La RDC se construit par toutes sortes d’innovations
inspiratrices .Avec l’arrivée à la Primature du premier ministre Augustin
Matata, l’homme a instauré le processus de paiement des fonctionnaires et
agents de l’Etat par voie bancaire. Ce qui veut dire que la modernisation prônée
par Joseph Kabila touche le secteur économique et financier du pays.
Cette vision d’Augustin Matata est incarnée dans le
chef de tous les membres qui composent son gouvernement. Véritables chantres,
dans la chorale de la révolution de la modernité, les ministres nationaux de
l’équipe Matata, chantent haut et fort l’application, à la lettre, de la
bancarisation de paie des fonctionnaires.
Le premier
ministre Augustin Matata Ponyo Mapon vient de totaliser une année à la
Primature. Parmi ses réalisations, le chef de l’exécutif congolais vante la
bancarisation du secteur public, qui, selon lui est une initiative louable qui
permet à ce que chaque fonctionnaire et agent de l’Etat peut aller retirer son
salaire à la fin de chaque mois à la banque.
Certes, la
bancarisation du secteur public vise la maintenance de circuit économique
étatique et un encadrement adéquat garantissant à tout fonctionnaire ou agent
de l’Etat matriculé de bénéficier en toute sécurité son salaire, mais également
décourager les techniques malveillantes dans la gestion des finances publiques
et favoriser la culture bancaire chez tout congolais, mais beaucoup reste à
faire.
D’après
certaines données au ministère du Budget, entre 2011 et 2012, l’opération de
paie des fonctionnaires et agents de l’Etat par le biais de la banque a généré
à l’Etat plus de 2,290 milliards des Francs Congolais .Donc, cette stratégie a
affectée la conscience du gouvernement en réalisant la hauteur du montant
détourné. Ainsi, Kinshasa a promis de mener des investigations
juridictionnelles pour dénicher les détourneurs, mais jusqu’à ce jour, aucune
initiative n’est encore prise.
Une année
après le lancement de la bancarisation du secteur public, la pratique divise
l’opinion. Pour certains, le système de la bancarisation va diminuer les fraudes massives dans le
secteur public. C’est ainsi qu’un appel pressant est lancé au gouvernement
Matata à poursuivre la mise à jour
effective de l’effectif réel des fonctionnaires au moyen des fichiers
informatisés, afin de traquer les fauteurs et les punir conformément à la loi.
D’autres
observateurs accueillent positivement le processus de la bancarisation du
secteur public, mais invite l’Etat à
multiplier le contrôle pour décourager les détourneurs.
D’autres
restent pessimistes et pensent que, bien que Kinshasa ait présenté les
objectifs poursuivis de la bancarisation du secteur public, la paie des
fonctionnaires à la banque n’ajoute pas les pains et ne transforme non plus les
miettes qu’ils reçoivent en pains.
Certaines
catégories de la population fustigent aussi l’inexistence des institutions
bancaires crédibles en RDC, pour elles, certains hauts cadres auraient une
influence directe sur les détenteurs des banques.
« Si des
banques crédibles existent, ce ne serait qu’un privilège pour certains milieux
et pas pour les autres », a lâché un défenseur des droits de l’homme basé
au Katanga.
D’après
certaines projections démographiques, en terme de croissance, d’ici 2020, la
population de la RDC passera de 6O millions à 80 millions d’habitants.
En termes
d’évaluation, le nombre des banques sur toute l’étendue du territoire national insuffisant,
et le rendement de services en termes de rapidité offerts par la plupart de ses banques commerciales,
reste à revoir.
La maitrise de
l’application de l’outil informatique demeure aussi un handicap qui mérite une
implication, et non de moindre, de l’Etat congolais pour sa maintenance, car
c’est à travers cet outil que toutes les opérations de la gestion des affaires
bancaires peuvent se passer.
D’où il est
important que Kinshasa prenne des dispositions sur la réconciliation
électronique de comptes bancaires entre la BCC et les autres banques
commerciales privées.
St/La Cadeco écartée dans le processus
phare de Matata
Dans
plusieurs de ses interventions, le premier ministre congolais, Augustin Mata ta Ponyo ne manque pas de se jeter les fleurs
sur le paiement par la voie bancaire des fonctionnaires et agent de l’Etat,
initié depuis qu’il est à la tête du gouvernement.
Mais des
voix s’élèvent dans l’opinion pour constater que dans ce processus de paiement
par la voie bancaire, le chef du gouvernement a oublié carrément la Caisse
d’Epargne du Congo(CADECO) pourtant cet établissement public a des agences à
travers le pays comme à Boma, Mweka, Ilebo , Kalehe, Luebo, Demba, Kazumba,
Tshikapa, Tshimbulu, Boma, Moanda, Luozi…où les établissements bancaires
choisis par le premier ministre pour exécuter cette tache n’existe pas. Il
était important que la CADECO soit associé
dans ce processus de paiement par la voie bancaire des fonctionnaires et
agents de l’Etat.
D’après
les informations en notre possession, il parait que certaines des banques
choisies par le gouvernement congolais pour procéder au paiement de salaires
des agents et fonctionnaires de l’Etat par la voie bancaire appartiennent aux
privés où certaines personnalités politiques de la Majorité Présidentielle (MP)
sont actionnaires.
La CADECO a déjà financé le projet
de développement national en intervenant dans les domaines touchant
l’amélioration des conditions sociales de la population tel que l’Achat de bus
pour l’Office de Transport en commun au Congo (OTCC),Construction de maisons
pour l’Office des Cités Africaines (OCA), ancêtre de l’Office National du
Logement (ONL),Electrification de la Ville de Kinshasa par la COLECTRIC,
intégrée aujourd’hui par la SNEL ,Réalisation de travaux de voirie dans les
communes de Kinshasa, Achat de wagons pour la VICICONGO (CFU), Financement de
la construction de la laiterie de Bushi, à Mabunda, dans la chefferie de Kabare,
Participation au capital social des sociétés Air Congo (aujourd’hui LAC) et
GOGEFI.
CADECO est une Société créée initialement par Décret Royal du 10 juin 1950
tel que modifié et complété par l’Ordonnance n° 78/182 du 05 mai 1978 portant
ses Statuts, en application de la loi n° 78-002 du 6 janvier 1978 portant
dispositions générales applicables aux entreprises publiques.
Transformée par l’article 4 de la loi n° 08/007 du 7 juillet 2008 et par le
décret n° 09/12 du 24 avril 2009, la CADECO est une Société par Actions à
Responsabilité Limitée issue de la transformation de l’entreprise publique.
Comme une
entreprise commerciale, la Cadeco a une mission qui consiste entre autres à promouvoir
l’épargne en RDC, collecter l’épargne des personnes physiques ou morales en
encourageant les dépôts libres, octroyer des prêts et crédits, effectuer toutes
opérations financières, bancaires ou commerciales autorisées par la législation
en vigueur.
par Godé Kalonji
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