En effet, Bruno Jacquet Ossebi était un modèle de la
lutte contre la corruption au Congo-Brazzaville.
Pour rappel, le 21 janvier 2009 au petit matin, à
Brazzaville, un incendie se déclenche dans la maison qu’occupe Bruno Jacquet
Ossebi, avec sa compagne et les deux petites filles (11 et 9 ans) de cette
dernière. Toutes trois périssent brûlées vives tandis que Bruno est transporté
à l’hôpital militaire de Brazzaville. Alors même que son état semblait s’être stabilisé
et que le ministère français des Affaires étrangères de l’époque préparait son rapatriement vers la France,
Bruno décède subitement dans la nuit du 1er au 2 février.
Bruno Jacquet Ossebi dénonçait de longue date la
corruption au sein du régime de Denis Sassou Nguesso, en listant notamment ses
« biens mal acquis ».
Selon l’enquête menée par Reporters sans frontières
et Journaliste en Danger(JED), le
domicile de Bruno a été rasé moins de quatorze heures après l’incendie alors
même qu’aucune expertise n’avait été pratiquée sur les lieux du sinistre.
Le corps de Bruno Ossebi n’a fait l’objet d’aucune
autopsie. Tous les éléments qui auraient permis de comprendre ce qui s’est
passé dans les nuits du 20 janvier et du 1er février ont donc été effacés. D’après
le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) , les autorités congolaises
refusent de fournir la moindre information sur les résultats de l’enquête
ouverte le 25 février 2009.
Même Sherpa, Survie et le
CCFD-Terre Solidaire s’inquiétaient des modalités selon lesquelles le FMI et la
Banque mondiale avaient décidé, le 28 janvier 2010, de procéder à l’annulation
de la dette congolaise, à hauteur de 1,9 milliard de dollars.
Ce récit sur la mort de
ce journaliste franco-congolais à Brazzaville devrait revivre la mémoire des
congolais de Kinshasa sur la barbarie et brutalité que plus de 200.000
rdcongolais de Brazzaville ont vécu dans ce pays.
Par Godé Kalonji Mukendi

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