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samedi 11 mai 2013

La bancarisation du secteur public en RDC : beaucoup reste à faire



La RDC se construit par toutes sortes d’innovations inspiratrices .Avec l’arrivée à la Primature du premier ministre Augustin Matata, l’homme a instauré le processus de paiement des fonctionnaires et agents de l’Etat par voie bancaire. Ce qui veut dire que la modernisation prônée par Joseph Kabila touche le secteur économique et financier du pays.

Cette vision d’Augustin Matata est incarnée dans le chef de tous les membres qui composent son gouvernement. Véritables chantres, dans la chorale de la révolution de la modernité, les ministres nationaux de l’équipe Matata, chantent haut et fort l’application, à la lettre, de la bancarisation de paie des fonctionnaires.




Le premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon vient de totaliser une année à la Primature. Parmi ses réalisations, le chef de l’exécutif congolais vante la bancarisation du secteur public, qui, selon lui est une initiative louable qui permet à ce que chaque fonctionnaire et agent de l’Etat peut aller retirer son salaire à la fin de chaque mois à la banque.



Certes, la bancarisation du secteur public vise la maintenance de circuit économique étatique et un encadrement adéquat garantissant à tout fonctionnaire ou agent de l’Etat matriculé de bénéficier en toute sécurité son salaire, mais également décourager les techniques malveillantes dans la gestion des finances publiques et favoriser la culture bancaire chez tout congolais, mais beaucoup reste à faire.

D’après certaines données au ministère du Budget, entre 2011 et 2012, l’opération de paie des fonctionnaires et agents de l’Etat par le biais de la banque a généré à l’Etat plus de 2,290 milliards des Francs Congolais .Donc, cette stratégie a affectée la conscience du gouvernement en réalisant la hauteur du montant détourné. Ainsi, Kinshasa a promis de mener des investigations juridictionnelles pour dénicher les détourneurs, mais jusqu’à ce jour, aucune initiative n’est encore prise.



Une année après le lancement de la bancarisation du secteur public, la pratique divise l’opinion. Pour certains, le système de la bancarisation  va diminuer les fraudes massives dans le secteur public. C’est ainsi qu’un appel pressant est lancé au gouvernement Matata  à poursuivre la mise à jour effective de l’effectif réel des fonctionnaires au moyen des fichiers informatisés, afin de traquer les fauteurs et les punir conformément à la loi.

D’autres observateurs accueillent positivement le processus de la bancarisation du secteur  public, mais invite l’Etat à multiplier le contrôle pour décourager les détourneurs.

D’autres restent pessimistes et pensent que, bien que Kinshasa ait présenté les objectifs poursuivis de la bancarisation du secteur public, la paie des fonctionnaires à la banque n’ajoute pas les pains et ne transforme non plus les miettes qu’ils reçoivent en pains.

Certaines catégories de la population fustigent aussi l’inexistence des institutions bancaires crédibles en RDC, pour elles, certains hauts cadres auraient une influence directe sur les détenteurs des banques.

« Si des banques crédibles existent, ce ne serait qu’un privilège pour certains milieux et pas pour les autres », a lâché un défenseur des droits de l’homme basé au Katanga.



D’après certaines projections démographiques, en terme de croissance, d’ici 2020, la population de la RDC passera de 6O millions à 80 millions d’habitants.

En termes d’évaluation, le nombre des banques sur toute l’étendue du territoire national insuffisant, et le rendement de services en termes de rapidité  offerts par la plupart de ses banques commerciales, reste à revoir.



La maitrise de l’application de l’outil informatique demeure aussi un handicap qui mérite une implication, et non de moindre, de l’Etat congolais pour sa maintenance, car c’est à travers cet outil que toutes les opérations de la gestion des affaires bancaires peuvent se passer.

D’où il est important que Kinshasa prenne des dispositions sur la réconciliation électronique de comptes bancaires entre la BCC et les autres banques commerciales privées.







St/La Cadeco écartée dans le processus phare de Matata



Dans plusieurs de ses interventions, le premier ministre congolais, Augustin Mata ta Ponyo ne manque pas de se jeter les fleurs sur le paiement par la voie bancaire des fonctionnaires et agent de l’Etat, initié depuis qu’il est à la tête du gouvernement.



Mais des voix s’élèvent dans l’opinion pour constater que dans ce processus de paiement par la voie bancaire, le chef du gouvernement a oublié carrément la Caisse d’Epargne du Congo(CADECO) pourtant cet établissement public a des agences à travers le pays comme à Boma, Mweka, Ilebo , Kalehe, Luebo, Demba, Kazumba, Tshikapa, Tshimbulu, Boma, Moanda, Luozi…où les établissements bancaires choisis par le premier ministre pour exécuter cette tache n’existe pas. Il était important que la CADECO soit associé  dans ce processus de paiement par la voie bancaire des fonctionnaires et agents de l’Etat.



D’après les informations en notre possession, il parait que certaines des banques choisies par le gouvernement congolais pour procéder au paiement de salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat par la voie bancaire appartiennent aux privés où certaines personnalités politiques de la Majorité Présidentielle (MP) sont actionnaires.



La CADECO a déjà financé le projet de développement national en intervenant dans les domaines touchant l’amélioration des conditions sociales de la population tel que l’Achat de bus pour l’Office de Transport en commun au Congo (OTCC),Construction de maisons pour l’Office des Cités Africaines (OCA), ancêtre de l’Office National du Logement (ONL),Electrification de la Ville de Kinshasa par la COLECTRIC, intégrée aujourd’hui par la SNEL ,Réalisation de travaux de voirie dans les communes de Kinshasa, Achat de wagons pour la VICICONGO (CFU), Financement de la construction de la laiterie de Bushi, à Mabunda, dans la chefferie de Kabare, Participation au capital social des sociétés Air Congo (aujourd’hui LAC) et GOGEFI.

CADECO est une Société créée initialement par Décret Royal du 10 juin 1950 tel que modifié et complété par l’Ordonnance n° 78/182 du 05 mai 1978 portant ses Statuts, en application de la loi n° 78-002 du 6 janvier 1978 portant dispositions générales applicables aux entreprises publiques.

Transformée par l’article 4 de la loi n° 08/007 du 7 juillet 2008 et par le décret n° 09/12 du 24 avril 2009, la CADECO est une Société par Actions à Responsabilité Limitée issue de la transformation de l’entreprise publique.

Comme une entreprise commerciale, la Cadeco a une mission qui consiste entre autres à promouvoir l’épargne en RDC, collecter l’épargne des personnes physiques ou morales en encourageant les dépôts libres, octroyer des prêts et crédits, effectuer toutes opérations financières, bancaires ou commerciales autorisées par la législation en vigueur.

  par Godé Kalonji






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