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lundi 27 octobre 2014

RDC : les défenseurs des droits de l’homme de plus en plus inquiets depuis l'expulsion de Scott Campbell

La situation des défenseurs des droits de l'homme demeure inquiétante en RDC depuis l'expulsion de Scott Campbell, directeur du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l'homme (NCNUDH)après la publication du rapport des Nations Unies mettant en cause la police dans l'opération Likofi.
D'après les sources onusiennes basées à Kinshasa, malgré le départ du Scott Campbell, d'autres membres du BCNUDH continuent à recevoir des menaces et intimidations de la part des  présumés agents des services spécialisés de l'Etat.
 « Non seulement a-t-on demandé à Scott Campbell, mon très expérimenté et respecté représentant en RDC, de partir, mais, ces derniers jours, deux autres membres du personnel travaillant dans son équipe ont été sérieusement menacés. C'est inacceptable », a déclaré Mme Zeid, haut commissaire aux Droits de l'homme.
La RDC est devenue comme un Etat policier où toutes les voix discordantes sont châtiées par le pouvoir en place.
Dans sa tribune du 9 Octobre courant, la Voix des sans Voix pour les Droits de l'homme (VSV) avait dressée une liste des personnes victimes d'enlèvements,  de détentions illégales, extorsions des biens, tortures et autres traitements cruels et dégradants. Même l'Association Africaine de défense des droits de l'homme (ASADHO) a, dans son communiqué du 24 octobre courant exhorté le gouvernement de la RDC à assurer la protection de Me Augustin Tshibasu, avocat du chauffeur de Mamadou  Ndala et sa famille. Cet avocat a péché, pour avoir exigé l'autopsie sur le corps de son client, Sergent Major Arsène Ndabu Ndongala, chauffeur du feu Général Mamadou Ndala.
Dans un appel urgent daté d'hier lundi 27 Octobre, Human Rescue/RDC, organisation des droits de l'homme déplore les tracasseries, les menaces et tentatives d'enlèvement et d'arrestation arbitraire dont est victime Anthny Tshimanga et sa famille par les prétendus agents  des services de sécurité dans la commune de Limete.
Anthony Tshimanga  fut collaborateur de certaines organisations des droits de l'homme basées à Kinshasa et Kisangani, où il a joué le rôle d'investigateur  des violations des droits de l'homme, indique Human Rescue/RDC.
Human Rescue/RDC proteste et exige l'implication des autorités en vue d'assurer la sécurité d'Antony Tshimanga, traumatisée dans le pays dont il est pourtant originaire.
Les violations des droits des défenseurs des droits de l'homme en Afrique sont particulièrement fréquentes et graves.

La Commission Africaine des droits de l'homme et des Peuples dont le siège est basé à Banjul, en Gambie a exprimé au travers des nombreuses résolutions sa préoccupation sur la gravité de situations des défenseurs des droits de l'homme et a maintes fois rappelé aux Etats africains leurs devoirs de protection  des défenseurs des droits humains en application de leurs engagements internationaux.

Godé Kalonji





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