Dans le cadre de son mandat tel que défini par le Conseil de sécurité des Nations Unies, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo (RDC) assure une surveillance étroite de la situation des droits de l'homme à travers le territoire congolais et procède à des analyses des tendances relatives à cette situation dans ce pays.
Malgré l'expulsion de Scott Campbell, le directeur pays de cette agence des Nations Unies spécialisée dans la promotion et protection des Droits humains, le BCNUDH travaille et continue à accomplir sa mission conformément au mandat qu'il a reçu du Conseil de Sécurité.
Très souvent, des informations sur les tendances des violations des droits de l'homme sont régulièrement partagées avec les autorités congolaises afin qu'elles prennent les actions nécessaires en vue de traduire en justice les auteurs des violations des droits de l'homme documentées par le BCNUDH.
Durant le mois de septembre 2014, le BCNUDH a enregistré 150 violations des droits de l'homme sur le territoire de la RDC, ce qui représente une baisse par rapport au mois d'août 2014, au cours duquel 257 violations des droits de l'homme avaient été enregistrées. Le nombre de victimes qui ont résulté de ces violations a connu également une baisse au cours du mois de septembre 2014 passant de 638 à 405 victimes.
Les types de violations les plus rapportés sont les atteintes au droit à l'intégrité physique suivies par les atteintes au droit à la liberté et à la sécurité de la personne, les atteintes au droit à la vie et les atteintes au droit à la propriété.
Le BCNUDH a également noté, au cours du mois de septembre 2014, une baisse du nombre de décès en détention (6 cas) par rapport au mois précédent (10 cas).
Provinces les plus touchées
Les provinces les plus touchées par les violations des droits de l'homme restent les provinces de l'est de la RDC, à savoir les provinces Orientale, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Il sied de noter que les deux premières provinces ont connu une baisse importante du nombre de violations des droits de l'homme par rapport au mois d'août 2014, tandis que la province du Sud-Kivu a enregistré une légère hausse du nombre de violations des droits de l'homme au mois de septembre 2014 par rapport au mois d'août 2014. Au mois de septembre 2014, les provinces de l'ouest du pays ont enregistré une baisse du nombre de violations des droits de l'homme et du nombre de victimes de ces violations par rapport au mois d'août 2014.
L'ensemble des agents de l'Etat serait responsable d'environ 66% du nombre total de violations des droits de l'homme enregistrées par le BCNUDH au mois de septembre 2014, ce qui représente une baisse importante par rapport au mois de d'août 2014.
Parmi les agents étatiques, ce sont les militaires des FARDC qui seraient responsables du plus grand nombre de violations des droits de l'homme avec environ 37% du nombre total de violations des droits de l'homme enregistrées par le BCNUDH au cours du mois de septembre 2014.
En septembre 2014, les combattants des groupes armés seraient, quant à eux, responsables d'environ 33% du nombre total de violations des droits de l'homme enregistrées au cours de ce mois par le BCNUDH, ainsi qu'une baisse de plus de la moitié par rapport au nombre de violations des droits de l'homme attribuées aux combattants des groupes armés qui ont été enregistrées au mois d'août 2014. Au sein des groupes armés, ce sont les combattants du Front de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI) qui seraient responsables du nombre le plus élevé de violations des droits de l'homme enregistrées durant le mois de septembre 2014.
Au cours du mois de septembre 2014, selon les informations mises à la disposition du BCNUDH, au moins six agents de la PNC et neuf militaires des FARDC ont été condamnés pour des actes constituant des violations des droits de l'homme dans les provinces du Bas-Congo, Equateur, Katanga, Kinshasa, Nord-Kivu et Orientale.
Godé Kalonji
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