Depuis la mi-avril 2014, l’armée nationale a lancé des
offensives contre la milice
du ‘‘ major ’’ Luc Yabili 1 dans
la zone de Balobe, située à 62 km au sud-est d’Opienge, dans le territoire de
Bafwesende, District de la Tshopo, en Province Orientale).
Plus de 20 000 personnes
–habitant quatre aires de santé (Angamapasa, Balobe Babukabi, et Ndrekoko) fuient les affrontements et sont en
déplacement dans les localités
périphériques ainsi qu’en brousse. Elles
demeurent sans assistance humanitaire à ce jour.
Plusieurs milliers d’autres de ces villageois se trouveraient
dans des localités non accessibles, notamment à Balobe, où les conditions
sécuritaires sont précaires, signale une
source humanitaire basée dans la région.
Il convient de noter que
des combats entre les groupes armés (FDLR et les ‘‘ Mayi-Mayi Tcheka ’’ ) du
Nord-Kivu voisin, entre février et juin 2014, ont aussi entrainé le déplacement de personnes du Nord Kivu
vers Opienge.
Ainsi, depuis 2010, Opienge est affectée par l’instabilité
causée par l’activisme des miliciens et les affrontements entre les militaires
et les groupes armés.
Besoins
humanitaires
La situation humanitaire reste très préoccupante, selon le
mécanisme de Réponse Rapide aux mouvements de population (RRMP, géré par OCHA
et UNICEF) qui a conduit une évaluation en fin juin. Les indicateurs sont
alarmants dans les secteurs d’articles ménagers essentiels (AME) et abris, eau,
de nutrition et sécurité alimentaire. C’est ainsi que l’intervention
multisectorielle s’impose.
En AME et abris, plus de 15 000 personnes déplacées (PDI) sont
hébergées au près de familles d’accueil.
Toutes les PDI dont le nombre est de plus de 20 000 sont
dépourvues d’articles ménagers essentiels, qui avaient été pillés et incendiés.
La couverture en eau potable est très faible dans la zone d’Opienge.
D’après Ocha, seuls 9 % des ménages autochtones utilisent une
source d’eau potable. La majorité de sources aménagées anciennement par les
acteurs humanitaires, ne sont plus protégées depuis plus de deux ans. La couverture vaccinale des enfants de moins
d’une année, notamment contre la rougeole, est faible à cause entre autres de
l’insécurité et de manque d’intrants.
En termes de sécurité
alimentaire, environ 30 000 personnes
sont dans le besoin y compris plus de 20
000 PDI.
Le déplacement précipité des ménages a fait que les PDI soient
coupées de leurs moyens de subsistance. Dans la zone d’Opienge, les PDI se
nourrissent grâce à la solidarité des membres de la communauté d’accueil. Ces
derniers qui vivaient déjà dans la précarité sont présentement en rupture de
stock de nourriture.
Le mauvais état des routes ne permet pas l’acheminement rapide
de l’aide humanitaire. La réouverture de l’axe Bafwabalinga – Opienge, long de
120 km et abandonné depuis plus de cinq ans, nécessite d’importants moyens
financiers ainsi que plusieurs mois des travaux. Bien
que l’idée de recourir au moyen aérien coûte très cher et il y ait un
manque de fonds, cette option est sur la table pour les différents types d’assistance,
y compris le largage pour les vivres.
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