Attendu
depuis plusieurs années, Luanda organise dès ce vendredi 16 mai courant le recensement
de sa population. C’est ainsi que l’Angola a recruté à près de 100. 000 personnes qui ont été
formées spécialement pour l'opération de
recensement de la population qui va coûter 200 millions de dollars, entièrement
financé par Luanda.
Les premiers
résultats devraient être connus quatre mois après la fin de la collecte le 31
mai.
C’est un
signal pour Kinshasa qui doit prendre des mesures afin de rapatrier ses
ressortissants dans ce pays contrairement à Brazzaville qui a expulsé et
continuer à expulser plusieurs rdcongolais d’une manière barbare et brutale sur
son territoire.
Le
dernier recensement en Angola remonte à l'époque de la colonisation portugaise
en 1970. Cette opération avait dénombré 5,6 millions d'habitants. Mais aujourd’hui, la population angolaise est
estimée à environ 21 millions d'habitants, dont un quart se concentrerait dans la
capitale Luanda, d’après le journal Jeuneafrique.
"Ce
recensement est sans nul doute le moment fort de cette année 2014 pour notre
pays (. . .) et nous appelons tous les Angolais à se mobiliser car nous avons
l'obligation de réussir", explique Camilo Ceitas, le coordinateur général
du cabinet en charge de l'opération.
A cause
de la mauvaise gouvernance en RDC, plusieurs ressortissants de la RDC
envahissent les pays limitrophes de Kinshasa afin de trouver une meilleure vie.
Mais les ressortissants du pays de Lumumba sont brutalisés, malmenés voire
exécutés dans ces pays, et, ce malgré l’hospitalité que Congo-Kinshasa a
réservé aux ressortissants des pays voisins au moment ils traversaient les
périodes de turbulence avec la guerre civile. C’est le cas de Luanda qui, au
moment de la rébellion de Dr Jonas Savimbi, des milliers des angolais
trouvaient leur refuge en RDC. Le Congo en face qui, pendant la guerre civile
entre l’actuel président alors rebelle, et son challenger Pascal Lisouba, tous
les Brazzavillois qui fuyaient les combats entre les Nindja et Cobra
traversaient à Kinshasa, pour s’épargner de la guerre. Mais aujourd’hui,
Brazzaville crache sur la RDC en expulsant d’une manière barbare et brutale les
ressortissants de la RDC sans tenir compte de l’hospitalité que le
Congo-Kinshasa a accordée à ses ressortissants au moment de vache maigre.
Nous
croire que Luanda à qui, nous connaissons sa brutalité vis –à –vis des
ressortissants de la RDC profitera de ce recensement, pour discipliner les
rdcongolais comme le fait le pays de Sassou.
Ce
recensement bien qu’il aura des conséquences fâcheuses sur les ressortissants
de la Rdc est un signal fort pour le Congo- Kinshasa qui, depuis plusieurs
années n’a jamais organisée cette opération, pour connaitre exacte de la
population. Depuis 2006 jusqu’à ce jour, les élections sont organisées sur base
de la fameuse carte d’électeur.
Grand
comme deux fois et demi la France, l'Angola compte de nombreuses provinces
rurales, dont certaines zones très reculées et seulement accessibles en barque
ou en hélicoptère.
"La
participation de la population est cruciale pour le succès du
recensement", observe Kourtoum Nacro, la représentante du Fonds des
Nations Unies pour la population en Angola, qui a joué un rôle crucial dans la
préparation de l'opération, notamment en cartographiant le pays.
"Il
y a beaucoup à faire pour informer les habitants qui ne sont pas habitués à
cette pratique du recensement et dont une partie est analphabète et n'en
comprend donc pas l'intérêt", ajoute Mme Nacro.
Depuis
plusieurs semaines, une campagne de sensibilisation est menée dans les médias
angolais et les églises, présentes sur l'ensemble du territoire, se sont elles
aussi mobilisées.
Outre la
taille de la population, sa répartition par sexe, tranche d'âge et provinces,
il devrait livrer une photographie inédite des conditions de vie réelles des
Angolais, quitte à mettre le doigt sur certaines réalités embarrassantes pour
le pouvoir.
Combien
de personnes vivent par foyer, dans quel type d'habitation ? Ont-elles accès à
l'eau ? A l'électricité ? Combien sont retraitées ?
Grâce à
son pétrole, l?Angola dispose d'importantes ressources qui lui ont notamment
permis de rebâtir ses infrastructures, détruites pendant la longue période de
guerres qu'a connue le pays entre 1961 et 2002.
Mais la
majorité de sa population continue à vivre dans la pauvreté, avec moins de deux
dollars par jour et un chômage touchant au moins 30% de la population active.
Au
pouvoir depuis bientôt 35 ans, le président angolais José Eduardo dos Santos
s'est fait réélire pour cinq ans en août 2012 sur la promesse d'assurer une
meilleure redistribution des richesses.
De plus
en plus critiqué par une partie de la jeunesse, qui tente régulièrement
d'organiser des manifestations, il s'est engagé à faire des réformes pour
améliorer les conditions de vie de la population et à créer des emplois.
Le
recensement, qui n'était clairement pas la priorité au sortir de la guerre, est
un premier gage donné en ce sens, avec le slogan "Nous comptons tous pour
l'Angola".
"Avec
le recensement, le pays veut montrer qu'il est capable de s'organiser pour
travailler sur des objectifs réels et un développement qualitatif", note
le sociologue Joao Lukombo Nzatuzola.
"La
collecte d’information et l’élaboration de statistiques détaillées sur la
population est une étape importante vers le développement et la fourniture d’infrastructures
de services", a salué par avance le secrétaire d’Etat américain John Kerry
lors de sa récente visite dans le pays.
Les
partis politiques de l'opposition ont aussi salué l'initiative, tout en
s'inquiétant du traitement des données recueillies.
L'Unita,
principal parti d'opposition, a "exhorté l'exécutif à conduire le
processus avec transparence et honnêteté de façon à atteindre les objectifs
annoncés" et à produire un recensement crédible.
Par Godé Kalonji
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