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mercredi 9 avril 2014

Affaire Lubanga vs Procureur: La Chambre d’appel de la CPI tiendra une audience d’appel les 14 et 15 avril 2014

La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a programmé une audience les 14 et 15 avril 2014 dans l'affaire le Procureur vs Thomas Lubanga Dyilo.
Cette audience permettra aux parties et aux participants d’échanger à l’oral avec la Chambre d'appel et aux juges d’entendre le témoignage de deux témoins supplémentaires.
Selon les services de presse de la CPI, cette audience sera publique et sera  tenue en présence de Thomas Lubanga Dyilo, son avocat de Défense, le Procureur et les représentants légaux des victimes.
Thomas Lubanga Dyilo pourra aussi s'adresser à la Chambre d'appel à la fin de l'audience.
Une ordonnance fixant un calendrier précis de l'audience, y compris pour la comparution des témoins D-0040 et D-0041, sera publiée en temps voulu, précise les services de presse de la cour.
Concernant cet appel, la Chambre d'appel est composée des juges Erkki Kourula (juge président dans cet appel), Sang-Hyun Song, Sanji Mmasenono Monageng, Anita Ušacka, et Ekaterina Trendafilova.  

Rappel des faits

En effet, la Chambre de première instance a rendu son jugement dans l'affaire Lubanga le 14 mars 2012, à l’encontre duquel la Défense a ensuite interjeté appel.
Le 10 juillet 2012, la Chambre a condamné Thomas Lubanga à 14 ans d'emprisonnement. La Défense et le Bureau du Procureur ont tous deux fait appel de cette décision.
Suite à l'audience des 14 et 15 avril 2014, les juges prendront leur décision sur ces appels en temps voulu.
Thomas Lubanga Dyilo, fondateur de l’Union des patriotes congolais (UPC) et des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), ancien commandant en chef des FPLC et président de l’UPC, a été déclaré coupable, le 14 mars 2012, par la Chambre de première instance, en tant que co-auteur de crimes de guerre suivants : le fait d’avoir enrôlé des enfants de moins de 15 ans dans les FPLC et le fait de les avoir fait participer activement à des hostilités entre septembre 2002 et août 2003. Son procès a commencé le 26 janvier 2009.
Thomas Lubanga a été condamné, le 10 juillet 2012, à une peine totale de 14 ans d'emprisonnement. Le temps qu’il a passé en détention par la CPI sera déduit de cette peine.
Le 7 août 2012, la Chambre de première instance I s’est prononcée sur les principes applicables aux réparations pour les victimes dans cette affaire. Ces trois décisions font actuellement l’objet d’appels. M. Lubanga est actuellement détenu par la Cour. 

Quelle justice pour les victimes des crimes internationaux en RDC


Le vingtième siècle n'aura pas seulement été un siècle des grandes découvertes, mais aussi un siècle émaillé par des crimes perpétrés à grande échelle contre des populations civiles : massacre des Arméniens, horreur de la Shoah, exterminations massives au Cambodge, purification ethnique en ex-Yougoslavie, génocide au Rwanda, violations massives et systématiques des droits de l’homme et du droit international humanitaire en République Démocratique du Congo. La liste n’est pas exhaustive.
Des Tribunaux pénaux internationaux ont été créés, sous l'égide de l'ONU, pour l'ex-Yougoslavie avec mandat de juger les personnes qui s’étaient rendues coupable des crimes commis en Yougoslavie de l’époque, aujourd’hui devenu plusieurs pays indépendants, à partir de 1991 et pour le Rwanda, créer après le génocide de 1994 pour poursuivre les personnes présumées coupables de génocide.
D’autres genres des tribunaux ont été crées comme le tribunal spécial pour la Sierra Léone, les chambres extraordinaires au sein des tribunaux Cambodgiens ou la chambre pour les crimes de guerre en Bosnie-Herzégovine.
Dans cette quête - quasiment universelle  de justice pour les victimes et de lutte contre l’impunité, une juridiction permanente a vu le jour le 17 juillet 1998, la Cour Pénale Internationale, avec pour mission de poursuivre les personnes qui se sont rendues coupables de crime de génocide, de crime contre l’humanité, de crime de guerre et de crime d’agression.
La RDC a connu plusieurs années de guerre avec son cortège des crimes et graves violations des droits de l’homme. Ces crimes ont faits des victimes qui demandent aujourd’hui que justice leur soit rendue.

 Par Godé Kalonji

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