Les
journaux parus ce matin ont abordé divers sujets sur l’actualité du
pays. Un nouvel épisode de l’affaire judiciaire Chebeya/Bazana et
l’affaire Diomi Ndongala retiennent quelque peu l’attention. Les mesures
du gouvernement suite à la reprise de la grève des conducteurs des
véhicules poids lourds est le principal sujet qui intéresse les journaux
. Ils se penchent aussi sur la situation sécuritaire au Katanga après
les troubles causés par le groupe dit des « Bakata Katanga ». A cela, il
faut ajouter les initiatives du gouvernement visant l’amélioration des
conditions de travail des diplomates congolais.
Chebeya / Bazana
La Prospérité titre à la Une «Procès Chebeya et Bazana, la Cour d’appel retient l’exception d’irrégularité soulevée par la partie civile… »
Ce
quotidien affirme que le procès en appel a repris hier et que la Cour
d’appel a appuyé l’exception soulevée par la partie civile. Exception
dénonçant les irrégularités contenues dans la notification des prévenus
en fuite, explique La Prospérité.
Il est revenu sur les craintes de la cour de voir les prévenus Jean Mokaku, major Paul Mwilambwe et Christian Ngoie, en cavale, ne pas se présenter à l’audience, parce que non saisis. Après ce débat sur la procédure, la cour a fixé une nouvelle audience au 30 avril prochain, indique le quotidien. La Prospérité souligne que cette exception soulevée depuis le 4 décembre dernier avait connu un dénouement après un fructueux débat entre les parties au procès.
Il est revenu sur les craintes de la cour de voir les prévenus Jean Mokaku, major Paul Mwilambwe et Christian Ngoie, en cavale, ne pas se présenter à l’audience, parce que non saisis. Après ce débat sur la procédure, la cour a fixé une nouvelle audience au 30 avril prochain, indique le quotidien. La Prospérité souligne que cette exception soulevée depuis le 4 décembre dernier avait connu un dénouement après un fructueux débat entre les parties au procès.
Mais de quoi s’agit-il ? ACP fournit à ce sujet quelques précisions : « Au cours d’une précédente audience tenue le 4 décembre dernier, la partie civile
avait fait remarquer que les policiers en fuite ne sont pas
régulièrement cités dans le procès en appel. Elle avait demandé à la
cour de régulariser leur notification à comparaître autrement en cas de
recours en cassation, ces fugitifs ne seront plus considérés comme
prévenus et
échapperont aux poursuites. Au cas où la Haute cour militaire accepte
cette demande, elle devra notifier ces policiers par affichage au greffe
et au journal officiel. Pour sa part, le ministère public soutient
cette démarche. Il demande à la cour d’appliquer le droit en la matière,
affirmant qu’il a «hâte de prouver la culpabilité des cinq prévenus présents dans le box des accusés». La
défense s’oppose à la demande des parties civiles. Elle la juge non
fondée en droit et la qualifie de simple formalité administrative qui ne
doit pas tirer le procès en longueur. Si les juges adhèrent à la thèse
de la partie civile, ils devraient encore suspendre le procès pour trois
mois. Ils se prononceront sur cette question le 30 avril prochain. La
cour militaire de Kinshasa avait, en première instance, le 23 juin 2011,
condamné à mort le principal suspect, le
colonel Daniel Mukalay, n°2 des services spéciaux de la police, ainsi
que trois policiers jugés par contumace car en fuite. Un autre avait été
condamné à la prison à perpétuité et trois avaient été acquittés. Le
procès en appel a été ouvert le 23 juin 2012, rappelle-t-on ».
Grève des conducteurs des poids lourds
Forum des As titrer: «Modeste Bahati, ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale accuse la Fec, le patronat congolais».
Il évoque ainsi la reprise, à Matadi, de la grève des conducteurs des poids lourds et constate que le gouvernement a accordé aux patrons membres de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) et autres indépendants, propriétaires des véhicules dits poids lourds exploitant l’axe Boma-Matadi-Kinshasa, cinq jours pour se conformer aux dispositions de leur propre protocole signé librement le 19 janvier dernier. FdA précise qu’au terme du protocole du 19 janvier, les parties avaient librement convenu la fixation de la rémunération minimum du conducteur poids lourd/routier à 300 000 FC (326 dollars américains) pour 26 jours de travail et à 45 000 FC (48, 91 dollars américains) pour ses frais de mission par voyage, et à 150 000 FC pour son convoyeur qui aura 22 000 FC de frais de mission.
