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samedi 27 septembre 2014

Crise au CSAC : Me Charles Mushizi fixe l’opinion

Avocat et Directeur général du Centre d’Echanges sur la Réforme Juridiques et Institutionnelles (CERJI),Me Charles Mushizi a tenu un point de presse le samedi dernier dans son cabinet de travail à Gombe, pour exprimer son inquiétude et son indignation  sur la crise qui prévaut au Conseil Supérieur de l’Audio visuel et de la Communication (SCAC).

Pour lui, la crise remonte depuis le 12 septembre courant où un groupe des hauts conseillers de cette institution d’appui à la démocratie avait tenue une réunion en l’absence de président de CSAC, Abbé Bahala qui se trouvait en mission officielle en Ndjamena. Au cours de cette réunion, ils ont décidé de suspendre à titre conservatoire le président Bahala de ses fonctions. Faisant la lecture de la Constitution et autres textes régissant le CSAC, Me Charles Mushizi a indiqué que la réunion en question était tenue dans l’illégalité. Il a parlé d’une agitation et manœuvres politiciennes  visant à déstabiliser  l’institution.
« J’attire votre attention sur le fait qu’il est de même absurde que pour justifier la tenue de ladite plénière, il soit fait recours à l’alinea 2 de l’article 18 du Règlement d’ordre intérieur du CSAC qui stipule qu’en cas d’absence aou d’empechement du président, le vice président assure l’intérim du seul fait du vice procédures préalables , à savoir, l’absence de l’organisation formelle de l’intérim dans le cas d’espèce, l’absence d’une demande de la tenue de la plénière par au moins le tiers des membres du CSAC, l’absence de l’examen de la question et de la préparation préalable de la réunion par le bureau et l’absence d’une convocation formelle de la réunion par le président  de l’Institution », a affirmé Me Charles Mushizi.
Autres irrégularités dénoncées, il semble que jusqu’alors le président Bahala  n’a jamais été entendu et que les procès verbaux ne sont disponibles, mais un membre  du CSAC s’est d’office auto proclamé président ai.
A en croire Me Charles Mushizi, la réunion suspendant à titre conservatoire Abbé Bahala de ses fonctions a été informelle et qu’elle ne peut pas statuer sur des matières de la  compétence du CSAC.
Pendant que cette affaire est portée par Abbé Bahala devant la Cour Suprême de Justice(CSJ), les frondeurs se sont choisis un nouveau président en la personne de Tito Ndombi. Ce que dénonce Me Charles Mushizi. Ce dernier  a indiqué que la CSJ pourrait statuer ce lundi sur la requête introduite par Abbé Bahala en vue de donner son avis.
La crise qui déchire le CSAC est née suite à la livraison par le président de cette institution d’avis de Conformité  à la société de télédistribution « Startimes » sans l’aval de l’assemblée plénière du Conseil supérieur de la Communication et de l’Audiovisuel. Affaire déjà réglée par le cabinet du président de République à travers son Directeur de Cabinet, Gustave Beya Siku.
Tous les regards sont tournés vers la CSJ, pour départager les deux camps, celui du président Abbé Bahala et celui d’Alain Nkoy et consort.
A La Tempête des Tropiques, on pense que ce qui se passe au CSAC aujourd’hui est la conséquence d’un très mauvais départ avec des membres qui ont été parachutés au mépris des choix opérés au niveau de certaines composantes attitrées.

Me Charles Mushizi




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