L’Association
Africaine de défense des Droits de l’Homme (ASADHO) s’inquiète au sujet
des nouvelles infractions mises à charge de député Diomi Ndongala, élu
de la ville de Kinshasa et membre de l’opposition politique, par les
autorités de la Police Nationale Congolaise.
En
date du 11 avril 2013, la Police Nationale Congolaise a présenté au
Ministère de l’intérieur, Sécurité et décentralisation un groupe
d’individus accusé de complot contre les personnes du Chef de l’Etat et
du Premier Ministre, et d’atteinte à la sûreté de l’Etat.
Selon
le responsable de la Police Nationale Congolaise qui a présenté les
membres dudit groupe, le député Diomi Ndongala serait à la tête de ce
groupe insurrectionnel dénommé « IMPERIUM ».
La
Police Nationale Congolaise allègue avoir trouvé sur certains membres
du groupe des documents décrivant le plan d’attaque du Chef de l’Etat et
des armes blanches [bouteilles vides, bouteilles contenant de
l’essence, machettes], sans aucune arme à feu.
L’ASADHO
rappelle que poursuivi pour viol sur mineures, le député DIOMI a été
une fois de plus enlevé de son domicile, en date du 8 avril 2013 vers
22heures, par des policiers de la Police Nationale Congolaise et conduit
vers une destination inconnue.
L’Ongdh
estime que l’acharnement contre le député Diomi Ndongala a commencé
depuis juin 2012 à cause de son engagement au sein de la plate forme
dénommée Majorité Présidentielle Populaire (MPP) qui soutient et
revendique la victoire d’Etienne TSHISEKEDI à l’élection présidentielle
du 28 novembre 2011.
Compte tenu de la gravite de nouvelles infractions mises à charge de DIOMI
NDONGALA, il est nécessaire que toutes les garanties nationales et
internationales relatives au procès juste et équitable soient respectées
par les autorités politiques et judiciaires.
Mais
vu le manque d’indépendance de l’appareil judiciaire congolais
vis-à-vis de la majorité au pouvoir, il y a un grand risque que les
juges soient instrumentalises pour faire taire un adversaire politique,
indique l’ASADHO.
Pour
éviter que les hommes n’utilisent la justice pour régler des comptes à
leurs adversaires, il est important que ce procès fasse l’objet d’une
grande surveillance citoyenne.
C’est
ainsi que l’Ongdh invite le chef de l’Etat à faire cesser tout
acharnement des autorités politiques et de la Police Nationale
Congolaise contre les opposants politiques.
Joseph Kabila, en sa qualité de garant de la constitution, est appelé à s’impliquer pour que
le député DIOMI NDONGALA puisse bénéficier de toutes les garanties
constitutionnelles relatives au procès équitable et juste.
Par Godé Kalonji
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