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vendredi 2 mai 2014

Expulsions massives et barbares des Rcongolais de Brazzaville : La mise en place d’une commission d’enquête mixte réclamée




Au terme d’une conférence de presse tenue le mercredi dernier à Kinshasa, la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) se dit préoccuper par les conditions inhumaines dans lesquelles sont expulsés massivement, par les autorités de la République du Congo (Brazzaville), les ressortissants de la République Démocratique du Congo (RDCongo) depuis début avril 2014. 
Ainsi donc, l’Ongdh exige la mise en place, toutes affaires cessantes, d’une commission  d’enquête mixte et indépendante composée des officiels de deux pays, des défenseurs des droits humains nationaux et internationaux en vue de faire la lumière sur les conditions des expulsions et d’en établir les responsabilités.

En effet, des informations parvenues à la VSV font état de traitements cruels, inhumains ou dégradants, la pratique de la torture (en violation de l’article 7 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques), des viols des femmes et des jeunes filles, des extorsions des biens, des brimades, des séparations forcées des enfants de leurs parents, des épouses de leurs maris, l’interruption brusque de la scolarité de bon nombre d’enfants… qui ont caractérisé  lesdites expulsions. 


Des allégations de mort et des accouchements précoces dus aux traumatismes sont également avancés par les victimes, regrette l’Ongdh.

Toutefois, la VSV tient à ce que les auteurs des violations massives des droits humains notamment des traitements cruels, inhumains ou dégradants, des viols, des extorsions des biens, des brimades… infligés aux ressortissants rdcongolais, répondent de leurs actes devant les instances compétentes.

Mais l’Ongdh exhorte le gouvernement de la RDC  à prendre en charge les victimes de ces expulsions massives et barbares.

Tout en appréciant la mise à la disposition des victimes de quelques bus de la société TRANSCO en vue de faciliter leur évacuation du port vers le  centre ville via le centre de transit situé dans l’enceinte de la maison communale de Kinshasa ainsi que le Stade Cardinal Malula, la VSV relève cependant que les facilités de transport ne doivent pas constituer un motif d’autosatisfaction pour certaines autorités de la RDC.  

A en croire Mme Lisette Misenga, secrétaire à la VSV, il est important pour la République Démocratique du Congo de s’assumer jusqu’au bout en privilégiant des voies apaisées et diplomatiques pour mettre fin aux expulsions massives et infrahumaines des rdcongolais par les autorités de la République du Congo et pour éviter la commission d’autres violations des droits humains similaires en République Démocratique du Congo. 

La VSV se dit également préoccupé par le manque des structures d’accueil appropriées et l’absence quasi totale d’une prise en charge effective, appropriée et complète des victimes des expulsions massives et inhumaines par Kinshasa.

 Sur place au Stade Cardinal Malulu, il est regrettable de constater des familles entières  qui passent des nuits à la belle étoile et ainsi exposées à toutes sortes d’intempéries, des maladies et ne sont de surcroit approvisionnées ni en nourriture ni en eau potable.

Genèse
            
Les autorités du Congo/Brazzaville ont justifié cette opération dénommée « Mbata ya Mokolo » par leur volonté de mettre fin à la criminalité, au banditisme en assainissant les différents quartiers de Brazzaville. Cette opération aurait eu également pour objectif de mettre fin au séjour irrégulier des étrangers en République du Congo.

Tout en jugeant fondés les arguments avancés par les autorités de la République du Congo notamment la lutte contre la criminalité, le banditisme et le séjour irrégulier de certains étrangers, cependant, la VSV estime qu’au nom du respect des droits humains, des libertés fondamentales et surtout de la dignité humaine, aucune raison ne pouvait justifier les violations massives des droits humains commises par les autorités de la République du Congo.

Face à cette situation combien dramatique, préoccupante et inquiétante et vu la poursuite des expulsions suscitant de vives réactions et des frustrations au sein de la classe politique, de la Société Civile et même au sein de l’opinion publique, la VSV a attiré l’attention des autorités de la République du Congo et celles de la Rdc ainsi que les populations de deux pays sur le rôle à jouer par les uns et les autres en vue de garantir le respect de tous les droits humains et des libertés fondamentales dont entre autres le droit de quiconque se trouve légalement sur le territoire d’un Etat de circuler librement et d’y choisir sa résidence (article 12 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques). 








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