La Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe siégeant
au second degré en matières civile et commerciale à l’audience d’hier mercredi 21 mai courant dans l’affaire
opposant Charly Kadima à l’entreprise de télécommunication Vodacom sur la
paternité du jeu concours « Missvodacom ».
Au cours de l’audience d’hier, les avocats
de Charly Kadima et ses avocats ainsi que les avocats de Vodacom ont passé à
la plaidoirie dans cette affaire sur le droit d’auteur et dommage et intérêt
dans ce projet Missvodacom que Charly Kadima réclame la paternité et son
originalité dans la mesure que cette œuvre d’esprit a été protégée par la
Société de droit d’auteur et droit voisin(Socoda).
Ainsi, les avocats conseil de Kadima ont passé
en long et large les différents moyens en demandant à la Cour de rejeter les
moyens soulevés par Vodacom étant donné que leur client est originaire créateur
de Missvodacom.
Cette œuvre Missvodacom est protégée sur le plan national et
international même l’article 5 de la loi sur la propriété intellectuelle
stipule que l’auteur d’une œuvre d’esprit mérite protection. Les avocats de
Charly Kadima ont montré à la Cour que vodacom n’a pas obtenu l’autorisation de
l’auteur de l’œuvre Missvodacom. Au regard de complexité de cette affaire a
contours financier, le Ministère public a jugé bon de donner son avis par
écrit.
Après la réplique des avocats de deux parties,
l’affaire a été prise en délibérée et le verdict est attendu dans les prochains
jours conformément au délai fixé par la loi.
Pour rappel, Charly Kadima est en procès à la
Cour d’appel de Kinshasa/Gombe contre la compagnie cellulaire Vodacom, qu’il
accuse de s’être approprié le concept «Missvodacom» dont il réclame la
paternité.
Au
premier degré, il avait été débouté par le tribunal de commerce en 2013, Charly
Kadima a porté l’affaire devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe pour obtenir
réparation. Mais il continue de réclamer la paternité de ce concept dont se
serait inspiré Vodacom pour créer l’émission de téléréalité « Miss Vodacom
Congo » grâce à laquelle les abonnés de l’entreprise de télécommunication élisent
la fille la plus belle de la République.
Pour
l’instant, les avocats de Vodacom se refusent de tout commentaire. Mais, cette
entreprise a toujours soutenu avoir conçu elle-même ce projet qui, selon elle,
a toujours porté le nom de «Miss Vodacom Congo.»
A la
justice de dire droit en vue de départager Charly Kadima et l’entreprise
Vodacom sur cette affaire juteuse.
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