Considéré comme l’un
des héros de la guerre contre les groupes armés dans l’Est du pays, la mort
dimanche 31 Aout dernier du général Lucien Bahuma est mal vue à Goma, chef lieu
de la province du Nord Kivu où les épouses des militaires étaient dans la rue
hie, pour protester contre cette disparition brusque.
L’émotion est grande à Goma, Beni, Rusthuru où ce brave
combattant a mis en déroute les rebelles du M23.
La thèse selon
laquelle le général Lucien Bahuma serait mort en RSA des suites d'un violent
malaise cardiaque est rejetée à Goma surtout que cette mort intervient huit
mois après l’assassinat du Colonel Mamadou Ndala au front sur la route Beni
Oicha.
Fin tacticien, formé
en RDC et en France, il a été nommé en juin 2012 à la tête de la 8e région
militaire pour reprendre les choses en main. Avec lui et Mamadou Ndala, l’armée
congolaise a pris le dessus sur les rebelles du M23.
Huit mois après
l’assassinat de cet autre héros de cette victoire contre le M23, beaucoup ont
du mal à croire au décès accidentel du général Bahuma.
Avec sa mort, l’armée
congolaise perd sans conteste l’un de ses meilleurs éléments. Ce qui prouve que
depuis l’annonce de sa mort, le Nord Kivu est dans une émotion sans pareille.
Emotion au Nord-Kivu
Après l’annonce de la
mort du général Bahuma, les réactions ne se sont pas fait attendre.
Dimanche, les femmes
de militaires ont organisé une marche de colère dans la ville de Goma.
« A Goma, des
femmes, des populations civiles, des motards se sont regroupés. C’était leur
manière de montrer leur souffrance », détaille Julien Paluku, gouverneur de
la province du Nord-Kivu.
Du côté de la société
civile, nombreux sont ceux qui réclament une enquête.
La mort du général intervient en effet après le décès, dans des circonstances toujours non élucidées, de l’un de ses proches collaborateurs, le colonel Mamadou Ndala.
La mort du général intervient en effet après le décès, dans des circonstances toujours non élucidées, de l’un de ses proches collaborateurs, le colonel Mamadou Ndala.
St/Qui était le Général Bahuma Abamba ?
L’opinion
rappelle pour son compte que l’opération « Pomme verte » a été
placée sous son commandement après la mort du Colonel Mamadou Ndala. Et nul
n’ignore que c’est suite à cette opération que le mouvement politico-militaire,
le M23, a subi la déconfiture en 2013.
Pour
bien d’observateurs, le Général Bahuma dirigeait avec efficacité et doigté
l’opération « Sukola » quand la mort l’a arraché à l’affection des
Congolais.
A
Beni, le peuple a découvert le général
Lucien Bahuma comme un militaire modèle, prêt à sacrifier sa vie pour libérer
la population.
Se
prononçant par le biais d’un communiqué officiel rendu public le dimanche 31
août 2014, la société civile de Béni, entres autres déclarations, a affirmé que
le Général Bahuma faisait la fierté des Fardc et était considéré comme le
libérateur de la population du territoire de Beni des exactions des rebelles
ougandais de l’ADF-Nalu.
Sa
biographie révèle qu’il était Topoké du village Tolaw dans la collectivité de
Liutua du territoire d’Isangi dans l district de la Tshopo dans la Province
Orientale.
Quant
à sa formation, il était de la 10è promotion de l’école des officiers EFO
Kananga et un ancien de la DSP du défunt Mobutu.
Son parcours
Feu
le général Lucien Bahuma a évolué dans
un premier temps dans le bataillon de la DSP, Brigade spéciale présidentielle
dans les Faz. Ensuite, il a servi en tant que garde du corps rapproché du
défunt président Mobutu. En dehors les acquis de Saint-Cyr, Bahuma suivra un
stage de formation à l’école de renseignement militaire de l’armée égyptienne
d’Alexandrie. Au sein de la DSP, tour à tour il a été un officier de renseignement et adjoint du
disparu colonel Ngoy Meta, alors commandant du centre d’instructions de
Kibomango. Il fut du nombre des officiers ex-Faz qui ont créé le centre
d’instruction de Pambua situé à Gbadolite dans la province de l’Equateur qui a
eu à former les dernières promotions de la DSP.
Il
a été nommé en juillet 2012 commandant de la 8è région militaire en remplacement
du Général Vainqueur Mayala. Par la suite, il a été affecté à la deuxième
région militaire dans la province du Bas-Congo. Il a passé du temps en tant que
commandant de la cinquième région militaire au Kasaï-Oriental avant d’aller à
son affectation ultime dans le Nord-Kivu.
Par Godé Kalonji
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire