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lundi 15 avril 2013

L’ASADHO dénonce l’acharnement des autorités contre le député Diomi Ndongala


L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme (ASADHO) s’inquiète au sujet des nouvelles infractions mises à charge de député Diomi Ndongala, élu de la ville de Kinshasa et membre de l’opposition politique, par les autorités de la Police Nationale Congolaise.
En date du 11 avril 2013, la Police Nationale Congolaise a présenté au Ministère de l’intérieur, Sécurité et décentralisation un groupe d’individus accusé de complot contre les personnes du Chef de l’Etat et du Premier Ministre, et d’atteinte à la sûreté de l’Etat. 

 
Selon le responsable de la Police Nationale Congolaise qui a présenté les membres dudit groupe, le député Diomi Ndongala serait à la tête de ce groupe insurrectionnel dénommé « IMPERIUM ». 
 
La Police Nationale Congolaise allègue avoir trouvé sur certains membres du groupe des documents décrivant le plan d’attaque du Chef de l’Etat et des armes blanches [bouteilles vides, bouteilles contenant de l’essence, machettes], sans aucune arme à feu.
L’ASADHO rappelle que poursuivi pour viol sur mineures, le député DIOMI a été une fois de plus enlevé de son domicile, en date du 8 avril 2013 vers 22heures, par des policiers de la Police Nationale Congolaise et conduit vers une destination inconnue.
 
L’Ongdh estime que l’acharnement contre le député Diomi Ndongala a commencé depuis juin 2012 à cause de son engagement au sein de la plate forme dénommée Majorité Présidentielle Populaire (MPP) qui soutient et revendique la victoire d’Etienne TSHISEKEDI à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. 
 
Compte tenu de la gravite de nouvelles infractions mises à charge de  DIOMI NDONGALA, il est nécessaire que toutes les garanties nationales et internationales relatives au procès juste et équitable soient respectées par les autorités politiques et judiciaires.
Mais vu le manque d’indépendance de l’appareil judiciaire congolais vis-à-vis de la majorité au pouvoir, il y a un grand risque que les juges soient instrumentalises pour faire taire un adversaire politique, indique l’ASADHO. 
 
Pour éviter que les hommes n’utilisent la justice pour régler des comptes à leurs adversaires, il est important que ce procès fasse l’objet d’une grande surveillance citoyenne.
C’est ainsi que l’Ongdh invite le chef de l’Etat à faire cesser tout acharnement des autorités politiques et de la Police Nationale Congolaise contre les opposants politiques.
Joseph Kabila, en sa qualité de garant de la constitution, est appelé à  s’impliquer pour  que le député DIOMI NDONGALA puisse bénéficier de toutes les garanties constitutionnelles relatives au procès équitable et juste.
  
 Par Godé Kalonji

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