Faute de suite donnée à ce protocole, le gouvernement appliquera la loi en retirant l’autorisation de transport à ceux qui ne se mettront pas en règle et retirera la carte de travail pour étranger à tous ceux dont les entreprises seront fermées, souligne Forum des As.
Le Phare titre« Le gouvernement menace de sanctionner les propriétaires des véhicules ».
Au sujet de la reprise de la grève des conducteurs des véhicules poids lourds, il précise que
Kinshasa est à nouveau sous la menace de la pénurie alimentaire et la surenchère des prix.
Le Gouvernement de la République, par la bouche du ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale somme les propriétaires des véhicules poids lords desservant la Nationale n° 1 d’honorer leurs engagements conformément au protocole conclu le 19 janvier devant le Premier ministre. Faute de quoi, des sanctions seront appliquées à leur endroit.
L’Avenir titre « Bahati donne un ultimatum de 5 jours pour se conformer au protocole d’accord conclu ».
Le ministre Bahati a indiqué qu’un délai de 5 jours est accordé à toutes les entreprises de transporteurs publics routiers pour se conformer aux dispositions du protocole d’accord signé le 19 janvier 2013. Sinon, poursuit ce journal, le Gouvernement va retirer l’autorisation de transport à toutes les entreprises qui ne seront pas en règle de facto, retirer la carte de travail pour étranger à tous ceux dont les entreprises seront fermées.
Il évoque ainsi la reprise, à Matadi, de la grève des conducteurs des poids lourds et constate que le gouvernement a accordé aux patrons membres de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) et autres indépendants, propriétaires des véhicules dits poids lourds exploitant l’axe Boma-Matadi-Kinshasa, cinq jours pour se conformer aux dispositions de leur propre protocole signé librement le 19 janvier dernier. FdA précise qu’au terme du protocole du 19 janvier, les parties avaient librement convenu la fixation de la rémunération minimum du conducteur poids lourd/routier à 300 000 FC (326 dollars américains) pour 26 jours de travail et à 45 000 FC (48, 91 dollars américains) pour ses frais de mission par voyage, et à 150 000 FC pour son convoyeur qui aura 22 000 FC de frais de mission.
Faute de suite donnée à ce protocole, le gouvernement appliquera la loi en retirant l’autorisation de transport à ceux qui ne se mettront pas en règle et retirera la carte de travail pour étranger à tous ceux dont les entreprises seront fermées, souligne Forum des As.
Le Phare titre« Le gouvernement menace de sanctionner les propriétaires des véhicules ».
Au sujet de la reprise de la grève des conducteurs des véhicules poids lourds, il précise que
Kinshasa est à nouveau sous la menace de la pénurie alimentaire et la surenchère des prix.
Le Gouvernement de la République, par la bouche du ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale somme les propriétaires des véhicules poids lords desservant la Nationale n° 1 d’honorer leurs engagements conformément au protocole conclu le 19 janvier devant le Premier ministre. Faute de quoi, des sanctions seront appliquées à leur endroit.
L’Avenir titre « Bahati donne un ultimatum de 5 jours pour se conformer au protocole d’accord conclu ».
Le ministre Bahati a indiqué qu’un délai de 5 jours est accordé à toutes les entreprises de transporteurs publics routiers pour se conformer aux dispositions du protocole d’accord signé le 19 janvier 2013. Sinon, poursuit ce journal, le Gouvernement va retirer l’autorisation de transport à toutes les entreprises qui ne seront pas en règle de facto, retirer la carte de travail pour étranger à tous ceux dont les entreprises seront fermées.
ACP
précise que le ministre a fait savoir que cette décision ne met pas en
mal le climat des affaires en RDC, mais au contraire, elle protège les
propriétaires de ces engins. «Je suis un grand défenseur des entreprises car ce sont elles qui créent la richesse et entrainent la croissance économique»,
a-t-il souligné en substance, précisant que le gouvernement ne peut pas
sacrifier les compatriotes congolais qui se dévouent pour rendre un
travail de qualité et producteur aux employeurs. Il a, par ailleurs,
fait un constat de l’incapacité de la Fédération des entreprises du
Congo (FEC), et autres organisations professionnelles à gérer et à
convaincre leurs membres affiliés au respect de leurs engagements, avant
d’indiquer qu’elles assumeront leurs responsabilités de cette
grève lancée, lundi dernier par les chauffeurs.
