LA
HAUTE COUR MILITAIRE TOUJOURS PREOCUPEE PAR L’AUTHENTIFICATION DES DOCUMENTS
VERSES PAR LA PARTIE DEMANDERESSE
Le doute persiste encore à la Haute Cour
Militaire, dans l’affaire de révision du « Coup d’Etat Monté et
Manqué » de 1975, en ce qui concerne l’authenticité des documents versés au
greff par les avocats du colonel OMBA PENE DJUNGA, sénateur et Président de la
Sécurité du Zaïre au moment des faits.
A l’audience du vendredi 03 Mai dernier,
le Général KANYENGELE a été également invité pour éclairer la religion de la
cour en ce qui concerne le travail réalisé par la commission des Assassinats et
violations des droits de l’homme de la CNS. Cet ancien colonel à la CNS devenu
général a été rapporteur de ladite commission et aurait entendu de ce fait
certaines personnes impliquées dans le dossier « Coup d’Etat Monté et
Manqué de 1975 ».
Ne se souvenant pas tout de suite de
toutes les scènes de la CNS, le Général KANYENGELE a promis à la cour de ramener
ses quelques archives pour découvrir davantage la vérité.
A l’occasion, plusieurs questions ont été
posées par la cour aux avocats et aux témoins qui doivent aider la cour à
confirmer l’authenticité des certaines pièces avant d’examiner le fond de la
question en révision introduite depuis bientôt trois ans par le Sénateur OMBA.
« Pour l'instant, les parties sont à
l'étape de collecte de données », a déclaré le président de la Haute cour
militaire. Pour sa part, le colonel Raymond OMBA lui, attend au terme de ce procès que son honneur
soit rétabli. Son avocat, Me Franck MULENDA est optimiste quant à
l'aboutissement heureux de la procédure.
« Nous avons rappelé qu’il existe le principe de l’unicité
du Ministère public, étant donné que le Ministère Public qui a déjà accepté que
cette question soit examinée il ne peut pas se rétracter. Si il ya perte des
documents la faute n’est pas au Sénateur OMBA. Et en pareille circonstance la
faute revient à la Cour et à l’auditeur qui n’ont pas su conserver les
documents ou les archives ».
Pour rappel, Ils étaient sept à être condamnés à la
peine capitale pour « trahison, assassinat, complot, outrage,
régionalisme » en 1975. Parmi eux se trouve le Colonel Raymond Omba Pene
Djunga, qui à l’époque des faits, était d’abord Secrétaire et ensuite Directeur de la sécurité
intérieure du Président Mobutu Sese Seko. Le plaignant a porté l’affaire devant
la Haute cour militaire depuis le 5 mars 2010 pour retrouver normalement son
honneur et sa dignité bafoués par les fidèles serviteurs de feu le Maréchal
Mobutu. Beaucoup d’autres congolais ont été injustement mêlés à cette affaire
qui a eu pour pièce maitresse lieutenant KABAMBA, ancien militaire formé à
KITONA qui avait affirmé avoir été chargé par le Général FALLU du recrutement
des officiers pour « un coup d’Etat ». Le concerné s’est rétracté par
la suite à la CNS et a avoué avoir été instrumentalisé.
Aujourd’hui la question de la Révision d’un arrêt en
droit militaire, quoique introduite en première position, est la deuxième après celle de SIMON KIMBANGU
qui a été innocenté. Toute l’opinion ainsi que les scientifiques ont intérêt à
connaitre l’issue de cet exercice judiciaire qui servira de jurisprudence aux
générations futures.
Qui vivra verra
Jean paul kayembé
Jean paul kayembé

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