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jeudi 22 mai 2014

Taxe Go.Pass/RDC : Asadho veut voir claire : L’Ongdh estime que la population congolaise doit savoir où vont les fonds générés par les taxes aéroportuaires

Dans un communiqué, l’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme (ASADHO) se dit préoccupée par la gestion opaque des fonds provenant de la redevance de fonds de développement pour les infrastructures aéroportuaires (IDEF), communément appelée « GO PASS »,  et par la mise en place d’une nouvelle taxe  aéroportuaire appelée « taxe de statistique d’embarquement dans les avions».
Instituée depuis  le 30 mars 2009, la taxe destinée au développement des infrastructures aéroportuaires  n’est  toujours pas générées de manière transparente par la Régie des Voies Aérienne(RVA). 
Malgré plusieurs interventions de la société civile, du ministre de Transport et Voies de Communication, des parlementaires, du ministre de la Justice et des Droits Humains et de la Cour des Comptes, la gestion et l’affectation des fonds générés par cette taxe restent toujours opaques.


Démarches amorcées déjà

Pour rappel, en 2010, l’ASADHO avait déjà exigée une enquête parlementaire sur l’affectation des recettes perçues par la RVA, pour la réhabilitation des infrastructures aéroportuaires en RDC.
En 2012, le ministre de Transport et Voies de Communication, Justin Kalumba, lors d’une visite effectuée à l’aéroport de Kinshasa, avait annoncé l’audit des fonds générés par la taxe GO PASS pour lui permettre de voir clair sur la destination de cet argent.  A ce jour, personne ne sait si cet audit avait été fait ou pas.
Egalement en 2013, Luzolo Bambi, ancien ministre de la Justice et des Droits Humains, avait instruit le Procureur Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete d’ouvrir une information judiciaire sur la gestion de l’argent généré par le GO PASS.  A ce jour, personne ne connait les conclusions de cette information judiciaire qui était annoncée publiquement.
En mars 2014, lors d’un atelier financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement(PNUD) organisé au Park Hôtel à Lubumbashi, la Cours de comptes avait fait d’une gestion non orthodoxe de fonds générés par le GO PASS. Cette alerte de la Cours des comptes n’a jamais été suivie des actions concrètes pour rendre la gestion de ces fonds transparentes.
Malgré les inquiétudes que la gestion de ces fonds suscite, aucune mesure sérieuse n’est prise par les autorités compétentes pour assurer la gestion transparentes desdits fonds.

 André Kimbuta joue aux troubles fêtes

Alors que les fonds générés par le GO PASS sont mal gérés,  le gouverneur de la ville de Kinshasa vient d’imposer aux passagers des vols nationaux et  internationaux une autre taxe appelée « Taxe de statistique d’embarquement dans les avions ».Personne ne sait pas exactement pour quoi cette nouvelle taxe est imposée aux passagers.
L’ASADHO estime que si le peuple ne se lève pas pour réclamer une gestion transparence de toutes ces taxes, l’argent qu’elles génèrent servira à quelques individus ou groupe d’individus avec la complicité de certaines autorités publiques.
L’Ongdh exige le ministre Kalumba à prendre des mesures urgentes obligeant la RVA de rendre public, et mensuellement, les fonds perçus à titre de redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires, d’une part, et d’autre part, la liste et le budget des ouvrages financés avec le GO PASS.
Il est appelé à initier un audit des fonds et des ouvrages financés par le GO PASS. Mais également supprimer la taxe de statistique d’embarquement dans les avions, car sans contre partie pour les passagers.
L’Association Africaine de défense des droits de l’homme prie au Procureur  Général de la République d’ordonner que les conclusions de l’information judiciaire ouverte sur instruction du Ministre de la Justice et des Droits Humains au sujet de la gestion du GO PASS soient rendues publiques.
Dans le cadre de la participation citoyenne, Asadho invite la population congolaise à s’intéresser à la gestion des fonds publics en exigeant plus de transparence et de redevabilité des responsables politiques et administratifs ,mais surtout s’opposer par tout moyen de droit à l’enrichissement sans cause  des autorités politiques et ou de leurs proches.


 Par Godé Kalonj

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