Les organisations de la société civile de
la RDC de défense et de promotion des droits de l’homme se sont retrouvées le
vendredi dernier au Centre Carter, dans la commune de Ngaliema, pour passer en
revue la situation des expulsés de Brazzaville, ainsi que les graves violations
des droits de l’homme qui s’en ont suivi.
Au terme de cette rencontre, les Ongdh ont
rendu public une déclaration dans laquelle, elles demandent justice pour les victimes des
expulsions massives, brutale et barbares de la part des autorités de
Brazzaville.
« Nous sommes unis par le sort en RDC,
nous nous mobilisons pour défendre l’honneur ainsi que les droits des expulsés
.Eux(Brazzavile) ils ont dit « Mbata ya Mokolo », nous nous lançons
l’opération « qui est Mokolo »,a dit Rose Mushanga, présidente de la
Synergie de femme de la société civile(Syfes).
De son coté, Me Emile Kayemba a suggéré la
suspension des traversées entre deux rives jusqu’à nouvel ordre, le quel peut être réalisé que lorsque les expulsions
auront cessées.
Cet avocat réclame la justice pour les
victimes de ces expulsions massives surtout à l’endroit du Général Ndengué
François et ses co-auteurs.
Pour Me Emile Kayembe, il est important
qu’une cérémonie de pardon et d’excuse soit organisée à Brazzaville puis à
Kinshasa, mais avant cela, il faut que Brazzaville accepte d’indemniser les
victimes.
Pour sa part, la société civile de la RDC
et collaboration de la coalition nationale pour la CPI envisagent d’engager des
actions judiciaires devant les instances
internationales contre les autorités de Brazzaville, pour les violations graves
des droits de l’homme perpétrées contre les ressortissants de la RDC lors de
leurs expulsions brutales ayant entrainés parfois la mort d’hommes.
« Qui sème le vent, récolte la
tempête », dit-on. Me Carlos Mupili, de la coalition nationale pour la CPI
a estimé que ce qui préoccupe la société civile, ce n’est pas les expulsions
des ressortissants de la RDC de Brazzaville, mais c’est la déshumanisation dont
ils sont victimes.
Il a indiqué que Brazzaville dans son
opération « Mbata ya Mokolo » a violé sa propre constitution qui
réaffirme dans son préambule, de respecter la Charte Africaine des droits de
l’homme et des peuples que le Congo a énervé l’article 12 al 5 par l’expulsion
collective.
« Nous avons saisi par information
toutes les instances judiciaires internationales et régionales de violations
des droits de l’homme que nos
compatriotes ont subi, et maintenant la réflexion est de mener des actions auprès de ces juridictions à l’instar de la CPI. Il faut
que les responsables de ces actes répondent pénalement et civilement afin que
les victimes soient réhabilitées de leurs droits »,a dit Me Carlos Mupili.
Par Godé Kalonji

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire