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mardi 15 avril 2014

Tintamarre au Secrétariat Général aux Affaires Etrangères: 117 agents injustement élagués sur la liste de paie

Dans une lettre datée du 30 janvier 2014 adressée au premier ministre et chef du gouvernement, Augustin Matata Ponyo dont un journaliste de La Tempête des Tropiques s’est procuré une copie, Maliki Hamadi Khalifat, chef de Division au Secrétariat général aux Affaires Etrangères, déplore un scandale qui passe au sein de son service où 117 agents ont été élagués sur le listing de paie depuis juillet 2013.
Egalement dans sa correspondance du 23 septembre 2013, Maliki Hamaki avait saisi le chef du gouvernement congolais afin d’obtenir la liquidation de trois mois d’arriérés des salaires et primes en faveur de ces 117 agents abusivement élagués des listings de paie. Cette lettre avait produit d’effets car, il a été dépêché une équipe des inspecteurs de la Fonction Publique au Secrétariat général aux Affaires  et à la direction de paie en vue de s’enquérir de la situation.

A l’issue leur enquête, cette équipe d’inspecteurs s’est rendue compte que les faits dénoncés par Maliki étaient fondés. D’où la mise en place d’une commission interministérielle Finances, Budget et Fonction Publique, pour statuer en vue de rétablir ces 117 agents injustement élagués dans leurs droits.
Pour le chef de Division Maliki Hamadi Khalifat, la situation de ces 117 agents doit interpeller la conscience des autorités.

Arbitrage de Matata sollicité

« Ces 117 agents considérés comme délaissés pour compte sont des congolais à part entière et font partie intégrante des agents du ministère des Affaires Etrangères et surtout que ces agents ne sont ni révoqués ni suspendus ni encore aucune procédure disciplinaire n’est engagée contre eux, on ne peut pas comprendre qu’ils soient délibérément privés de leurs salaires, alors que l’auteur de cette bavure administrative jouit de l’impunité absolue du fait de son appartenance au PPRD comme elle s’en félicite, haut et fort devant témoins. », écrit –t-il dans sa lettre adressée à Matata plaidant le sort de ces 117 agents abusivement privés de leurs droits.

Il exhorte le premier ministre à s’implique personnellement afin de trouver solution à ce problème.
« Ces 117 agents ont des enfants à scolariser, mais faute de moyens, ils ne peuvent pas les amener à l’école. Ne pas payer leurs droits c’est condamné ces enfants à un génocide intellectuel , en débloquant la situation salariale de ces 117 agents, vous demeurez l’ultime recours aux revendications formulées par ces derniers et vous corrigerez ainsi les injustices et humiliations de tout bord dont ils font l’objet de la part de Mme la secrétaire général ai aux Affaires Etrangères et Mme la directrice chef des services de la Paie ai , secrétaire général du Budget en violation des arrêtés interministèrielN°002CAB/MIN.BUDGET.2013,N°001CAB.MIN.FP/2013,N°OO688/MIN/FINANCES/2013 du 02 février 2013 portant dispositions relatives à la procédure  de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat. », a –t-il écrit.
En effet, le processus de Bancarisation  de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat initié par le premier ministre Augustin Matata Ponyo a pour but d’assainir la Fonction Publique des agents fictifs que aucun individu quel que soit son rang ne peut pas remettre en cause. Mais ces 117 agents abusivement élagués sur les listings de paie sont contrôlés, bancarisés et font partie des effectifs déjà maitrisé.
C’est ainsi que l’ultime arbitrage de Matata Ponyo est sollicité, pour que ces agents puissent recouvrer leurs droits ainsi violés
.
Rappel des faits

D’après nos recherches faites au secrétariat général aux Affaires Etrangères sur ce dossier, il existe dans les 117 agents deux groupes à savoir, le groupe de 13 agents et le groupe de 104.
En ce qui concerne le groupe de 13, ces agents ont fait l’objet de diverses mesures disciplinaires à leurs charges lesquelles ont abouti à l’application des peines disciplinaires notamment, l’exclusion temporaire avec privation de salaire pendant trois mois durant, de décembre 2009 à février 2010 par l’ancien ministre des Affaires Etrangères, Alexis Tambwe Mwamba. Ces 13 agents  ont introduit une requête en réhabilitation auprès du Ministère de la Fonction Publique en date du 14 décembre 2012, lequel leur a réservé une suite favorable par sa lettre n°Cab.MIN.FP/J-CK/MW/0814/BAP/593/2013 du juillet 2013.Dans cette réponse à ce recours, le ministre de la Fonction Publique a instruit Mme la secrétaire Générale ai aux Affaires Etrangères de replacer ces 13 agents en activité conformément à l’article 14 de l’ordonnance N°82-029 du 19 Mars 1982 portant règlement d’administration relatif à la carrière du personnel des services publics de l’Etat. Instruction brillamment bafouées par Mme la secrétaire générale ai.aux Affaires Etrangères.
Quant au groupe de 104 agents appelés groupe des présumés faussaires, ces derniers ont fait l’objet d’une décision par voie d’arrêtés de l’ancien ministre Alexis Tambwe Mwamba de mise à la disposition de la Fonction publique pris en date du 28 mars 2011 .Décision rejetée par le ministre de la Fonction Publique  d’alors pour violation de la loi dans sa note circulaire N°CAB.MIN/FP/USKD/CJ-KLM/ALT/397/2011 du 25juillet 2011.Il y a de préciser que la situation de mise à la disposition d’un agent à la Fonction Publique  ne constitue pas en soi une sanction, au contraire c’est un acte illégal qui viole la loi N°81003 du 17 juillet 1982 portant statut du personnel de carrière des services publics de l’Etat en son article 59 qui stipule que «  sans préjudice de l’application des règles disciplinaires prévues à l’article 60 du présent statut, les chefs des départements, le président du Conseil législatif  ou les responsables des services intéressés ne doivent en aucune manière refuser l’affectation de l’agent où le mettre à la disposition du Département de la Fonction publique ». A ce jour, ces 104 agents dont leurs noms ont été insérés dans le journal Officiel, ne sont ni révoqués ni suspendus ni aucun acte de procédure disciplinaire n’est engagée contre eux depuis le mois de Mars 2011 jusqu’à ce jour.

D’après  le chef de Divion Maliki Hamadi Khalifat, l’ancien ministre des Affaires Etrangères signataire  des arrêtés querellés a été induit en erreur par Mbulu Ngudie Adolphe  directeur chef des services généraux (suspendu) et Mme Apolline Musengeshi Musau, secrétaire générale ai aux Affaires Etrangères par leur manque de lucidité et de maitrise du Statut.

Par Godé Kalonji Mukendi

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