Il y a nécessité et urgence à dépénaliser les délits de presse en Rd Congo. Tel est le plaidoyer porté par l'Ong Journalistes en danger (Jed) qui a organisé hier jeudi 30 octobre 2014 une Tribune spéciale sur la question en présence de plusieurs journalistes et autres acteurs des médias en RDC. Le lancement de cette campagne a eu lieu à l'hôtel Africana Palace, dans la commune de Lingwala.
« Rien ne va quand la liberté d'expression conduit en prison ». « Engageons nous dépénalisons les délits de presse » ; peut on lire dans une affiche.
L'activité était animée par le ministre honoraire de l'Information sous M'zee Kabila, Didier Mumengi, qui est le parrain de la campagne pour la dépénalisation des délits de presse en Rd Congo. A ses côtés, il y a eu également l'intervention du Professeur Kaluba Dibwa, avocat et spécialiste du droit constitutionnel, le Dr Emmanuel Kabongo, expert et consultant médias, ainsi que le député Serge Mayamba, avocat du journaliste en détention au CPRK, Mike Mukebayi.
Dans son mot d'ouverture, Tshivis Tsivuadi, secrétaire général de JED a circonscrit le cadre de cette campagne qui, selon lui consiste à susciter une mobilisation générale des journalistes, pour pousser le Parlement à examiner et adopter la Loi portant dépénalisation des délits de presse.
Selon lui, il faut renforcer la sécurité des professionnels des médias en Rd Congo.
Pour Tshivis Tshivuadi, la dépénalisation de délits de presse n'est pas un cadeau ou une prime aux journalistes, mais une exigence de la démocratie.
Après enquêtes, l'Ong a constaté que la violence contre les journalistes s'accroît et prend de l'ampleur dans le pays. Chaque année, au moins une centaine de journalistes risquent la prison, voire la mort, dans l'exercice de leur métier, malgré le respect des règles éthiques et déontologiques.
Selon JED, la violence contre les journalistes s'accroît et prend de l'ampleur. Elle constitue, à ses yeux, l'une des grandes menaces à la liberté d'expression mais aussi, un grand recul de la démocratie en RDC.
Il est nécessaire de rappeler que la liberté étant la possibilité d'action ou de mouvement sans contrainte pour tout individu, mieux, le droit reconnu par la loi dans chaque domaine, doit être respectée, afin de permettre un climat favorable chez toute personne exerçant son métier.
Au cas contraire, l'on a l'impression qu'il y a absence de droit. Tel est le cas, par exemple, en parlant du journalisme en RDC où des actes d'impunité sont, très souvent, enregistrés sur toute l'étendue du pays.
JED s'attend à une participation active de tous les Congolais à cette campagne.
La Tribune organisée par Jed s'inscrit dans le cadre des activités marquant la première édition, ce 2 novembre 2014, de la Journée internationale contre l'impunité des crimes commis contre les journalistes. Ce sera le premier anniversaire de l'assassinat au Mali des journalistes de Rfi, Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Cette journée a été instituée par l'Onu.
Godé Kalonji
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