« Par ailleurs, le ministre de l’ETPS a indiqué que sur les 24 entreprises des transporteurs routiers agréés au ministère des Transports et voies de communication, 4 seulement ont appliqué la rémunération minimum ainsi que la prime de voyage convenues entre les deux parties, conformément aux dispositions du protocole du 19 janvier dernier. Il s’agit des entreprises ci-après : Passe partout, Socitrans, Sotraco et Trans Mvuki. Le ministre Bahati félicite ces entreprises du respect de ces engagements tout en leur garantissant la protection du gouvernement de la République ».
Le Potentiel titre : « Le ministre de l’Emploi lance un ultimatum de 5 jours aux propriétaires des engins lourds ».
Toutefois, reconnaît ce journal, le ministre de l’Emploi a félicité les transporteurs qui ont exécuté correctement le protocole Toutefois, reconnaît ce journal, le ministre de l’Emploi a félicité les transporteurs qui ont exécuté correctement le protocole du 19 janvier 2013.
La Prospérité titre : « Le Gouvernement promet la fermeté en cas de perturbation ».
Il précise : « c’est sur un ton de fermeté que s’est tenue, le lundi à la Cité de l’Union africaine, la douzième réunion extraordinaire du Conseil des Ministres ». Parmi les mesures, celle portant avertissement des transporteurs routiers Kinshasa-Matadi contre toute perturbation sur la Nationale n° 1, du fait de certains opérateurs non respectueux de leurs engagements.
Situation sécuritaire au Katanga
Toutefois, reconnaît ce journal, le ministre de l’Emploi a félicité les transporteurs qui ont exécuté correctement le protocole Toutefois, reconnaît ce journal, le ministre de l’Emploi a félicité les transporteurs qui ont exécuté correctement le protocole du 19 janvier 2013.
La Prospérité titre : « Le Gouvernement promet la fermeté en cas de perturbation ».
Il précise : « c’est sur un ton de fermeté que s’est tenue, le lundi à la Cité de l’Union africaine, la douzième réunion extraordinaire du Conseil des Ministres ». Parmi les mesures, celle portant avertissement des transporteurs routiers Kinshasa-Matadi contre toute perturbation sur la Nationale n° 1, du fait de certains opérateurs non respectueux de leurs engagements.
Situation sécuritaire au Katanga
Le Phare titre « Nébuleuses Maï Maï au Katanga : l’affairisme des galonnés de l’armée ».
Alors que les têtes commencent à tomber après le safari des « Bakata Katanga » le samedi 23 mars 2013 à travers la ville de Lubumbashi, les députés provinciaux du Katanga ont créé la surprise dans plusieurs cercles politiques en tentant de justifier la prolifération des groupes armés Maï Maï dans cette partie de la République par la pauvreté ambiante au Nord Katanga. Mais, dans la foulée, les mêmes acteurs politiques ont fait état de l’invasion des mines de Coltan et cassitérites par des éléments des Fardc agissant sur les ordres de leurs chefs hiérarchiques (voir la RP d’hier).
Le Potentiel titre « Le Katanga, un volcan endormi », et évoque pour sa part le rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale dépêchée à Lubumbashi. Ce rapport serait explosif à tout point de vue, écrit ce journal qui ajoute : « Il contiendrait des révélations qui obligent les décideurs à prendre le taureau par le cornes ».
Il cite alors : « Pour André-Claudel Lubaya, député Unc et rapporteur de cette commission, les derniers événements de Lubumbashi sont le reflet de profondes frustrations qui rongent le Katanga qui, à son avis, serait un volcan endormi dont il faut redouter les dégâts ».
Alors que les têtes commencent à tomber après le safari des « Bakata Katanga » le samedi 23 mars 2013 à travers la ville de Lubumbashi, les députés provinciaux du Katanga ont créé la surprise dans plusieurs cercles politiques en tentant de justifier la prolifération des groupes armés Maï Maï dans cette partie de la République par la pauvreté ambiante au Nord Katanga. Mais, dans la foulée, les mêmes acteurs politiques ont fait état de l’invasion des mines de Coltan et cassitérites par des éléments des Fardc agissant sur les ordres de leurs chefs hiérarchiques (voir la RP d’hier).
