Dans une déclaration faite
hier à Kinshasa, Congo Peace Network(CPN) appelle les dirigeants de l’Union Européenne à
faire pression sur les dirigeants africains de respecter les droits de l’homme
dans leurs pays respectifs.
A en croire Patrick Mulemeri,
coordonnateur national de CPN, l’Ue doit inscrire dans ses exigences le respect
des droits de l’homme pour toute coopération économique avec tout Pays membre
de l’Union Africaine.
Pour lui, les 27 doivent
soutenir et agir en faveur de la création des Chambres Mixtes Spécialisées au
sein des Cours d’Appel en République Démocratique du Congo pour juger les
crimes commis entre 1993 et 2013.
Congo Peace Network
recommande aux pays membres de l’Union Africaine présents au IV eme sommet
Ue-UA d’inscrire dans leur cahier de charge pour toute coopération Economique
de l’Union Européenne avec tout Pays Membre de l’Union Africaine, le respect
des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité des crimes de guerre, des
crimes contre l’humanité et les crimes de Génocide.
L’Ong invite l’Union
Africaine à soutenir la création des Chambres mixtes spécialisées au sein des
Cours d’Appel en République Démocratique du Congo pour juger les crimes des
violations des droits de l’Homme commis dans la situation du pays entre 1993 et
2003.
Les populations civiles en
Afrique sont victimes d’actes de violences et autres traitements inhumains soit
des Etats et des groupes militaires armés en violation des règles
internationales des droits de l’homme. Plusieurs années passées, ces violations
restent impunies.
La République Démocratique
du Congo est un exemple incontournable de l’impunité des violations des droits
de l’homme.
Le rapport MAPPING publié
par le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en 2010, fait
la cartographie des crimes de violation des droits de l’homme commis en
République Démocratique du Congo entre 1993 et 2003.
Ces crimes sont impunis au
regard du Statut de Rome qui est entrée en vigueur le 17 Juillet 2002.
La Justice congolaise
connait suffisamment des problèmes dus aux décennies de guerre dont les
conséquences ont également affecté le fonctionnement du système judiciaire
congolais. Elle manque les capacités requises pour organiser des procès
équitables conformément aux standards internationaux des droits de l’homme.
Les Défenseurs des droits de
l’homme demandent depuis plusieurs mois, l’installation des Chambres mixtes
spécialisées au sein des Cours d’Appel en République Démocratique du Congo pour
juger les auteurs des crimes du rapport MAPPING.
Un projet et plusieurs
propositions de loi portant création des ces Chambres mixtes spécialisées ont
été déposés au Parlement et sont restés sans aucune suite favorable.
Pour CPN, le IV ème sommet Union
Européenne-Union Africaine devrait être l’occasion pour les dirigeants de
l’Union Européenne et ceux des Pays membres d’exiger de leurs homologues de
l’Union Africaine et de ceux des Pays membres “la justice pour les violations
des droits l’homme” en Afrique.
Pour la situation de la
République Démocratique du Congo, CPN estime que l’Union Européenne devrait
agir dans le but de la création et du fonctionnement des Chambres mixtes
Spécialisées en RDC, pour lutter contre l’impunité des crimes de guerre, des
crimes contre l’humanité et les crimes de génocide commis entre 1993 et 2003,
et ce, conformément à ses valeurs et à ses engagements internationaux en
matières des droits de l’homme.
Gode Kalonji
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