Rechercher dans ce blog

mardi 30 septembre 2014

La socikin soupçonne un ministre en fonction d’être à la base du grabuge qui sévit au Csac


La Société civile de Kinshasa par l’entremise de son coordonateur provincial, Me Carlos MUPILI déplore la crise qui sévit au sein de l’organe de régulation des médias de la RDD, Conseil supérieur de la Communication et de l’Audiovisuel(Csas). Cette crise est profonde. Ce qui fait qu’il y a aujourd’hui deux camps où les agents se regardent en chien de faience.
La société civile de Kinshasa qui, après avoir impatiemment observé le bras de fer entre le Président du CSAC, l’abbé Bosco BAHALA  et les membres de bureau dont ces derniers décident de le limoger et de passer au vote de nouveau président en remplacement de l’abbé Bosco BAHALA.

Me CARLOS MUPILI recommande au comité du CSAC de revenir sans tarder au bon sens pour sauver l’image de cette institution qui, d’ailleurs est garante de la déontologie et de l’éthique des journalistes au Congo. Car, l’on n’enseigne pas les autres par des gifles mais surtout par des exemples. Une autorité doit être modèle pour se faire aimer et obéir.
Me Carlos MUPILI rappelle au comité  qui apparait assoiffé du pouvoir que le CSAC fait partie des institutions d’appui à la démocratie et non une institution d’appui au coup d’Etat. Il y a lieu de signaler que c’est pour la deuxième fois que le CSAC tombe dans une crise interne.
Comment l’abbé BAHALA peut être suspendu dans une réunion convoqué en son absence et en violation de l’article 50 alinéa 5 et 7 de Règlement intérieur de CSAC sans tenir compte de droit de la défense et de la présomption d’innocence, s’interroge le coordonateur de la société civile de Kinshasa.
Concernant même la sanction, elle n’a jamais été prévue dans le R.I. du CSAC, ce qui confirme le coup d’Etat des amis de l’IFASIC contre un ancien séminariste catholique qui n’a pas de passé commun avec ses collaborateurs.
La socikin veut rappeler au comité de CSAC l’article 8 et 40 de R.I. qui réglemente l’organisation et le fonctionnement du CSAC.
Cet article stipule que « Les fonctions de membre du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication s'exercent pour un mandat de quatre ans renouvelable une seule fois, conformément à l'article 29, alinéa 1er, de la Loi organique.
Sans préjudice de l'alinéa précédent et conformément à l'article 29, alinéa 2 de la Loi organique, elles peuvent prendre fin par expiration du mandat, décès , démission , empêchement définitif, incapacité permanente ,absence non justifiée ou non autorisée à plus de quatre réunions ,acceptation d'une fonction incompatible ,condamnation irrévocable à une peine de servitude principale pour une infraction intentionnelle.

Article 40  de la loi organique portant création , composition et fonctionnement du CSAC indique que le Conseil pourvoit au remplacement du membre du Bureau, selon les modalités identiques qui ont prévalu à l'élection de son prédécesseur, en cas de vacance pour cause de décès ,démission ,empêchement définitif ,incompatibilité ,détournement des deniers publics, concussion ou corruption établi par l'Assemblée Plénière  et condamnation pénale définitive.

La SOCIKIN exhorte la Cour Suprême de Justice  à faire urgence pour donner son avis sur ce conflit dont elle suspecterait la main noire d’un ministre sur l’affaire de Startimes.

Par Godé Kalonji

Aucun commentaire: