Le Conseil de l’Europe a prorogé le jeudi dernier jusqu'au 30 juin 2015, le
mandat de la mission de conseil et d'assistance de l'Union européenne en
matière de réforme du secteur de la sécurité en République démocratique du
Congo (EUSEC RD Congo).
Cette décision proroge la période de transition pendant laquelle
la mission disposera d'un personnel réduit et s'attachera en priorité à
préparer le transfert de la plupart de ses fonctions à un vaste programme
d'appui à la réforme de la défense en République démocratique du Congo dans le
cadre du 11 e Fonds européen de développement.
Entre le 30 juin 2015 et le 30 juin 2016, la mission EUSEC RD
Congo fonctionnera comme une "micro-mission" PSDC, en continuant
d'apporter aux autorités militaires congolaises le soutien de l'UE dans des
domaines qui ne peuvent bénéficier d'une aide du Fonds européen de
développement, tels que le conseil stratégique et l'appui aux écoles
militaires.
La mission continuera d'aider les autorités congolaises à mettre
en œuvre des réformes dans les Forces armées congolaises (FARDC), en fournissant
des conseils au niveau stratégique et en apportant une aide complémentaire à la
modernisation de l'administration, en mettant en place un système de gestion
effective des ressources humaines pour l'armée, et en établissant un système de
formation militaire permanente de qualité tant pour les officiers que pour les
sous-officiers.
À compter du 1 er octobre 2014, les effectifs de la mission
EUSEC RD CONGO passeront de 41 à 30, mais leur nombre diminuera encore à mesure
que les tâches de la mission sont transférées. Un budget de 4,6 millions
d'euros reste disponible jusqu'au 30 juin 2015.
Depuis 2005, la mission EUSEC RD Congo aide les autorités
congolaises à reconstruire une armée qui puisse garantir la sécurité sur toute
l'étendue du territoire, et à créer les conditions favorables à un retour à la
stabilité, au fonctionnement des services de l'État et au développement
économique et social.
En étroite coopération et coordination avec d'autres
intervenants au sein de la communauté internationale, la mission concentre ses
efforts sur des actions qui contribuent directement à stabiliser les FARDC sur
le plan structurel et à en améliorer les capacités opérationnelles, dans le
respect des principes de bonne gouvernance et des droits de l'homme et dans un
souci d'égalité entre les hommes et les femmes.
Malgré la prolongation de
mandat de la mission Eusec RDC, plusieurs défis restent à relever, dit le chef
de cette institution, le colonel Jean Louis Nurenberg.
« De nombreux défis existent encore , dont entre autres, le
fonctionnement autonome et régulier des écoles de formation des cadres
militaires .La mise en place du personnel du commandement général des
écoles militaires qui devrait permettre de relever ce défi primordial pour la
jeunesse congolaise et l’avenir des Fardc, pour lequel EUSEC et les autres
partenaires de la réforme poursuivront leur soutien »,a dit le colonel
Jean Louis Nurenberg.
Feuille
de route
D’après le chef de la mission Eusec RDC, au cours des 9 prochains
mois, son institution apportera son
appui au ministère de la Défense nationale et aux Fardc avec une équipe et des moyens financiers réduits, dit Jean Louis Nurenberg.
Dans un bref avenir, le ministre de la Défense national va
signer avec Eusec RDC un avenant de programme d’action de la mission Eusec, afin de fixer les priorités de la coopération
jusqu'au 30 juin 2015.
Le colonel Jean Louis Nurenberg a remercié aussi les partenaires et en particulier la
France et les Etats-Unis d'Amérique qui continuent à poursuivre leur appui à la
logistique et à son école (ELOG).
« Sur un plan plus stratégique, EUSEC et je crois la
plupart les autres partenaires des FARDC, espèrent toujours la mise en œuvre
d'une structure de coordination de la réforme des FARDC, dans le cadre du
groupe thématique sectoriel N°1 et du comité technique de suivi de la réforme
de l'armée. Avec la mise en place des
nouvelles structures des FARDC prévues par la loi organique de 2011, une étape
supplémentaire est franchie dans la mise en place d’un instrument de défense
moderne. »,dit il.
Par Godé Kalonji
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