La Société civile de Kinshasa par
l’entremise de son coordonateur provincial, Me Carlos MUPILI déplore la crise
qui sévit au sein de l’organe de régulation des médias de la RDD, Conseil
supérieur de la Communication et de l’Audiovisuel(Csas). Cette crise est
profonde. Ce qui fait qu’il y a aujourd’hui deux camps où les agents se
regardent en chien de faience.
La société civile de Kinshasa qui,
après avoir impatiemment observé le bras de fer entre le Président du CSAC,
l’abbé Bosco BAHALA et les membres de
bureau dont ces derniers décident de le limoger et de passer au vote de nouveau
président en remplacement de l’abbé Bosco BAHALA.
Me CARLOS MUPILI recommande au
comité du CSAC de revenir sans tarder au bon sens pour sauver l’image de cette
institution qui, d’ailleurs est garante de la déontologie et de l’éthique des
journalistes au Congo. Car, l’on n’enseigne pas les autres par des gifles mais
surtout par des exemples. Une autorité doit être modèle pour se faire aimer et
obéir.
Me Carlos MUPILI rappelle au comité
qui apparait assoiffé du pouvoir que le
CSAC fait partie des institutions d’appui à la démocratie et non une
institution d’appui au coup d’Etat. Il y a lieu de signaler que c’est pour la
deuxième fois que le CSAC tombe dans une crise interne.
Comment l’abbé BAHALA peut être
suspendu dans une réunion convoqué en son absence et en violation de l’article
50 alinéa 5 et 7 de Règlement intérieur de CSAC sans tenir compte de droit de
la défense et de la présomption d’innocence, s’interroge le coordonateur de la
société civile de Kinshasa.
Concernant même la sanction, elle
n’a jamais été prévue dans le R.I. du CSAC, ce qui confirme le coup d’Etat des
amis de l’IFASIC contre un ancien séminariste catholique qui n’a pas de passé
commun avec ses collaborateurs.
La socikin veut rappeler au comité
de CSAC l’article 8 et 40 de R.I. qui réglemente l’organisation et le
fonctionnement du CSAC.
Cet article stipule que « Les fonctions de membre du Conseil Supérieur
de l'Audiovisuel et de la Communication s'exercent pour un mandat de quatre ans renouvelable une seule fois,
conformément à l'article 29, alinéa 1er, de la Loi organique.
Sans préjudice de l'alinéa précédent et conformément à l'article 29, alinéa 2 de la Loi organique,
elles peuvent prendre fin par expiration du mandat, décès , démission , empêchement définitif, incapacité permanente ,absence non justifiée ou non autorisée à plus de quatre
réunions ,acceptation d'une fonction
incompatible ,condamnation irrévocable à une peine de servitude principale pour une infraction intentionnelle.
Article 40 de la loi organique portant création , composition
et fonctionnement du CSAC indique que le Conseil pourvoit au remplacement du membre du Bureau, selon les modalités
identiques qui ont prévalu à
l'élection de son prédécesseur, en cas de vacance pour cause de décès ,démission ,empêchement définitif ,incompatibilité ,détournement des deniers publics,
concussion ou corruption établi
par l'Assemblée Plénière et condamnation pénale définitive.
La SOCIKIN exhorte la Cour Suprême
de Justice à faire urgence pour donner
son avis sur ce conflit dont elle suspecterait la main noire d’un ministre sur
l’affaire de Startimes.
Par Godé Kalonji
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