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jeudi 17 avril 2014

Retombée de la mission du Conseil Supérieur de la Magistrature et de l'Inspectorat Général des Services judiciaires à Bunia : 31 personnes détenues irrégulièrement recouvrent la liberté

 Grace à l’appui du Programme des Nations Unies Pour le Développement(PNUD), au total, 31 détenus dont une femme ont été officiellement libérés de la prison centrale de Bunia.
Et, cela suite à une mission  du Conseil Supérieur de la Magistrature et de l'Inspectorat Général des Services judiciaires, effectuée dernièrement dans la région.
                                        
La cérémonie officielle de mise en liberté de ces 31 détenus irréguliers s'est tenue le 5 avril  courant à Bunia avec la participation du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bunia, des ONG internationales et des acteurs des Nations Unies, dont le PNUD et la MONUSCO.


Les 31 détenus ont pu être libérés à la suite de détentions irrégulières constatées à la prison centrale de Bunia par la mission du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) et de l'Inspectorat Général des Services Judiciaires
(IGSJ) composée de quatre hauts magistrats, à savoir un Procureur Général, un conseiller à la Haute Cour Militaire, un Avocat Général des Forces armées de la République et un membre du Secrétariat Permanent du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Cette mission d’inspection et de contrôle hiérarchique a pu être réalisée grâce à l'appui technique et financier du PNUD.

Son objectif était de renforcer le contrôle hiérarchique sur les activités des offices et juridictions (civils et militaires) dans le district de l’Ituri.

Des irrégularités à corriger

De façon spécifique, il était question de lutter contre l’absence de célérité dans le traitement des dossiers et le non-respect des délais légaux, les détentions préventives abusives, le non renouvellement des titres de détentions dans les délais légaux, la surpopulation carcérale notamment due à une application sélective du mécanisme de libération conditionnelle, l’instrumentalisation du paiement des amendes transactionnelles et des cautionnements, l’absence de diligence dans le chef des huissiers pour la signification des citations et autres actes de comparution ou de notification.

Il semble que la mission a constatée des irrégularités judiciaires, il s’agit entre autres de la prolongation irrégulière de la durée de détention de personnes alors que la décision de justice mettant fin à leur peine avait déjà été rendue. Et la détention préventive anormalement longue infligée aux prévenus.

Durant cette mission à Bunia, le contrôle des actions des magistrats en fonction dans le district de l’Ituri a donc été effectué.
Les membres de la mission du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) et de l'Inspectorat Général des Services Judiciaires (IGSJ) remercient vivement le PNUD, la MONUSCO, les ONG et la communauté internationale dans son ensemble pour leur appui. Ils les encouragent à accompagner cet effort en vue d’une amélioration significative des performances de l’appareil judiciaire, tout en reconnaissant qu’il incombe à l’Etat congolais la responsabilité première d’assurer, dans le long terme, un tel contrôle judiciaire.

 Par Godé Kalonji

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