Rechercher dans ce blog

samedi 10 mai 2014

Expulsions massive et brutale des ressortissants de la RDC de Brazzaville : La société civile demande justice pour les victimes

Les organisations de la société civile de la RDC de défense et de promotion des droits de l’homme se sont retrouvées le vendredi dernier au Centre Carter, dans la commune de Ngaliema, pour passer en revue la situation des expulsés de Brazzaville, ainsi que les graves violations des droits de l’homme qui s’en ont suivi.
Au terme de cette rencontre, les Ongdh ont rendu public une déclaration dans laquelle, elles  demandent justice pour les victimes des expulsions massives, brutale et barbares de la part des autorités de Brazzaville.

« Nous sommes unis par le sort en RDC, nous nous mobilisons pour défendre l’honneur ainsi que les droits des expulsés .Eux(Brazzavile) ils ont dit « Mbata ya Mokolo », nous nous lançons l’opération « qui est Mokolo »,a dit Rose Mushanga, présidente de la Synergie  de femme de la société civile(Syfes).
De son coté, Me Emile Kayemba a suggéré la suspension des traversées entre deux rives jusqu’à nouvel ordre, le quel  peut être réalisé que lorsque les expulsions auront cessées.
Cet avocat réclame la justice pour les victimes de ces expulsions massives surtout à l’endroit du Général Ndengué François et ses co-auteurs.
Pour Me Emile Kayembe, il est important qu’une cérémonie de pardon et d’excuse soit organisée à Brazzaville puis à Kinshasa, mais avant cela, il faut que Brazzaville accepte d’indemniser les victimes.
Pour sa part, la société civile de la RDC et collaboration de la coalition nationale pour la CPI envisagent d’engager des actions judiciaires  devant les instances internationales contre les autorités de Brazzaville, pour les violations graves des droits de l’homme perpétrées contre les ressortissants de la RDC lors de leurs expulsions brutales ayant entrainés parfois la mort d’hommes.
« Qui sème le vent, récolte la tempête », dit-on. Me Carlos Mupili, de la coalition nationale pour la CPI a estimé que ce qui préoccupe la société civile, ce n’est pas les expulsions des ressortissants de la RDC de Brazzaville, mais c’est la déshumanisation dont ils sont victimes.
Il a indiqué que Brazzaville dans son opération « Mbata ya Mokolo » a violé sa propre constitution qui réaffirme dans son préambule, de respecter la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples que le Congo a énervé l’article 12 al 5 par l’expulsion collective.
« Nous avons saisi par information toutes les instances judiciaires internationales et régionales de violations des droits de l’homme  que nos compatriotes ont subi, et maintenant la réflexion  est de mener des actions auprès de ces  juridictions à l’instar de la CPI. Il faut que les responsables de ces actes répondent pénalement et civilement afin que les victimes soient réhabilitées de leurs droits »,a dit Me Carlos Mupili.  

 Par Godé Kalonji

Aucun commentaire: