essentiels (AME) et abris, eau, de nutrition et sécurité alimentaire.  C’est ainsi que l’intervention multisectorielle s’impose.  
En AME et abris, plus de 15 000 personnes déplacées (PDI) sont hébergées au près de familles d’accueil.
Toutes les PDI dont le nombre est de plus de 20 000 sont dépourvues d’articles ménagers essentiels, qui avaient été pillés et incendiés. La couverture en eau potable est très faible dans la zone d’Opienge.
D’après Ocha, seuls 9 % des ménages autochtones utilisent une source d’eau potable. La majorité de sources aménagées anciennement par les acteurs humanitaires, ne sont plus protégées depuis plus de deux ans. La  couverture vaccinale des enfants de moins d’une année, notamment contre la rougeole, est faible à cause entre autres de l’insécurité et de manque d’intrants.
En termes de  sécurité alimentaire, environ  30 000 personnes sont dans le besoin y compris  plus de 20 000 PDI.  
Le déplacement précipité des ménages a fait que les PDI soient coupées de leurs moyens de subsistance. Dans la zone d’Opienge, les PDI se nourrissent grâce à la solidarité des membres de la communauté d’accueil. Ces derniers qui vivaient déjà dans la précarité sont présentement en rupture de stock de nourriture. 
Le mauvais état des routes ne permet pas l’acheminement rapide de l’aide humanitaire. La réouverture de l’axe Bafwabalinga – Opienge, long de 120 km et abandonné depuis plus de cinq ans, nécessite d’importants moyens financiers ainsi que plusieurs mois des travaux.  Bien  que l’idée de recourir au moyen aérien coûte très cher et il y ait un manque de fonds, cette option est sur la table pour les différents types d’assistance, y compris le largage pour les vivres.   

Par Godé Kalonji

                                          

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