Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a condamné le mardi dernier la décision du gouvernement de la RDC d'expulser le Directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme, Scott Campbell et il a exprimé sa préoccupation concernant les menaces visant d'autres employés du Bureau conjoint, liées à leurs fonctions officielles.
« Le Secrétaire général rappelle qu'au fil des ans le peuple congolais a souffert de graves violations des droits de l'homme documentées par le Bureau conjoint dans le souci de promouvoir et protéger leurs droits tout en soutenant le système judiciaire dans sa lutte contre l'impunité. Le respect des droits de l'homme est absolument essentiel pour la paix durable et pour la stabilité en RDC », a indiqué le porte-parole de Ban Ki Moon dans un communiqué de presse.
Pour lui, le Bureau conjoint et l'ensemble de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) ont été mandatés par le Conseil de Sécurité d'aider le gouvernement de la RDC et son peuple à cette fin. En entravant le travail de promotion et de protection des droits de l'homme des Nations Unies, le Gouvernement a failli à ses obligations en la matière, a affirmé le chef de l'ONU en soulignant que cela ne peut que nuire au progrès du pays.
En ligne avec l'initiative "Les droits de l'homme avant tout", le Secrétaire général a rappelé que le personnel des Nations Unies ne doit être ni menacé ni sanctionné pour avoir fait son travail, qui repose sur la Charte des Nations Unies et, dans ce cas particulier, le mandat du Conseil de sécurité.
Soutien et Confiance à Scott Campbell
Le Secrétaire général a exprimé sa pleine confiance en Scott Campbell, et exhorté le gouvernement de la RDC à revoir sa position sur son expulsion et à prendre des mesures urgentes face aux menaces visant d'autres membres du personnel des Nations Unies.
« Ban Ki Moon encourage le Conseil de sécurité à examiner les implications d'un tel traitement du personnel onusien sur son travail et ses objectifs, et à envisager d'éventuelles actions », a déclaré le porte-parole.
Le collectif des ONGDH appelle au bon sens
Pour sa part, les Organisations Non Gouvernementales de Promotion et Défense de Droit de l'Homme réunies au sein d'un collectif se disent préoccupées par la manière dont Scott Campbell, Directeur du Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l'Homme établi à Kinshasa pour la mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo-Monusco et Haut –Commissariat aux Droits de l'Homme des Nations unies était expulsé du territoire de la RDC par le Gouvernement congolais. Et le collectif des Droits de l'Homme condamne très fermement cette attitude et appelle le gouvernement de la RDC à revenir sur sa décision.
Tout en demandant à Kinshasa de faciliter le retour de Scott Campbell, le collectif des Ongdh demande à l'Etat congolais de s'investir, afin que les agents impliqués dans les exactions extraordinaires commis dans l'opération « Likofi » soient traduit devant la justice.
Les Ongdh membre du collectif signataires de ce communiqué sont entre autres, la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP),
Promotion de la déclaration Universelle des Droits de l'homme(PDUDH),Centre des Droits de l'homme et des Droits (CDH), Avocat Sans Frontières / RDC, Ange du Ciel (AC),CODHO.
Godé Kalonji
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