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samedi 25 octobre 2014

Avocat du feu chauffeur de regretté Mamadou Ndala, Me Augustin Tshibasu en difficulté

Dans un communiqué, l'Association Africaine de Défense des Droits de l'Homme(ASADHO) se dit préoccuper par les menaces de mort et intimidations de tout genre dont est victime Maître Tshisambu Ntumba, Avocat du Sergent Major Arsène Ndabu Ndongala, chauffeur du feu Général Mamadou Ndala,  du Lieutenant Colonel Bizuri , ancien Commandant de la ville de Beni, et du Capitaine Amani.

Pour rappel, le Sergent Major Arsène Ndabu Ndongala était un des survivants de l'embuscade dans laquelle le Général Mamadou Ndala avait perdu la vie en date du 2 janvier 2014, à la hauteur de la localité de Ngadi, à environs 10 Km de la ville de Beni.

En cette qualité, Ngabu a été  un des témoins clés  de ce qui était arrivé au Général Mamadou Ndala.
Lors de l'ouverture du procès relatif au dossier du Général Mamadou Ndala inscrit sous RMP 0385/BBM/014 et RP015/014 opposant l'Auditeur Militaire Supérieur près la Cour Militaire Opérationnelle du Nord-Kivu et la partie civile Madame Bijoux NDALA au Lieutenant Colonel BIZURI et consorts, en date 1 Octobre 2014,  le Sergent Major Ndabu Ndongala qui comparaissait comme un des prévenus était entendu longuement par la Cour Militaire.
Vingt quatre heures après sa déposition, le prévenu Ndabu Ndongala est mort dans des circonstances non encore élucidées. Le certificat de décès établi par l'Hôpital de Béni et transmis à la Cour affirmait seulement  que le Sergent Major Ndabu Ndongala Arsène était décédé en prison d'une crise.
Face à cette explication non convaincante, son conseil Maître Augustin Tshisambu Ntumba exigera qu'une autopsie soit pratiquée afin d'élucider les circonstances de sa mort.

Une demande qui sera curieusement rejetée par la Cour Militaire sous prétexte que le prévenu était déjà malade et qu'il pouvait mourir à tout moment.
D'après Asadho, depuis cette demande, Maître Tshisambu et sa famille reçoivent des menaces de mort par des numéros de téléphone masqués, au motif que l'avocat continue à exiger l'autopsie et assure la défense de ceux qui ont tué le Général Mamadou NDALA.
Face à cette situation grave, l'ASADHO invite Kinshasa à prendre des mesures nécessaires pour que la sécurité de toutes les  parties (témoins, partie civile, prévenus et leur avocat…) impliquées dans ce procès soit assurée pendant et après le procès Mamadou Ndala.

L'Ongdh exhorte le gouvernement à veiller à ce que Maître Tshisambu et les membres de sa famille ne soient victimes d'atteinte à la vie ou à leur intégrité physique, en assurant particulièrement la protection  aux avocats dont le ministère est important dans l'administration de la justice.

Rappel des faits

Au lendemain de sa déposition lors de la première audience du procès sur l'assassinat du colonel congolais Mamadou Ndala, son chauffeur, le sergent-major Arsène Ndabu, est mort. Un "décès brutal" et inexpliqué qui "risque de faire disparaître une partie de la vérité", selon son avocat, Me Augustin Tshibasu qui réclamait  une autopsie.

Le sergent-major Arsène Ndabu Ndongala, qui conduisait la jeep de l'officier au moment de l'attaque, est décédé jeudi 2 octobre dans un centre de santé de Beni, au lendemain de sa déposition devant la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu. "Sa mort risque de faire disparaître une partie de la vérité", a confié à Jeune Afrique son avocat, Me Augustin Tshisambu. "Beaucoup de suspects vont tenter de travestir les faits et mettre toute la responsabilité sur son dos", craint-il.
Me Tshisambu, qui défend également le lieutenant-colonel Tito Bizuru, commandant de la ville de Beni au moment des faits et soupçonné d'avoir donné des "instructions pour abattre le colonel Mamadou", était "surpris" par la mort de son client. Il a demandé  plusieurs fois à la cour "d'ordonner une autopsie" pour déterminer les causes de ce "décès brutal". Mais "séance tenante", les magistrats avaient rejetés sa requête, suggérant à l'avocat de saisir l'auditorat militaire pour une éventuelle ouverture d'enquête sur les circonstances de la mort de son client.
Bien que son "état de santé était faible", selon son avocat, le sergent-major Arsène Ndabu semblait être "en forme" lors de l'ouverture du procès. "Première personne à être appelée à la barre le 1e octobre, le sergent-major Ngabu est resté debout tout au long de son interrogatoire qui a duré plus de trois heures", a rappelé Me Augustin Tshisambu.
Godé Kalonji





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