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mardi 15 juillet 2014

Expulsions barbares et brutales des ressortissants de la RDC à Brazzaville: Le cas d’assassinat du journaliste franco-congolais Bruno Jacquet Ossebi interpelle

   
Le calvaire que les ressortissants  de la RDC de Brazzaville ont enduré  suite de l’Opération « Mbata ya Bakolo » rappelle la brutalité des autorités de ce pays voisin lors de l’assassinat  il y a tout juste quatre ans du journaliste franco-congolais Bruno Jacquet Ossebi, disparu à Brazzaville, dans des circonstances à ce jour non élucidées.
En effet,  Bruno Jacquet Ossebi était un modèle de la lutte contre la corruption au Congo-Brazzaville.

Pour rappel, le 21 janvier 2009 au petit matin, à Brazzaville, un incendie se déclenche dans la maison qu’occupe Bruno Jacquet Ossebi, avec sa compagne et les deux petites filles (11 et 9 ans) de cette dernière. Toutes trois périssent brûlées vives tandis que Bruno est transporté à l’hôpital militaire de Brazzaville. Alors même que son état semblait s’être stabilisé et que le ministère français des Affaires étrangères de l’époque  préparait son rapatriement vers la France, Bruno décède subitement dans la nuit du 1er au 2 février.
Bruno Jacquet Ossebi dénonçait de longue date la corruption au sein du régime de Denis Sassou Nguesso, en listant notamment ses « biens mal acquis ».
Selon l’enquête menée par Reporters sans frontières  et Journaliste en Danger(JED), le domicile de Bruno a été rasé moins de quatorze heures après l’incendie alors même qu’aucune expertise n’avait été pratiquée sur les lieux du sinistre.
Le corps de Bruno Ossebi n’a fait l’objet d’aucune autopsie. Tous les éléments qui auraient permis de comprendre ce qui s’est passé dans les nuits du 20 janvier et du 1er février ont donc été effacés. D’après le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) , les autorités congolaises refusent de fournir la moindre information sur les résultats de l’enquête ouverte le 25 février 2009.
Même Sherpa, Survie et le CCFD-Terre Solidaire s’inquiétaient des modalités selon lesquelles le FMI et la Banque mondiale avaient décidé, le 28 janvier 2010, de procéder à l’annulation de la dette congolaise, à hauteur de 1,9 milliard de dollars.
Ce récit sur la mort de ce journaliste franco-congolais à Brazzaville devrait revivre la mémoire des congolais de Kinshasa sur la barbarie et brutalité que plus de 200.000 rdcongolais de Brazzaville ont vécu dans ce pays.

 Par Godé Kalonji Mukendi         

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