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samedi 19 avril 2014

Tentative de la révision constitutionnelle en RDC : G14 dénonce la provocation du PPRD

Dans une déclaration faite le vendredi dernier à Kinshasa, le G14,une plate-forme politique de l’opposition que dirige le Dr Kabamba Mbwebwe, dénonce les manœuvres du pouvoir en place visant à procéder à la révision constitutionnelle afin de permettre à Joseph Kabila de briguer un troisième mandat alors que la loi fondamentale l’interdit. Tout en dénonçant ce qu’il qualifie de provocation du parti au pouvoir et ses béquilles, G14 s’oppose catégoriquement à la révision constitutionnelle et appelle à des actions des grandes envergures conformément à l’article 64 de la constitution de la RDC afin de faire échec au plan Kabila visant à se maintenir au pouvoir au-delà du mandat constitutionnel.
Habitué à la fourberie du pouvoir en RDC, le G14 refuse d’être dupé par le pouvoir en place qui, en plein processus électoral en 2011 a réduit le nombre de tour de 2 à 1 ,pour les présidentielles.

Le G14 pense que 16 ans après le Kabilisme, il y a lieu de donner la chance à une alternance politique au pays afin de permettre au peuple congolais de s’épanouir autrement en mettant la croix sur le taux record de chômage où le fonctionnaire bancarisé avec un salaire de misère est incapable de scolariser les enfants.
Pour le G14, la tentative de la révision constitutionnelle est née à travers la publication d’un ouvrage par le Secrétaire Général du PPRD, le Professeur Evariste Boshab en rapport avec l’article 220 de la constitution. Pour le G14 et d’autres forces politiques de changement, le livre de Boshab décelé l’intention de Joseph Kabila et ses acolytes de se maintenir au pouvoir à tout prix.
En effet, le G14 ne pas surpris par les conclusions de rencontre de Mbandaka organisé par le PPRD qui, selon cette plate-forme politique de l’opposition ôte le doute aux rêveurs car, la première résolution du mini-congrès du PPRD tenue à Mbandaka est de conserver le pouvoir avec JKK à la tête du pays.

Les gouverneurs des provinces, Sénateurs et Assemblées provinciales hors mandat

Sur un autre chapitre, le G14 a évoqué dans sa déclaration, le manque de légitimité, pour les gouverneurs des provinces, Sénateurs et des Assemblées provinciales hors mandat. Même si la constitution indique que les institutions élues peuvent être remplacées que par celles émanant des élections conformément à la constitution, le G14 constate qu’il y a un refus de la part du pouvoir en place de renouveler le Sénat, les Assemblées provinciales… Pourtant la constitution prévoit des mécanismes, pour éviter le dépassement de terme, mais ces dispositifs sont ignorés par le pouvoir en place qui ne jure que sur la constitution quand cela l’arrange, a martelé le G14. Cette plate-forme politique de l’opposition encourage et soutient la pétition en circulation contre la présence de Malumalu à la tête de la Ceni.
Dans sa récente déclaration, le G14 avait fustigé la présence de Malumalu à la tête de la Ceni qui, selon cette structure, son appartenance aux cotés du pouvoir actuel ne fait l’ombre d’aucun doute.
« Ce n’est pas par hasard qu’il était président des experts du gouvernement à Kampala, lors des négociations avec le M23 et le contentieux des élections de 2006 est encore frais dans la mémoire collective et l’absence des élections locales et communales de 2006 continue à faire des dégâts jusqu’à ce jour », a déclaré le Dr Kabamba Mbwebwe.
«  Seul Malumalu peut nous expliquer pourquoi il a saboté les élections locales en 2006 qui a été& censées être les premières conformément à l’Accord Global et Inclusif de Sun City », a-t-il ajouté.
Le G14 a attiré l’attention de l’opinion pour ne pas se tromper de cible sur la personnalité de Malumalu qui, selon Dr Kabamba est un maillon important dans la stratégie, pour la confiscation du pouvoir par le PPRD.
Comme médecin, le Dr Kabamba Mbwebwe estime que le cancer principal est responsable des métastases qui disséminent le mal à travers tout le corps. Pour lui, il faut  bien cibler le mal. Selon le Dr Kabamba, il faut que la démarche visant à faire partir Malumalu de la Ceni soit intégrée dans l’ensemble des actions à mener.

 Par Godé Kalonji


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