Le Potentiel titre « Le Katanga, un volcan endormi », et évoque pour sa part le rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale dépêchée à Lubumbashi. Ce rapport serait explosif à tout point de vue, écrit ce journal qui ajoute : « Il contiendrait des révélations qui obligent les décideurs à prendre le taureau par le cornes ».
Il cite alors : « Pour André-Claudel Lubaya, député Unc et rapporteur de cette commission, les derniers événements de Lubumbashi sont le reflet de profondes frustrations qui rongent le Katanga qui, à son avis, serait un volcan endormi dont il faut redouter les dégâts ».
Diplomatie
A propos des initiatives du gouvernement visant l’amélioration des conditions de travail des diplomates congolais, L’Avenir titre :« De bonnes conditions de vie pour les diplomates ».
« Dans un document de près de 8 pages, les experts du ministère des Affaires étrangères et des Finances suggèrent une augmentation substantielle des crédits budgétaires disponibles, grâce à laquelle la révision à la hausse des rémunérations des diplomates par rapport à 2012 et le paiement des engagés locaux afin de rencontrer la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions de travail et de vie », rapporte ce journal. Ce même document souligne : « Désormais, priorité devra être donnée aux missions diplomatiques dans les 5 pays membres permanents du Conseil de sécurité ». (Autrement dit, les ambassades de Washinton, Londres, Paris, Moscou et Pékin NdlR)
Le Potentiel titre « La commission d’assainissement diplomatique rend ses conclusions ». Il commente : « l’assainissement dans la diplomatie congolaise est entré dans sa phase décisive ».
A propos des initiatives du gouvernement visant l’amélioration des conditions de travail des diplomates congolais, L’Avenir titre :« De bonnes conditions de vie pour les diplomates ».
« Dans un document de près de 8 pages, les experts du ministère des Affaires étrangères et des Finances suggèrent une augmentation substantielle des crédits budgétaires disponibles, grâce à laquelle la révision à la hausse des rémunérations des diplomates par rapport à 2012 et le paiement des engagés locaux afin de rencontrer la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions de travail et de vie », rapporte ce journal. Ce même document souligne : « Désormais, priorité devra être donnée aux missions diplomatiques dans les 5 pays membres permanents du Conseil de sécurité ». (Autrement dit, les ambassades de Washinton, Londres, Paris, Moscou et Pékin NdlR)
Le Potentiel titre « La commission d’assainissement diplomatique rend ses conclusions ». Il commente : « l’assainissement dans la diplomatie congolaise est entré dans sa phase décisive ».
Diomi Ndongala
Forum des As
signale qu’après la levée de son immunité parlementaire : Eugène Diomi
Ndongala Nzomambu, président de la Démocratie chrétienne (DC) est aux
arrêts. A en croire des sources concordantes contactées par ce
quotidien, Eugène Diomi devait être transféré hier au parquet général
pour être entendu sur les faits qui lui sont reprochés. Le journal
rappelle que le député élu de la Funa, à Kinshasa, était poursuivi pour
viol sur mineures et il aura fallu attendre la levée de son immunité
parlementaire à l’Assemblée nationale avant de le déférer devant la
justice.
Divers
Le Potentiel
parle également de grandes réformes du gouvernement, dès juillet
prochain, dans la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat. Le
journal indique que le gouvernement tient à achever au mois de juin 2013
les opérations de bancarisation de la paie sur toute l’étendue du
territoire national. Selon le quotidien, quatre cent mille agents et
fonctionnaire sont encore sur la liste d’attente.
Aucun
journal ne dait allusion aujourd’hui au principal problème de fond de
la RDC. Il faut rappeler que les élections du 28/11/11 ont été
organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps
électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce
fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité.
Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de
manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en
réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu
lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher
de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de
vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins.
Les
chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces
PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais
publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a
donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives
ont été dignes de la présidentielle, sinon pires.
Mais la CSJ a entériné
les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est
écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute
autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation,
d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état
consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui
suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant
le fait accompli.
© CongoForum, le mercredi 10 avril 2013
Pour plus de détails sur l’actualité congolaise, voyez www.CongoForum.be
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