Avocat et Directeur général du Centre d’Echanges sur la Réforme Juridiques et Institutionnelles (CERJI),Me Charles
Mushizi a tenu un point de presse le samedi dernier dans son cabinet de travail
à Gombe, pour exprimer son inquiétude et son indignation sur la crise qui prévaut au Conseil Supérieur
de l’Audio visuel et de la Communication (SCAC).
Pour lui, la crise remonte depuis le 12 septembre
courant où un groupe des hauts conseillers de cette institution d’appui à la
démocratie avait tenue une réunion en l’absence de président de CSAC, Abbé
Bahala qui se trouvait en mission officielle en Ndjamena. Au cours de cette
réunion, ils ont décidé de suspendre à titre conservatoire le président Bahala
de ses fonctions. Faisant la lecture de la Constitution et autres textes
régissant le CSAC, Me Charles Mushizi a indiqué que la réunion en question
était tenue dans l’illégalité. Il a parlé d’une agitation et manœuvres
politiciennes visant à déstabiliser l’institution.
« J’attire votre attention sur le fait qu’il
est de même absurde que pour justifier la tenue de ladite plénière, il soit
fait recours à l’alinea 2 de l’article 18 du Règlement d’ordre intérieur du
CSAC qui stipule qu’en cas d’absence aou d’empechement du président, le vice
président assure l’intérim du seul fait du vice procédures préalables , à
savoir, l’absence de l’organisation formelle de l’intérim dans le cas d’espèce,
l’absence d’une demande de la tenue de la plénière par au moins le tiers des
membres du CSAC, l’absence de l’examen de la question et de la préparation
préalable de la réunion par le bureau et l’absence d’une convocation formelle
de la réunion par le président de
l’Institution », a affirmé Me Charles Mushizi.
Autres irrégularités dénoncées, il semble que
jusqu’alors le président Bahala n’a
jamais été entendu et que les procès verbaux ne sont disponibles, mais un
membre du CSAC s’est d’office auto
proclamé président ai.
A en croire Me Charles Mushizi, la réunion
suspendant à titre conservatoire Abbé Bahala de ses fonctions a été informelle
et qu’elle ne peut pas statuer sur des matières de la compétence du CSAC.
Pendant que cette affaire est portée par Abbé
Bahala devant la Cour Suprême de Justice(CSJ), les frondeurs se sont choisis un
nouveau président en la personne de Tito Ndombi. Ce que dénonce Me Charles
Mushizi. Ce dernier a indiqué que la CSJ
pourrait statuer ce lundi sur la requête introduite par Abbé Bahala en vue de
donner son avis.
La crise qui déchire le CSAC est née suite à la
livraison par le président de cette institution d’avis de Conformité à la société de télédistribution
« Startimes » sans l’aval de l’assemblée plénière du Conseil
supérieur de la Communication et de l’Audiovisuel. Affaire déjà réglée par le
cabinet du président de République à travers son Directeur de Cabinet, Gustave
Beya Siku.
Tous les regards sont tournés vers la CSJ, pour
départager les deux camps, celui du président Abbé Bahala et celui d’Alain Nkoy
et consort.
A La Tempête des Tropiques, on
pense que ce qui se passe au CSAC aujourd’hui est la conséquence d’un très mauvais départ avec des
membres qui ont été parachutés au mépris des choix opérés au niveau de
certaines composantes attitrées.
Me Charles Mushizi
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